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Chauncey Billups Vs Damian Lillard

Chauncey Billups Vs Damian Lillard

 

Duel de génération compare une star actuelle avec son alter-ego du passé. Au menu, cette semaine, deux meneurs qui ont fait du money time leur marque de fabrique. L'ancien Piston Chauncey Billups défie Damian Lillard pour un duel qui risque de se jouer au buzzer.

Récemment, Chauncey Billups déclarait qu'il se retrouvait en Damian Lillard. Et pour cause, les deux arrières ont en commun un profil de tueur de matchs, une capacité à se transcender dans les derniers instants pour mieux asséner un tir létal. Le parallèle ne s'arrête pas là, puisqu'ils souffrent tous deux, d'un manque de reconnaissance à leur juste valeur. Une réputation d'unterdog qui les poussent à se sublimer. Pour les départager, Sylvain a choisi de plaider la cause de Mr Big Shot. Quant à David, il défendra les couleurs de Dame.

 

  • Round 1 : Apport Offensif

 

Sylvain : Natif de Denver, Chauncey va gravir très vite le sommet des Rocheuses en décrochant à quatre reprises le titre de Mr Colorado Basketball lors de ses années lycée. Courtisé par les plus grandes facs du pays, il choisit de rester au bercail chez les Buffaloes du Colorado. Son talent éclabousse la Big 12 Conference dont il intègre le meilleur cinq en 1997. Avec 18.5 points, 5.6 rebonds et 5.1 passes, il parvient même à qualifier la petite fac pour le tournoi final NCAA... une première depuis 28 ans. Après deux saisons, il décide enfin de quitter le cocon familial pour rejoindre la NBA. code bonus Winamax.

 

Ses exploits ont tapé dans l'oeil des scouts, surtout ceux des Celtics qui le choisissent en 3ème position lors de la draft 1997, juste derrière Tim Duncan et Keith Van Horn. Malgré son potentiel prometteur, les premières années de Chauncey vont être un long chemin de croix. Le nouveau coach de Boston, Rick Pitino ne fait pas confiance au rookie, qu'il considère comme un meneur hybride. Il est transféré en cours de saison chez les Raptors en échange de Kenny Anderson. Billups n'aura pas le temps de connaître l'hiver canadien. Dès l'inter-saison, il est envoyé via un blockbuster trade à Denver. Retour à la case départ pour notre sophomore. Pour ne rien arranger, il se blesse gravement à l'épaule et ne joue que 13 petits matchs en 2000. Sa carrière prend du plomb dans l'aile... l'étiquette du bust est toute proche.

Il tente de se relancer chez les Timberwolves en doublure de Terrell Brandon, jonglant entre les postes de meneur et shooting guard. La grave blessure de Brandon en 2002 lui ouvre une fenêtre de tir. Cette fois, Billups ne la laisse pas passer et tourne à 22 points pour sa découverte des playoffs en tant que titulaire. Free agent au cours de l'été, les Wolves n'ont pas les ressources nécessaires pour le prolonger. Déçu, Chauncey tente un nouveau pari et signe chez les Pistons... il ne le regrettera pas !

 

Une nouvelle ère commence pour lui qui va l'emmener six fois d'affilée en Finale de Conférence. Titulaire indiscutable à Detroit, il réalise sa meilleure production au scoring (16.2 points), au rebond et à la passe. Au cours du mois de mars, il enchaîne en une semaine deux buzzer beaters d'anthologie. Stupéfait par sa clutchitude, l'ancien Bad Boy, Rick Mahorn, le baptise Mr Big Shot, un surnom qui lui collera à la peau, désormais. Le coach Larry Brown a bien saisi le talent de Billups. Il en fait le gestionnaire d'un style jeu hyper défensif qui va marquer toute une époque dans le Michigan. Entouré de Ben et Rasheed Wallace, Tayshaun Prince et Richard Hamilton, Billups va renverser les super teams de l'Est et de l'Ouest. A la surprise générale, les Pistons remportent le trophée en 2004 face aux Lakers de Kobe Bryant, Shaquille O'Neal, Gary Payton et Karl Malone. Devant ce parterre de Hall Famers, c'est bien lui le MVP avec 21.0 points à 50,9% aux tirs, 3.2 rebonds et 5.2 assists. Un titre qui lui ouvre enfin la reconnaissance de ses pairs et sa première étoile de All Star la saison suivante.

 

Malheureusement, Detroit ne parviendra plus à remporter le Graal, barré à l'Est par Miami puis le Big Three des Celtics. En 2009, sa franchise de cœur le renvoie au bercail chez les Nuggets. Mais, à 32 ans, Chauncey n'est plus le jeune meneur timoré de sa première expérience. All Star établi, il compte bien laver l'affront de ses débuts. Avec Carmelo Anthony et Allen Iverson, le roster des Rocheuses a fière allure et va tout simplement réaliser le meilleur bilan de l'Histoire de la franchise avec 54 victoires. Mr Big Shot est l'épine dorsale du groupe avec 19.5 points et 5.6 assists. Les Nuggets se débarrassent des Hornets de Chris Paul et des Mavericks de Dirk Nowitzki avant de plier en 6 matchs face aux Lakers. Billups enchaîne quand même une septième finale de conférence de suite. Il rejoint Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar et Michael Cooper dans ce petit groupe de privilégiés.

Alors qu'il filait vers une fin de carrière tranquille chez lui dans le Colorado, Billups est de nouveau transféré. Il accompagne Melo vers Big Apple. Le début de la fin pour Mr Big Shot. Il ne passera qu'une vingtaine de match aux Knicks avant d'enchaîner aux Clippers et finir par un dernier CDD aux Pistons.

 

David : Portland a rarement eu de chance à la draft... Du flop Sam Bowie (avant Michael Jordan) à la déception Greg Oden et la chute de Brandoy Roy, les choix des Blazers se retournaient souvent contre eux. Mais depuis 2012, un drafté dans l'Oregon fait des merveilles. Dans cette cuvée regroupant entre autres Anthony Davis, André Drummond et Draymond Green, Portland sélectionnait Damian Lillard avec le sixième pick. 

Avant d'en arriver là, le jeune meneur avait effectué quatre saison avec  Weber State en NCAA. Il est d'ailleurs élu deux fois player of the year dans la Big Sky Conference. Avec plus de 18pts, 3pds et 4rbds de moyennes, il montre ses talents de meneur offensif. 

En NBA, Lillard survolera complètement le Rookie Wall. Dès son premier match, Face aux Lakers de Kobe Bryant, il enregistre une victoire avec 23pts et 11pds. C'est le 3ème rookie à finir son premier match en double-double au dessus de 20pts et 10pds, seuls Oscar Robertson et Isiah Thomas y étaient parvenu. Le Dragster des Blazers est lancé et continuera sur ce niveau durant 82 matchs. Cette saison, il est le joueur qui passe le plus de temps sur le parquet, il bat le record de Stephen Curry pour le nombre de 3pts inscrits par un rookie et il devance même le phénomène Anthony Davis au classement des rookies de l'année... Il avait d'ailleurs obtenu tous les trophées du rookie du mois à l'Ouest. 

Big Game Dame est maintenant bien implanté dans le paysage NBA et confirme avec sa deuxième saison durant laquelle il participe encore aux 82 matchs. Il en est à 20pts, 6pds et 3.5rbs de moyennes sur ses 164 premiers matchs, du grand art ! 
Désormais All-Star indiscutable, Lillard est prolongé par les Blazers et sort un 3ème exercice complet de 82 matchs, toujours avec autant de réussite individuelle. 

Les départs cumulés de LaMarcus Aldridge, Nicolas Batum et Wesley Matthews font de Dame le Franchise Player des Blazers depuis 2015. Avec plus de responsabilités, il marque maintenant plus de 25pts par matchs et est proche des 7pds de moyennes. 

 

Résultats : 1-0 Pour Dame. Bien sûr, Billups est une gâchette incroyable mais scorer est la raison de vivre de Lillard. Billups n'a jamais atteint les 20pts de moyenne sur une saison quant à lui. 

 

  • Round 2 : Polyvalence et Leadership

 

Sylvain : Combo guard à son arrivée en NBA, Chauncey Billups alterne entre les postes 1 et 2 dans ses premières années. Il faudra attendre sa dernière saison à Minnesota pour le voir enfiler définitivement le costume de meneur. Un meneur, certes, mais pas forcément un passeur prolifique. Avec seulement 92 matchs à plus de 10 assists sur ses 1043 en carrière, il dépasse une seule fois les 8 assists en moyenne (8.6 en 2006). C'est, en revanche, un excellent gestionnaire sur demi terrain. Grâce à sa lecture de la défense adverse, il distille le ballon dans le bon timing, notamment pour Richard Hamilton en sortie d'écran. Un rôle qu'on retrouve aux Nuggets, Chauncey étant certainement le meilleur meneur à avoir évolué aux côtés de Carmelo Anthony. Un tandem qui cartonne à plus de 20 points chacun en playoffs 2009 avec à la clé la seule finale de conférence dans la carrière de Melo.

En plus d'être le fil conducteur de l'attaque, Billups est un chien de garde renommé. L'un des rares meneurs de l'époque à oeuvrer des deux côtés du terrain. Nommé deux fois dans les meilleurs cinq défensifs, le Piston n'hésite à plonger sur le parquet pour arracher un ballon ou faire don de son corps pour provoquer une faute offensif. Une véritable teigne qui se fond parfaitement au style bad boys de Detroit. Un sens du sacrifice exemplaire qui lui a valu le titre, certes honorifique, de Teammate of the Year en 2013. Et une voix qui compte dans le vestiaire des Pistons, une sorte de Yin par rapport au Yang incarné par les Wallace's.

 

 

David : Damian Lillard est avant tout un scoreur, il faut bien l'avouer. Défenseur moyen, passeur correct et rebondeur honorable, il n'est pourtant pas un manche dans les autres colonnes statistiques. Là ou Lil' s'exprime le mieux, c'est donc pour mettre le ballon dans le panier adverse. Il excelle dans cet exercice et de bien des manières même si sa spécialité reste le jump shot, soit plus de 70% de ses tirs. A mi-distance ou à 3pts, le shoot de Lillard est redoutable même si perfectible car parfois forcé. Depuis deux ans, il est également devenu un joueur redoutable en pénétration. 

Lillard mène son équipe statistiquement depuis son arrivée à Portland, même lorsqu'il partageait la balle avec Alridge et Batum. Il impose sa présence par son jeu lourd et efficace même si ses playoffs ont pour l'instant toujours été très courts. 

 

Résultats : 1-1. Chauncey égalise directement. Capable d'évoluer aux postes 1 et 2, il est aussi un véritable leader sur le terrain qui a permis de terrasser un quatuor de Hall of famers en finale NBA.

 

  • Round 3 : La technique

 

Sylvain : Au cours de ses 17 saisons professionnelles, Chauncey a enchaîné les crossovers, les passes flashys et les buzzer beaters assassins. Son sang froid dans les dernières secondes lui donne ses lettres de noblesse en NBA. Mr Big Shot n'a pas son pareil pour donner le coup de grâce à son adversaire. Un dribble hypnotique, un déhanchement pour feinter son vis à vis et coup de patte qui tombe comme un couperet. Entre sa période Piston et Nugget, Billups comptabilise 6 tirs pour la gagne. Des shoots sévèrement burnés entrés dans l'Histoire. Un sang froid légendaire qui ne s'arrête pas aux simples buzzer beaters. Laisser le dernier ballon à Chauncey, c'est s'assurer de la meilleure option pour emporter le morceau. Le meneur accumule ainsi 6 assists pour le gain du match et surtout 19 lancers francs clutchs. A titre comparatif chez les Pistons de l'époque, Hamilton en compte 4, Prince et Rasheed 2.

 

David : Techniquement, Lillard est très complet, au moins offensivement. Il dispose d'un shoot à la mécanique irréprochable et est capable de moves incroyables lors de ses drafts. C'est un excellent dribbleur capable de passer toutes les défenses et de se créer son tir à tout instant avec un step-back. Ses fadeaway et son sang froid lui ont permis de sortir bon nombre de tirs ultra clutch et pour couronner le tout, Lillard est très athlétique et puissant... Des qualités qu'il sait parfaitement utiliser sur le terrain. 

 

Résultats : 2-1 pour Lillard. Techniquement, Dame semble encore plus complet que ne l'était Billups et est en plus bien plus athlétique. 

 

  • Round 4 : Les distinctions personnelles

 

Sylvain : Le titre NBA 2004 assorti de celui de MVP des Finals reste le moment de gloire de Chauncey. Une consécration immense au nez à la barbe des superstars Kobe, Shaq ou Karl Malone. Malgré cela, il doit attendre 2006 pour décrocher sa première étoile de All Star. A 29 ans, Chauncey accède, enfin, au gratin de la Ligue. Il en comptabilisera 5 en tout. Nommé à deux reprises dans la All-NBA Third Team (2007 et 2009), il se hisse même dans la Second Team en 2006. Avec quasiment 19 points et 9 passes cette saison-là, Chauncey est tout simplement le meilleur meneur en NBA derrière Steve Nash. Sur le plan individuel, on peut ajouter deux apparitions dans la NBA All-Defensive Second Team à une période où le cinq entier des Pistons méritait ces honneurs.

 

David : Rookie de l'année en 2012-2013, deux fois All-Star et double vainqueur du Skills Challenge... C'est moyen niveau palmarès comparé aux All-Stars qui arpentent cette chronique c'est sûr... Mais ça reste du très lourd pour un joueur qui n'a joué que cinq saisons on le rappelle. Et si ça ne vous suffit pas, rematez vous ce mixte pour vous faire une idée du niveau de Damian !

 

 

Résultats : 2-2, Billups riposte avec sa droite armée d'une bague NBA ce qui suffit à clore le débat. Des All-Star Game, il en a déjà fait lui aussi.. il y était même avec ses trois potes des Pistons en 2006.

 

  • Round 5 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

Sylvain : Billups est l'un des meneurs les plus sous-côtés de sa génération, un peu comme son adversaire du jour. Toujours dans les conversations, mais rarement honoré sur le plan individuel. En cumulant en carrière plus de 15.000 points, 5.000 assists, 2.500 rebonds avec quatre apparitions au All Star Game, il entre dans le cercle très fermé des meilleurs meneurs depuis 1980 en compagnie d'Isiah Thomas, John Stockton, Tim Hardaway, Gary Payton, Steve Nash et Tony Parker. Ça classe un joueur ! Sous sa fine moustache se cache une confiance absolue qui lui a permis de passer du statut de journey man en début de carrière à celui de All Star. Les Pistons ne s'y sont pas trompés en retirant son mythique maillot 1 au plafond du défunt Palace d'Auburn Hills.

Actuellement consultant pour la TV, Chauncey a pour le moment refusé les postes d'assistants coachs qui s'offraient à lui à Orlando et Minnesota notamment. Selon ses dires, il serait plus intéressé par une carrière de dirigeant. Avis aux amateurs !

 

David : Lil' a déjà marqué la NBA dès son arrivée dans la ligue avec son double-double d'entrée de jeu. Il réitérera en battant des records de précocité et de totaux pour un nouveau tout au long de la saison. Damian se construit encore en se créant d'autres records, il est par exemple le seul joueur à avoir participé à toutes les manifestations du All-Star Weekend (Rookie Game, All-Star Game, Concours de Dunk, Concours à 3pts, Skills Challenge) la même année ! C'est aussi l'un des quatre seuls joueurs à avoir terminé une série de playoffs sur un buzzer beater avec Michael Jordan, Ralph Sampson et John Stockton

Cinq seulement en NBA donc, on le rappelle. On est impatient de voir ce que Damian Lillard aura dans sa besace de records avec dix saisons au compteur ! Surtout, il redonne le sourire aux fans des Blazers après ces années de poisse à la draft. 

 

Résultats : 3-2, score final avec une victoire de Chauncey Billups. Même s'il a été sous-estimé toute sa carrière, sans doute de par la présence de nombreuses stars à son poste, Billups reste un des snipers les plus incroyables des 15 dernières années. Pour Lillard, c'est tout simplement encore trop tôt cette fois. 

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes
 

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