Dominique Wilkins Vs Gerald Wilkins Vs Damien Wilkins

Le talent est bien souvent une histoire héréditaire. En ce mois de septembre, Duel de Génération propose une série spéciale de confrontations familiales. Des premiers shoots sur le panier au fond du jardin aux highlights des parquets NBA, Inside Basket retrace le parcours des grandes lignées de basketteurs.

​Aujourd'hui, Duel de gérération devrait changer de nom puisque cette confrontation se fera entre trois joueurs. On reste dans les portraits de famille avec les Wilkins. Sylvain défendra le grand Dominique Wilkins dans cette confrontation. Face à lui, David vous parlera du frère de Do', Gerald Wilkins, et Colin rejoint notre duo de chroniqueurs pour aborder le cas Damien Wilkins, le fils de Gerald.

 

  • Dominique Wilkins

 

Avec un père aviateur de l'US Air Force, Dominique Wilkins ne pouvait qu'être un as de la voltige aérienne. C'est d'ailleurs lors d'un voyage de son paternel à Paris que le petit Do' voit le jour. Son prénom francisé est un joli clin d'oeil tricolore. Mais, c'est bien aux Etats-Unis que le jeune homme fait ses premiers dribbles. Dès le lycée, Wilkins fait la couverture de Sports Illustrated après une performance détonante où il enquille 48 points dont 9 dunks tous plus incroyables les uns que les autres. Véritable phénomène athlétique, il s'engage à l'Université de Georgia. Une fac certes modeste mais Dominique s'impose comme le joueur emblématique de tout l'Etat. En plus de boucler trois saisons à plus de 20 points de moyenne, l'ailier passe son temps à martyriser les arceaux et casser les bouches des plus grands intérieurs. Sa légende est en marche, la presse de l'époque lui trouve un surnom qui lui sied comme un gant : The Human Highlight Film.

 

La NBA l'attend de pied ferme lors de la draft 1982. Seuls James Worthy et Terry Cummings le devancent. En troisième position, Utah met la main sur l'hélicoptère de Georgie. Direction les Mormons pour Do'... Petit problème, le rookie traîne les pieds et refuse finalement de signer son contrat. Utah, en proie à des problèmes budgétaires, tergiverse quelques semaines et accepte finalement un trade qui s'avérera l'un des plus calamiteux de l'Histoire de la Ligue. Les Hawks envoient John Drew et Freeman Williams (qui ne dépasseront pas les deux saisons en NBA) plus un million en cash et récupère en contrepartie le futur Hall Famer. Do' est ravi, il reste chez lui en Georgie. Dès sa première année, il étale ses talents offensifs (17.5 points) et rejoint la NBA First Rookie Team. La suite ne sera qu'une orgie de cartons et de highlights. Pendant 12 saisons chez les Hawks, Do' squatte le classement des meilleurs scoreurs de la Ligue (26.4 points de moyenne à Atlanta) et se tire la bourre avec Michael Jordan pour la 1ère place qu'il obtient en 1986 avec 30.3 pions.

 

Sa rivalité avec His Airness rythme les Slam Dunk Contest du All Star Game. A une époque où les stars acceptaient volontiers l'invitation, Do' et MJ écrivent les plus belles pages de l'Histoire du Concours. Wilkins démocratise les windmill dunks, sa marque de fabrique, un art qu'il maîtrise à la perfection. Il remporte 2 trophées, mais ses plus belles figures, l'ailier les garde pour les matchs. Les Hawks dépassent quatre saisons de suite les 50 victoires mais butent irrémédiablement en demi-finale de conférence. Qu'importe, Wilkins appartient au gratin de la NBA de l'époque. Ses highlights traversent l'Atlantique et le Hawk est affiché dans toutes les chambres des jeunes fans. En plus, d'improviser des arabesques aériennes, les dunks de Do' sont d'une violence inouïe. Un bruit sourd, un cercle qui gémit et une victime qui agonise. Des ailiers les plus robustes au plus grands des intérieurs, Wilkins les a tous postérisé : on se souvient de Larry Bird titubant les yeux dans le vague après s'être fait pilonner par le Hawk. Et l'équipe entière de Milwaukee où après des dribbles funambules ligne de fonds et des déhanchements dans les airs, Do' écrabouille la gonfle sur la tronche des cinq Bucks montés au contre.

 

En 1994, à bout de souffle avec les Hawks, Dominique est transféré aux Clippers contre Danny Manning. L'année suivante, il rejoint son ennemi d'antan, les Celtics, pour un rush en playoffs. Mais, là encore, il trébuche et se fait sortir par le Magic de Shaquille O'Neal et Penny Hardaway. L'heure est venu pour Do' de changer d'air. Direction l'Europe, où le Panathinaikos lui offre sept millions sur deux ans. L'Euroligue va découvrir la plus grande star qui ait jamais posé le pied dans cette compétition. Même à 35 balais, Wilkins survole les débats. Il remporte le Graal Européen à Paris (une sorte de retour aux sources) et est élu MVP du Final Four. Un titre qui ne vaut pas une bague NBA mais qui reflète bien l'état d'esprit de Dominique, avide de victoires et de challenges. Il en tente, d'ailleurs, un dernier à 37 ans, en retournant chez les Spurs pour consolider le banc. A la surprise générale, il termine meilleur marqueur de San Antonio (18.2 points). Après une ultime saison anecdotique à Orlando, il tire sa révérence au monde du basket.

 

 

  • Gerald Wilkins

 

1984, la NBA est en effervescence après l'arrivée de Michael Jordan en NBA auquel cette draft ajoute d'autres futurs légendes comme Charles Barkley, John Stockton et Hakeem Olajuwon. Difficile de s'imaginer que la cuvée suivante sera aussi dense mais pourtant, quelques grands noms apparaissent encore pour cette draft 1985. Patrick Ewing, Karl Malone, Chris Mullin, Joe Dumars, Charles Oakley, Detlef Shrempf. S'en suivent encore d'autres grands noms et en 47ème pick, c'est un nom familier que David Stern prononce. Les Knicks sélectionnent Gerald Wilkins de l'Université de Chattanooga. Le petit frère de Dominique débarque donc en NBA trois après lui, direction la grosse pomme. Arrière scoreur d'1m98 et 83kgs pouvant aussi jouer ailier, Gerald va devoir montrer ce qu'il sait faire dans cette ligue où tout le monde va admirer les exploits de son frère et de Jordan pendant la décennie suivante. 

 

Gerald fait ses débuts en NBA aux côtés de Patrick Ewing. Alors que le pivot rate 32 rencontre lors de son année rookie, Gerald est présent pour 81 matchs dont 53 en tant que titulaire. L'arrière commence bien sa carrière avec 25mn par matchs et 12pts marqués en moyenne à 46% dé réussite. Les Knicks ne se qualifient pas en playoffs cette saison et Gerald devra prendre son mal en patience. Gégé explose l'année suivante en marquant 19pts de moyenne en 80 matchs (73 en tant que starter). Cette année-là, il est l'attaquant le plus fiable à New York puisque Pat rate 20 rencontres (21pts de moyenne) et que Bernard King (22pts/matchs), de retour après une saison blanche, ne joue que 6 matchs, ses dernièrs à NYC.

Avec ces blessures et le mauvais classement qui en résulte, il faudra attendre la saison suivante pour que Gerald et Patrick goûtent enfin aux playoffs. L'arrivée du rookie Mark Jackson booste l'effectif, Gerald (17.4pts) et Patrick (20.2pts) continuent d'artiller avec succès et New York se qualifie pour les playoffs... pour perdre 3-1 face aux Celtics au premier tour. Gerald Wilkins est pourtant bien dans le bain de la post season avec 20pts de moyennes sur cette première série de sa carrière. Gerald restera encore quelques années avec les Knicks durant lesquelles ses stats baisseront progressivement (14.9pts, 3.5pds, 3.2rbds et 1.1stls en sept ans). Il connaîtra le manque de succès légendaire des Knicks et ce malgré l'arrivée de John Starks ou de Xavier McDaniel en renfort.

 

Larry Nance, Craig Ehlo, Mark Price, Brad Daugherty, Steve Kerr, Danny Ferry, Hot Rod Williams. Voici les nouveaux coéquipiers de Gerald pour la saison 1992-93. Adios New York et sa médiatisation, le petit frère Wilkins débarque dans l'Ohio et continuera sa carrière avec les Cleveland Cavaliers. Pendant deux ans, Gerald participe à 162 rencontres dont 117 en tant que titulaire. Il marque à peine moins qu'à New York malgré les autres scoreurs et signe de belles stats avec 15.3pts, 3.8rbds, 3.3pds et 1.4stls sur sa période à Cleveland.

Malheureusement, sur la carte NBA, malgré le beau monde dans l'effectif, les Cavaliers ne sont rien avant l'arrivée de LeBron James... Gerald joue 12 matchs de playoffs durant ses deux années dans l'Ohio pour une douzaine de points par matchs. Il n'ira pas plus loin qu'avec les Knicks et l'aventure en tant que Cav prendra fin prématurément.

 

En 1995, la NBA décide d'intégrer deux nouvelles équipes dans son effectif. Les Toronto Raptors et les Vancouver Grizzlies. La ligue organise ce qu'elle appelle l'Expansion Draft. Les Grizzlies et les Raptors piocheront des joueurs dans les effectifs des autres équipes NBA pour se faire leur propre roster. Bien entendu, chaque équipe avait la possibilité de protéger ses joueurs cadres de cette draft... chose que les Cavs n'ont pas faite avec Gerald Wilkins. Ce dernier rejoint donc Vancouver avec Byron Scott, en fin de carrière, pour former une équipe de seconde division avec Blue Edwards, Bryant Reeves et autres Chris King et Greg Anthony... Malgré la pauvreté de l'effectif, Gerald Wilkins est à la peine. A 32 ans, il ne parvient qu'à prendre part à 28 matchs, la moitié en tant que titulaire. Ses stats ont baissé à 6pts, 2rbds et 2pds en 26mn, Gerald se retrouve sur le déclin du jour au lendemain. 

 

A la fin de son contrat, Gerald Wilkins s'engage alors avec une autre jeune équipe de la NBA, le Magic d'Orlando. Nous sommes en 1996 et Shaquille O'Neal a quitté la Floride pour la Californie. Restent encore Penny Hardaway, Horace Grant, Nick Anderson, Darrel Armstrong, Dennis Scott et Brian Shaw dans l'effectif, du beau monde !

Wilkins atteint alors pour la dernière fois les 10pts de moyennes sur une saison. Il ne débute que 26 matchs sur les 80 qu'il joue mais il montre qu'il est encore efficace. Mais après ce regain sportif, Wilkins chute à 5pts de moyennes l'année suivante. En 1998, il est rejoint par son frère Dominique, de retour de Bologne, et les deux joueurs finissent leur carrière en Floride. Si Do' n'a pu jouer que 27 matchs, Gerald s'en sort encore moins bien cette année avec seulement 3 rencontres disputées. 

 

 

  • Damien Wilkins 


Damien Wilkins commence sa carrière de basketteur très tôt. Il se fait connaître au lycée de St-Phillips d'Orlando grâce à des performances solides. Il signe à l'âge de 19 ans, à l'université de North Carolina State, peu réputée pour sortir de grands noms du basket, afin de parfaire sa formation et de pouvoir prétendre à une bonne place de draft. 
L'arrière débute ainsi sa carrière universitaire. Il est très rapidement responsabilisé par son coach, Herb Sendek. Intronisé dès le début de saison dans le cinq majeur, il aligne les performances régulières, à défaut d'être particulièrement exceptionnelles. Lors de sa première saison, il compile plus d'une dizaine de points par match, accompagnée de plus de cinq rebonds captés. Il rempile pour une saison afin de gagner de nouvelles places à la draft, en estimant pouvoir progresser afin de devenir le véritable franchise player de son équipe. Objectif qu'il n'arrive pas à atteindre. Le joueur plafonne. Bon joueur de pénétration, très performant sur contre-attaque, il est limité par un tir longue-distance (à deux ou trois points) défaillant. Bon défenseur sur l'homme, il mise sur cette qualité afin de conserver sa place de titulaire. Après une saison similaire à la première autant individuellement que collectivement (les joueurs de North Carolina State ne se qualifient pas pour le tablau final NCAA...), il décide de se présenter à la draft NBA 2001. Il change toutefois d'avis et décide de retirer son nom de la draft. Il demande ensuite son transfert à l'université de Georgia, une université plus exposée médiatiquement que North Carolina State. Moins utilisé lors de sa première saison dans sa nouvelle université, il joue plus de 35 minutes par match lors de sa saison senior pour un impact intéressant, notamment sur le plan défensif. 

 


Toutefois, le joueur n'a que très peu progressé sur ses principales lacunes entre sa première et dernière saison universitaire... Les résultats de l'équipe sont également décevants, avec une élimination en 1/32èmes de finales du tournoi final NCAA. Damien Wilkins se présente une nouvelle fois à la draft, celle de 2004, pour un échec cuisant : il n'est appelé par aucune des équipes. 
Malgré tout, les regrettés Seattle SuperSonics décident de lui laisser sa chance en Summer League. Brillant et travailleur, il convainct les dirigeants de la franchise de lui offrir un contrat pour une saison. Utilisé majoritairement en D-League à ses débuts, l'arrière, qui s'est, entre-temps, renforcé musculairement, se montre à son avantage en fin de saison. Minés par les blessures, les Sonics laissent sa chance à Damien Wilkins. Il en profite en réalisant des performances honorables pour un rookie. Grâce à une volonté sans faille, il gagne sa place dans l'équipe et participe aux playoffs 2005 avec Seattle. Avec un temps de jeu approchant la vingtaine de minutes, il apporte sa pierre à l'édifice malgré la défaite des siens face aux Spurs. Alors qu'il est sollicité par les Timberwolves lors de la free agency 2005, les Sonics lui proposent un nouveau contrat qu'il s'empressera d'accepter. C'est le véritable début de sa carrière au sein de l'équipe...
Pendant quatre nouvelles années, il enfile le maillot des Sonics (puis celui du Thunder en 2009), sous lequel il ne connaît plus jamais la joie des playoffs. 
Bon joueur de complément, capable de se filer dans les tâches les plus obscures, Damien Wilkins montre à la planète basket qu'il mérite sa place au sein de la Grande Ligue. Sans être exceptionnel, il bâtit sa carrière sur une éthique de travail rare. Il n'aura, bien sûr, jamais la même renommée que celle de son oncle, ce qui ne l'empêche pas d'être solide et dur au mal. Il réalise sa prestation la plus aboutie en 2007, lors d'un match contre les Atlanta Hawks dans lequel il inscrit 41 points et capte 9 rebonds. C'est durant cette saison qu'il aligne ses meilleures statistiques avec 9,2 points et 3,2 rebonds en 24 minutes de jeu.
La saison 2008/2009 marque son déclin. Il joue moins avec le Thunder (seulement 41 matchs). Il est ensuite transféré aux Minnesota Timberwolves avec Chucky Atkins contre Etan Thomas et deux second tours de draft. Le joueur semble moins bon à l'aube de sa trentième année. Il inscrit tout de même le tir de la victoire lors de son premier match à domicile sous ses nouvelles couleurs. A nouveau dôté d'un temps de jeu régulier, il s'affirme comme le leader défensif de la second unit de l'équipe. 
En 2009/2010, commencent les véritables galères pour le joueur. Malgré six saisons solides en NBA, peu d'équipes veulent d'un joueur vieillissant et peu habitué des joutes des playoffs. Non conservé par les Grizzlies après avoir été convié à leur camp d'entraîneement, il déniche un contrat avec les Hawks d'Atlanta en milieu de saison. Ces derniers décident de le signer jusqu'à la fin de l'année. Il joue une cinquantaine de matchs sous ses nouvelles couleurs. Son influence est particulièrement limitée. Cette équipe lui permet d'accéder pour la deuxième (et dernière) fois aux playoffs durant lesquels il joue seulement cinq minutes par match.

 


Durant deux nouvelles saisons, il continue sa carrière en temps que journeyman. En s'offrant une saison chez les Pistons, puis une chez les Sixers, il confirme que sa fin de carrière NBA approche. Avec Detroit, il livre une saison moyenne avant de revenir à des standards plus corrects avec la (déjà) faible équipe de Philadelphie. 
Malgré quelques offres, il ne parvient pas à trouver de franchise en 2013/2014... Les couleurs de Philadelphie restent celles de ses dernières sorties. Il décide de filer vers le nouvel Eldorado du basket, en Chine, pour enfiler les couleurs des Ducks de Pékin.
Malgré une dernière occasion l'année dernière de porter les couleurs d'une équipe NBA, il n'est pas conservé par les Hornets, après trois matchs de préparation plus que mitigés. 
Même s'il rêve encore de rejoindre, pour une dernière pige, une franchise NBA, le joueur s'éclate actuellement dans le championnat vénézuélien. 
Lorqu'il regardera en arrière, il pourra tout de même être fier de son parcours en NBA, 563 matchs disputés et 6,3 points par match en moyenne, pour une carrière qui, bien qu'anecdotique par rapport aux stars NBA, en ferait rêver certains. Limité par son talent, il réussit à s'imposer comme un véritable joueur NBA alors qu'il n'a pas été drafté, chose presque impensable dans la ligue actuelle. 

 

 

  • Bilan

 

Trois joueurs, trois profils différents (un franchise player, un solide starter et un col bleu sorti du banc) mais une énergie commune par se faire une place dans la Ligue chacun à son niveau. Sur le plan du palmarès, il n'y a pas de match. Dominique compte 9 sélections au All Star Game, 7 nominations dans les All-NBA Teams, un titre de meilleur scoreur et des records tous azimuts chez les Hawks (points, minutes, plus/minus, usage pourcentage). Presque 20 ans après sa retraite, son image d'icône du dunk est toujours vivace et l'on recherche toujours le prochain Do' Wilkins. Son nom est revenu sur la scène lors du dernier Slam Dunk Contest après la performance époustouflante d'Aaron Gordon. Néanmoins, Wilkins a échoué dans sa quête de bague. Ses luttes contre les Celtics des 80's ou les Bulls des 90's se sont soldées par des échecs. Son titre, Do' est allé le chercher sur le sol européen.

Souvent considéré comme le petit frère de Do', Gerald a lui aussi lutté vaillamment dans la NBA. D'abord pour se faire un prénom et ensuite pour gagner une place de starter. Second tour de draft, Gerald s'est imposé chez les Knicks de Pat Ewing puis à Cleveland chez les éternels seconds. Meilleur défenseur que son frère, Gerald s'est coltiné les meilleurs arrières de sa génération tout en compilant 10 saisons à plus de 10 points de moyenne. Des performances qui lui valent la reconnaissance de ses pairs dans la Ligue.

Tout comme son père et son oncle, le parcours de Damien est un combat. Peut être le plus déséquilibré au départ. Le nom de famille ne fait pas tout et en échouant lors de la draft, sa carrière aurait pu se résumer à la D-League ou la Chine. Mais, Damien est un battant et s'est infiltré par la petite porte dans la grande ligue. Son abnégation et ses qualités athlétiques (le point commun familial) lui ont permis de gagner petit à petit la confiance de ses coachs et ses galons de joueur estampillé NBA. Avec plus de 500 matchs et 3571 points inscrits, Damien a réussi son pari.

 

Article co-rédigé par : Sylvain Hermer, Colin Haurat et David Kalmes

 

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