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Kobe Bryant Vs Michael Jordan

Kobe Bryant Vs Michael Jordan

 

Pour fêter la reprise du championnat NBA, Duel de génération s'offre un dernier duel rétro. On confronte aujourd'hui les deux meilleurs arrières all-time, le fraîchement retraité Kobe Bryant et Michael Jordan.

La NBA va reprendre et Duel de génération retrouvera bientôt sa formule habituelle : confronter un joueur actuel à une ancienne légende. En attendant et pour finir cette intersaison, on vous a réservé la crème de la crème pour ce dernier duel rétro. Aujourd'hui, Le GOAT, Michael Jordan, affronte le Mamba, Kobe Bryant !

 

  • Round 1 : Apport offensif

 

Sylvain : Le plus grand champion des sports US de tous les temps. N'y allons pas par quatre chemins, Michael Jordan est la référence ultime du basket NBA moderne. Le plus spectaculaire, le plus clutch et l'un des plus titrés. Trop petit (1,80m) lors sa seconde année au lycée, MJ est collé au banc. Pourtant à 15 ans, sa détente sèche est incroyable lui permettant déjà de claquer des dunks dans tous les sens. L'été suivant, il prend 10cm et boucle la saison en triple double (29.2 points, 11.6 rebonds et 10.1 passes). North Carolina et le légendaire coach Dean Smith l'accueillent, alors, à bras ouverts. Ils ne le regretteront pas, dès sa première année, Jordan écrit le premier chapitre de sa légende. Il rentre le tir de la gagne en Finale NCAA. Le shoot le plus important de sa carrière selon ses dires, le point de départ de son instinct de tueur. Lors de la draft 1984, les Bulls ont le naseau creux en jetant leur dévolu sur le Tar Heel. Troisième choix de la promotion, devancé par Hakeem Olajuwon et... Sam Bowie.

 

Comme à l'échelon universitaire, l'arrivée de Jordan en NBA est une déflagration. Dans une Ligue où les stars jouent à ras-le-sol, His Airness élève d'emblée les débats. Sa production offensive est historique pour un rookie : il faut remonter en 1970 et Kareem Abdul-Jabbar pour trouver un débutant à plus de 28 points de moyenne. "A star is born" titre la bible Sports Illustrated. Ses arabesques aériennes et ses dunks rageurs sur les légendes de la Ligue lui assurent une place de starter au All Star Game. Une performance rarissime pour un rookie. Ses premières saisons se déroulent ainsi : MJ est un boulimique de points, mais Chicago ne dépasse pas le premier tour des playoffs. En attendant le jour où leur taureau ailé rentre dans le panier avec le ballon, les Bulls construisent doucement une ossature autour de lui. Jordan multiplie les cartons, en 1987, il devient le seul joueur avec Wilt Chamberlain à dépasser les 3000 points finissant la saison à 37.1 de moyenne ! Dès lors, il enchaîne sept exercices à plus de 30 unités. En playoffs, son appétit offensif est décuplé (de 43.7 points en 1986 à 36.7 en 1990) mais les chicagoans sont la cible préférée des bad boys de Detroit. La bande d'Isiah Thomas piétinent les rêves de Sa Majesté, trois saisons de suite.

 

Comme bien souvent dans ces cas-là, il faut l'arrivée d'un nouveau coach pour passer un palier. En 1990, le zen master, Phil Jackson débarque dans l'Illinois. Il canalise le talent de MJ pour en faire l'arme absolue. Avec l'expérience, Michael développe un arsenal offensif jamais vu chez un arrière. Son fadeaway devient inarrêtable et ses pénétrations toujours aussi tranchantes. Secondé par Scottie Pippen, Chicago accède enfin à la Finale contre les Lakers. Le résultat est sans appel. Magic Johnson vieillissant ne peut rien contre un Jordan à son prime (27 ans). Cette première bague en appelle beaucoup d'autres. His Airness réalise un Three-Peat en enchaînant contre les Blazers de Clyde Drexler et les Suns de Charles Barkley. Dans un effectif constitué de cols bleus, MJ est au four et au moulin. Contre Phoenix, il établit même un record en tournant à 41 points de moyenne. Il rafle trois trophées consécutifs de meilleur joueur des Finales, là encore une première dans l'Histoire. His Airness est, alors, tout en haut de l'Olympe, mais il va en redescendre lorsque son père est assassiné en juillet 1993. Accablé, Michael voit rouge et rend son maillot des Bulls pour s'inventer une carrière dans le baseball.

 

Le planète NBA est sous le choc et en manque pendant quasi deux saisons. Le 18 mars 1995, un communiqué de presse officiel des Bulls (les réseaux sociaux sont encore loin) annonce : "I'M BACK !". La ville est en émoi et le speaker du United Center peut de nouveau donner de la voix pour présenter ses Bulls. MJ revient, pas pour faire semblant. A 32 ans, l'arrière en a encore sous la semelle : 30.4 pions, sa vitesse de croisière en 1996. Rejoint par Dennis Rodman et Toni Kukoc, les Taureaux deviennent les Unbeat-A-Bulls. 72 victoires en 1996, 69 en 1997 et 62 en 1998. Autant de titres acquis pour un second Three-Peat gravé dans le marbre de la Ligue. Du flu game contre le Jazz aux larmes inconsolables contre les Sonics, Jordan écrit l'épilogue de son immense carrière. Car même si, il poursuit l'aventure deux saisons de plus chez les Wizards, les plus beaux chapitres de son épopée restent sous l'uniforme de Chicago.

 

David : Drafté en 1996 avec le 13ème pick des Charlotte Hornets, Kobe ne jouera pourtant pas le moindre match avec le maillot des frelons. Les Lakers prennent le risque d'échanger Vlade Divac, leur pivot titulaire, contre ce jeunot de 17 ans qui n'est même pas allé à la fac. 

Le pari s'avèrera bien entendu payant. Si KB8 ronge son frein pendant sa saison rookie pendant que d'autres débutants comme Allen Iverson et Ray Allen s'éclatent, il apprend en observant Byron Scott, Eddie Jones, Nick Van Exel ou encore Cedric Ceballos. Il termine la saison avec 7.6pts de moyenne et une victoire au Slam Dunk Contest, le meilleur est pourtant à venir.

Avec Shaquille O'Neal, phénomène de la ligue au poste de pivot, Kobe forme un duo incroyable qui se développe durant la fin des années 90... Si bien qu'il finit par devenir instopable. Kobe est passé à 15pts de moyenne dès sa saison sophomore et il dépassera vite les 20pts. Les comparaisons avec Michael Jordan vont bon train et on voit déjà en lui la relève. Les Lakers enchaînent le three-peat en 2000-2001-2002 derrière un Shaq stratosphérique qui empoche trois titres de MVP des finales et un de la saison. Kobe est le lieutenant parfait pendant cette période, un franchise player bis qui marque 25pts par matchs. 

 

Comme Kobe l'a dit :" Wilt Chamberlain et Michael Jordan n'auraient pas pu cohabiter longtemps non plus". Après avoir cédé le titre aux Spurs, les Lakers tentaient un come-back avec Gary Payton et Karl Malone en 2004. Malgré ces renforts, l'aventure Kobe-Shaq termine en finale NBA avec une raclée infligée par les Pistons

Shaq fait alors ses valises direction Miami, Kobe est maintenant le seul maître à bord. Si Superman s'amuse en Floride et soulève un quatrième titre pendant cette période, le Black Mamba connaît plus de bas que de haut. Esseulé, Kobe ne peut compter que sur le talent de Lamar Odom et Derek Fisher pour l'épauler. De 2004 à 2008, il essaie de sortir L.A de l'eau en solo et accumule les exploits offensifs. 62pts en 3 quarts temps contre les Mavericks, 81 contre les Raptors... Des saisons à 31 voire 35pts de moyennes. KB24 désormais montre qu'il est l'attaquant ultime avec des nombreux cartons à 40 et 50pts. Il faudra pourtant attendre l'arrivée de Pau Gasol pour l'épauler et enfin renouer avec la victoire.

 

En 2008, avec Gasol, Odom, Fisher et Andrew Bynum, Kobe peut enfin retrouver les sommets de la NBA. Il commence par gagner enfin le titre de MVP qu'on lui refusait en raison des mauvais résultats de L.A... avant de rejoindre les finales NBA. Kobe perd une dernière fois à ce niveau contre les Celtics. Il se vengera l'année suivante en battant le Magic puis en 2010 en gagnant la revanche contre les Celtics. Durant ce doublé, Kobe obtient deux trophées de MVP des finales et tourne à plus de 25pts, 5rbds et 5pds.

De 2010 à 2016, Bryant et les Lakers alternent entre coup de poker et tanking. Même les renforts de Steve Nash et Dwight Howard ne permettent pas à L.A de renouer avec la victoire. Kobe assure encore au scoring pendant trois saisons à plus de 25pts de moyenne avant de se blesser. Il passera ses trois dernières années à luter contre les blessures, trois années où on ne verra plus que rarement les exploits de Kobe, trois années qui permettront surtout l'arrivée de D'Angelo Russell, Julius Randle et Brandon Ingram aux Lakers. 

 

Résultats : 1-1. Impossible de départager ces deux monstres offensifs. Certes, Jordan possède des meilleures moyennes, bien aidé par un effectif faiblard en début de carrière. Mais Kobe a l'avantage sur un match (81 unités) et au total en carrière (3ème de l'Histoire juste devant MJ). Sa dernière prestation à 60 points est encore trop présente dans les esprits pour ne pas lui accorder le point du match nul.

 

  • Round 2 : Apport défensif

 

Sylvain : Quand on est le 4ème meilleur scoreur de tous les temps, la défense pourrait s'avérer inutile. Pas chez un joueur de la trempe de Jordan. A force de se coltiner les meilleurs chiens de garde de la Ligue, MJ est devenu l'un d'eux. Sa vitesse d'exécution et sa faculté à passer devant les écrans en font un défenseur forcené. Il a rendu fou les meilleurs arrières de la Conférence Est de John Starks à Reggie Miller. Son Q.I. Basket hors norme lui permet de lire les trajectoires des tirs pour asséner des contres souvent en deuxième rideau (4 saisons à plus d'un block). Mais, son domaine de prédilection en défense, c'est l'interception. Coupant les lignes de passe ou arrachant littéralement le cuir dans les mains de son adversaire, His Airness est le 4ème meilleur intercepteur de l'Histoire. Apogée de ces efforts consentis de l'autre côté du parquet, Michael rafle le titre de Defensive Player of the Year en 1988. En toute logique, il cumule 9 nominations au sein de la NBA All-Defensive First Team. La preuve en images.

 

 

David : Si on a reproché à Kobe de ne plus défendre en fin de carrière, il ne faut pas oublier à quel point il pouvait être efficace de l'autre côté du terrain quand il était à son meilleur niveau. Il apparaît neuf fois dans la NBA all-defensive first team et trois fois dans la second team. Ultra athlétique, il est capable de défendre chaque soir sur le meilleur attaquant adverse et adore perturber l'attaque des plus grands joueurs. Il le montre à maintes reprises comme lorsqu'il décide de museler LeBron James lors d'un match contre les Cavs. Sa détente et sa dextérité lui permettent régulièrement d'intercepter des ballons et de contrer des tirs même en haute altitude, souvent en second rideau défensif. En bon étudiant de ce sport, il comprend très vite l'importance de la vidéo et étudie le jeu de ses adversaires afin de leur mettre régulièrement des bâtons dans les roues. Sa condition physique irréprochable lui permet pendant des années de se donner à fond aussi bien en attaque qu'en défense alors que d'autres grands attaquants avaient tendance à se reposer d'un coté du terrain lorsqu'ils se défonçaient de l'autre.

 

Résultats : 2-1 pour Jordan. Au royaume des pitbulls, His Airness est roi. Les deux joueurs ont 9 nominations chacun dans la First Defensive Team mais le trophée de Défenseur de l'Année, relativement rare chez les arrières, fait la différence pour Michael.

 

  • Round 3 : Polyvalence et Leadership

 

Sylvain : Au début de sa carrière, Jordan passe pour un scoreur unidimensionnel, certes ultra-spectaculaire, mais un brin personnel. Ces critiques vont faire évoluer son jeu. Sans véritable meneur passeur à l'époque, MJ devient le playmaker attitré des Bulls en compagnie de Pippen. En 1989, il boucle la saison à 8 assists de moyenne... de quoi faire rêver bien des points guards. Au fil de sa carrière, il étoffe sa panoplie et devient une machine à triple double. En 1989, il en enchaîne sept consécutifs ! Les Russell Westbrook ou Draymond Green ont encore du chemin à parcourir pour en arriver là. Il est, d'ailleurs, le premier joueur à réaliser un triple double pendant un All Star Game en 1997. Bosseur acharné, MJ va même se forger un tir décent à 3 points en fin de carrière avec un très honnête 42,7% en 1996.

Toutes ces stats ne seraient rien sans la mentalité de leader de His Airness. Jordan, c'est le genre de superstar qui entraîne toute l'équipe dans son sillage, le mec à qui on file la gonfle en fin de match pour l'emporter. Phil Jackson est l'éminence grise du banc et Jordan son pendant sur le parquet. Un leader qui montre l'exemple, comme lors des Finales 1997 contre Utah. Affaibli par la fièvre, MJ jette dans la bataille le peu de force qui lui reste. Bilan 38 points et une victoire essentielle dans la quête du titre.

 

David : Kobe est avant tout un attaquant, il faut bien l'avouer. Quand on comparait son jeu avec celui de LeBron à une époque, il avouait lui même "ne pas être un joueur à triples-doubles". Son truc, c'est de marquer des points ! Pourtant, des triples-doubles, Kobe en a inscrit tout de même 21. En carrière, en plus des ses 25pts de moyennes, il ajoutait 5.2pts et 4.7rbds. Tous ses adversaires le disaient, même lorsqu'il n'était pas en réussite, Kobe trouvait le moyen de peser sur le match avec une bonne défense, en prenant un maximum de rebonds ou en distribuant le ballon. KB était aussi une menace à l'extérieur de la raquette, il affiche 32% de réussite derrière la ligne en carrière et détient toujours le record de 12 paniers à 3pts en une rencontre... à égalité avec Donyell Marshall et Stephen Curry

Kobe est un leader dans l'âme, capable de décider de l'issue d'un match en une action. Une interception puis un dunk, un alley oop ou un 3pts à 2 mètres derrière la ligne, quand Kobe était dans la zone, rien ne semblait impossible. Il héritait la plupart du temps des ballons décisifs et inversait régulièrement la tendance grâce à ses buzzer-beater. Pendant ses vingts ans de carrière où il a côtoyé de grandes stars, seul le Shaq a pu lui voler le statut de patron, excusez du peu...

 

Résultats : 3-1 pour Jordan. L'emblème des Bulls a banalisé les 30 points, 7 rebonds, 7 passes. Sa capacité à enchaîner les triple double est impressionnante, même 20 ans après. Sur le plan du leadership, Kobe et MJ sont des références incontestées par leur clutchitude et leur soif de victoires.

 

  • Round 4 : La technique

 

Sylvain : Jordan est l'attaquant ultime dans le basket. Selon les types de défenseurs qui le serrent, il peut percuter dans la raquette pour finir au cercle ou décocher son tir quasiment incontrable. Une technique peaufinée pendant des années qui font déboucher sur son fameux fadeaway jumpshot. MJ peut ainsi se débarrasser de ses adversaires de grande taille en armant son tir dans les airs en reculant. Un bijou de technicité qui reste sans équivalent à ce jour. Sa Majesté possède également la panoplie complète des feintes dos ou face au cercle. Tenant "le ballon comme un pamplemousse", le Bull parvient à mystifier son défenseur grâce à un premier pas ultra-rapide. Ce savant mélange de finesse et de puissance prend encore plus de saveur lors des Slam Dunk Contest. Dans des duels épiques contre Dominique Wilkins, Michael parvient à soulever deux fois le trophée grâce à des figures passées à la postérité, toute langue dehors.

 

David : Technicien incroyable, Kobe étudie le jeu depuis son plus jeune âge. En suivant la carrière de son père Joe Bryant à Philadelphie, en France puis en Italie, Magic Mamba a appris à maîtriser les moves de son paternel très tôt. Les fondamentaux, il les a vite imprégné et Kobe passera très vite au level supérieur. 

Avec le temps, son mimétisme se cale de plus en plus sur le jeu de Jordan qui dira lui-même "qu'il lui a volé toutes ses techniques". Beaucoup ont imité MJ, mais aucun n'y est parvenu aussi bien que KB. Mais tel Olivier Atton (Tsubasa Ohzora pour les vrais), Kobe semble être un expert pour "voler" les techniques des autres joueurs. Il développe ainsi son propre sky hook, moins aérien que celui de Kareem Abdul-Jabbar mais diablement efficace pourtant. Il prend des cours avec Hakeem Olajuwon pour améliorer son jeu au poste. Il assimilera même le Fadeaway sur une jambe de Dirk Nowitzki, comme si le Fade de Jordan ne lui suffisait pas.

En plus de cette maîtrise des mouvements de ses adversaires, Kobe est inventif et a ses propres moves. Il étonne souvent avec des circus shots improbables, des dribbles irréels ou des passes imprévisibles pour lui-même contre la planche. 

 

 

Résultats : 3-2 pour Jordan. Le mamba revient dans le match. Meilleur dribbleur et shooteur longue distance, il a su piocher dans chacun de ses modèles, les techniques signatures pour se les ré-approprier avec succès.

 

  • Round 5 : Palmarès, Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

Sylvain : Au niveau des titres de champions, difficile de faire mieux que MJ. Six finales disputées, six bagues remportées et autant de titres de MVP des NBA Finals. Elu cinq fois MVP de la saison régulière, seul Jabbar le devance sur ce tableau. MJ c'est aussi 1 titre de Rookie of the Year, 1 trophée de meilleur défenseur, 10 titres de meilleur scoreur de la Ligue, 10 nominations dans la All-NBA First Team, 14 participations au All Star Game... et surtout un titre de MVP de l'Open McDonald's à Paris ! Eh oui, car sa côte de popularité est énorme en France durant les 90's. Canal + et son porte-voix George Eddy défrichent de nouveaux territoires sportifs et font découvrir la NBA aux jeunes français. Les images d'un Jordan extra-terrestre des parquets vont marquer toute une génération qui va s'essayer au streetball pour imiter les exploits de leur idole. D'ailleurs, MJ ne s'y est pas trompé en devenant un pur produit marketing. Une marque à lui seul avec la commercialisation des premières Nike Air Jordan. Les seules, les vraies, celles qui faut avoir dans la cour de récré ou sur le playground. Michael construit un empire financier, devient l'effigie de jeux vidéo et même une vedette du grand écran dans Space Jam . Une fortune qui lui permet aujourd'hui d'être le propriétaire de la franchise des Hornets.

 

David : LeBron James, Carmelo Anthony, Derrick Rose, Damian Lillard, Chris Paul, Kevin Durant... Pour faire court, presque toutes les stars actuelles étaient fans de Kobe durant leur enfance. C'est leur Michael Jordan ou Julius Erving, celui qui les a fait rêver et devenir accro au jeu. 

7 finales pour 5 titres de champion NBA, 2 de MVP des finales, 1 de MVP de la saison et 4 titres de MVP du All-Star Game, le palmarès de Kobe est énorme. On peut encore ajouter à ça ses deux titres de meilleur scoreur NBA et ses nombreux records... c'est le 3ème meilleur marqueur de l'histoire de la NBA également !

S'il ne s'est pas investi avec Team USA avant 2007, l'équipe est invaincue en comptant Kobe dans ses rangs. Bryant ajoute à son palmarès deux médailles d'or Olympique, en 2008 à Londres puis en 2012 à Pékin.

Gendre parfait des Etats-Unis durant ses débuts, l'image de Kobe s'est ternie après des accusations de viol contre lui en 2004. S'il a été innocenté, son caractère a quelques peu changé par la suite. Kobe est devenu plus trashtalker, plus rugueux, plus tranchant. Il était l'un des derniers représentants de la NBA rude des années 90. Aussi aimé que détesté, Bryant collectionne les Haters d'un côté mais bat aussi régulièrement les records de vente de maillot, qu'il porte le 8 ou le 24. Son franc-parler donne aussi naissance à quelques répliques cultes comme lorsqu'il dit "jouer aux échecs pendant que les autres joueurs jouent aux dames".

Habituellement, dans cette partie, on parle des apparitions ciné des joueurs. El Vino faisait parfois référence au cinéma dans ses citations mais on ne l'a pourtant jamais vu dans un film. Mais il n'a rien à envier à Ray Allen en matière d'apparitions vidéo. Entre ses pubs réalisées par Robert Rodriguez, celles avec Léo Messi, les Muppets avec LeBron James ou celle où il saute par dessus une Aston Martin, Kobe est un véritable acteur !

 

Résultats : 4-3 pour Jordan. The Goat reste The Goat dans ce duel sur-mesure. Les deux icones ont marqué leur époque chacun dans leur style et sont devenus eux-mêmes des modèles pour les nouvelles générations. Critiquable sur certains points de leur personnalité, les deux champions sont irréprochables sur le parquet. Leur aura a largement dépassé le cercle de la balle orange et les deux peoples sont désormais à la tête d'empires financiers. On se retrouve dès la semaine prochaine pour le premier duel de la saison.

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes

 

Episode 28 : Kareem Abdul-Jabbar Vs Hakeem Olajuwon
Episode 27 : Wilt Chamberlain Vs Shaquille O'Neal
Episode 26 : Rick Barry Vs Jon Barry Vs Brent Barry
Episode 25 : Dell Curry Vs Stephen Curry Vs Seth Curry
Episode 24 : Dominique Wilkins Vs Gerald Wilkins Vs Damien Wilkins
Episode 23 : Pau Gasol Vs Marc Gasol
Episode 22 : Doc Rivers Vs Austin Rivers
Episode 21 : Bill Walton Vs Luke Walton
Episode 20 : Brook Lopez Vs Robin Lopez
Episode 19 : Joe Bryant Vs Kobe Bryant
Episode 18 : Mike Dunleavy Sr Vs Mike Dunleavy Jr
Episode 17 : Elgin Baylor Vs Charles Barkley
Episode 16 : Steve Kerr Vs Tyronn Lue
Episode 15 : Antoine Walker Vs Kevin Love
Episode 14 : Ray Allen Vs Klay Thompson
Episode 13 Tim Hardaway Vs Kyrie Irving
Episode 12 : Bulls 1996 Vs Warriors 2016
Episode 11 : Lakers 2001 Vs Thunder 2016
Episode 10 : Julius Erving Vs Vince Carter
Episode 9 : Alonzo Mourning Vs Dwight Howard
Episode 8 : Larry Bird Vs Dirk Nowitzki
Episode 7 : John Starks Vs Jimmy Butler
​Episode 6 : Magic Johnson Vs LeBron James
Episode 5 : Scottie Pippen Vs Kawhi Leonard
Episode 4 : Dennis Rodman Vs Draymond Green
Episode 3 : Shawn Kemp Vs Blake Griffin
Episode 2 : Allen Iverson Vs Russell Westbrook
Episode 1 : Reggie Miller Vs Stephen Curry

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