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Hedo Turkoglu vs Nicolas Batum

Hedo Turkoglu vs Nicolas Batum

  

Duel de génération compare une star actuelle avec son alter-ego du passé. Dans ce mois de janvier consacré aux frenchy de la NBA, c'est au tour de Nicolas Batum de mouiller le maillot. Face à lui, Hedo Turkoglu représentera la Turquie. L'ancien NBAer a roulé sa bosse 15 ans dans la grande ligue, de quoi donner du mal à Batman. Sinon, vous êtes plutôt Kébab ou Jambon-beurre ?

Couteau suisse de l'Equipe de France, Nicolas Batum s'est imposé au fil des saisons en NBA. All Star borderline, il est l'homme à tout faire des Hornets. Le tricolore, défendu par David, est opposé à un autre européen, Hedo Turkoglu, représenté par Sylvain. Le porte-étendard de la sélection turque a eu, lui aussi, ce rôle similaire à Orlando dans les années 2000.

 

  • Round 1 : Apport Offensif

 

Sylvain : Avant de devenir le premier joueur turc à poser le pied en NBA, Hedo Turkoglu s'est fait un nom sur le Vieux Continent. A seulement 17 ans, il décroche son premier contrat pro chez l'ogre d'Anatolie, l'Efes Pilsen. En 1997, fort d'un doublé coupe-championnat où il tourne à 5.3 points et 3.8 rebonds, il découvre dans la foulée l'Euroleague. Rien de telles que les joutes européennes pour se former au plus haut niveau. Avec plus de 50 matchs en 4 saisons dans cette compétition, Hidayet se fait remarquer en scorant 8.4 points de moyenne à 52% de réussite. Lors de sa dernière année, Hedo passe même la vitesse supérieure et tourne à 13.6 points et 4.6 rebonds. Sous son impulsion, l'Efes atteint même le Final Four en compagnie du Panathinaikos, du Maccabi et de Barcelone... le gratin européen. Pilsen termine à la troisième place, mais Turkoglu tape dans l'oeil des scouts Outre-Atlantique.

 

En 2000, il est logiquement drafté à la 16ème position par les Kings. Une cuvée historiquement faible... Après des années de galère, Sacramento remonte la pente avec un jeu très offensif mené par Jason Williams et articulé autour de Chris Webber. En Californie, Hedo retrouve les européens de service, Vlade Divac et Peja Stojakovic. Il découvre la NBA à hauteur de 17 minutes par match pour 5.3 points de moyenne et passe à 7.5 unités en playoffs. Mais, sweepés au second tour par les Lakers, les Kings veulent leur revanche. L'arrivée de Mike Bibby en lieu et place de Williams sécurise la mène. Turkoglu, lui, s'installe dans un rôle de joker offensif en dépassant les 10 points de moyenne. 7 joueurs de Sacto sont dans ce cas. 2002 sera l'apogée de la grande équipe des Kings, meilleur bilan de toute la NBA avec 61 victoires. La suite est connue, Sacramento se hisse en finale à l'Ouest contre les Lakers. Hedo s'affiche à 11 points en moyenne sur la série mais doit s'incliner dans un Game 7 plus que controversé.

L'équipe est ensuite remaniée : en 2003, Turkoglu est transféré aux Spurs dans un échange à trois. Gregg Popovich apprécie la polyvalence de sa recrue et en fait son sixième homme. En 25 minutes de temps de jeu, Hedo compile encore une dizaine de points et développe surtout son adresse longue distance. Il dépasse pour la première fois les 40% à 3 points (41,9%) et ajoute cette arme à son arsenal offensif.

 

Free agent en 2004, il paraphe un contrat confortable (pour l'époque) de 5 millions à Orlando. L'équipe est en reconstruction depuis le départ de Tracy McGrady et cherche de nouvelles têtes. Hidayet trouve rapidement ses marques et signe sa meilleure saison en attaque, 14 points, et passe même à 15 unités en 2006. Malgré cela, le Magic stagne dans le ventre mou à l'Est. Il faut attendre l'explosion de Dwight Howard en 2007 pour voir les Floridiens décrocher enfin un strapontin pour les playoffs... le temps d'un sweep contre les Pistons. Le renfort de Rashard Lewis la saison suivante va faire passer encore un cap à la franchise. Hedo réalise, lui, la meilleure production de toute sa carrière : 19.5 points, 5.7 rebonds et 5 passes. Seconde menace offensive de l'équipe, il permet au Magic d'engranger 52 victoires, mais bute encore sur les Pistons en demi-finale. La consécration vient en 2009, Orlando parvient à repousser le Big Three des Celtics puis les Cavaliers de LeBron James pour atteindre les NBA Finals... 15 ans après un certain Shaquille O'Neal. Meilleur scoreur du Magic sur les finales (18 pts à 49% aux tirs), Hedo ne peut rien face à l'armada des Lakers et plie 4 à 1.

 

Cette défaite sonne le glas de la carrière de Turkoglu. L'ailier est transféré dans un trade blockbuster chez les Raptors. Son apport offensif prend une claque à Toronto, en passant à 11.3 points. Enlisé dans le froid canadien, il se réchauffe comme il peut : alors qu'il est déclaré out pour des maux d'estomac, il est aperçu dans un night club le soir même. Son mal-être est évident. Le divorce est prononcé en 2010 où il est envoyé à Phoenix contre Leandro Barbosa. Il ne reste que quelques matchs en Arizona et revient finalement à Orlando. Il produit une dernière saison correcte sous l'uniforme du Magic en 2012 : 10.9 points, 3.8 rebonds et 4.4 passes. Après une affaire de dopage aux stéroïdes, Hedo retombe dans l'anonymat de la NBA et finira sa carrière par deux saisons en bout de banc chez les Clippers.

 

David :  Contrairement à Turkoglu, Nicolas Batum a eu la chance de pouvoir débarquer dans une NBA déjà connectée avec l'Europe et des compatriotes venus en éclaireurs. Enfin, si l'entrée d'un Européen en NBA est plus facile en 2008 qu'en 1996, Batum a tout de même cravaché pour en arriver là. Dans le basket dès la section Benjamin avec Pont-l'Evêque, Batum montre des facilités très tôt. Là-bas, le gamin marque 89pts dans une victoire par 150-11... un match anecdotique d'enfants oui, mais l'un des meilleur souvenirs du Bat. Il intègre ensuite le Caen Basket Calvados avant de rejoindre le camp de formation du Mans. 

Sur cette période entre Caen et Le Mans, Batum impressionne et brille collectivement et individuellement. Avec la France, il est champion d'Europe cadets en 2004 et champion d'Europe juniors en 2006. Il est d'ailleurs également MVP de cet Euro Junior 2006, un titre qu'il avait déjà gagné au tournoi de Mannheim la même année. Il participe alors au Nike Hoop Summit de 2007 où il tape dans l'oeil des recruteurs NBA en finissant meilleur marqueur (23pts, 4rbds et 4ints). 

Batum se présente alors à la draft 2008. Là, les Rockets le sélectionnent avec le 25ème pick. Avec Ron Artest et Tracy McGrady dans l'effectif, on se doute que Houston n'a pas besoin d'ailier mais les Texans ont peur que Batum soit drafté par les Spurs ! Houston transfère alors Nico vers Portland afin qu'il atterrisse loin de San Antonio. 

 

Chez les Blazers, on pense d'abord envoyer Batum en D-League mais finalement, le Frenchy se fait sa place dans le cinq après une poignée de match, évinçant Travis Outlaw des titulaires. Batman enchaîne alors les matchs et termine cette première saison avec 5pts de moyennes en seulement 18mns par match mais est starter 76 fois sur ses 79 rencontres. 

Une blessure à l'épaule entâche sa seconde saison où Batum ne joue que 37 matchs mais l'ailier monte en puissance, il en est maintenant à 10pts de moyennes. Batum montre qu'il a le niveau en NBA où certains le comparent à Scottie Pippen. Mais collectivement, la réussite n'est pas au rendez-vous et Portland ne cesse d'être victime de la même malédiction. Batum y croise Brandon Roy et Greg Oden, deux phénomènes de la draft qui ne pourront jamais confirmer. Malgré le talent de joueurs comme LaMarcus Aldridge ou Damian Lillard, Batum n'a pu passer le premier tour des playoffs qu'une seule fois avec Portland. Il enregistre des moyennes de 11.2pts,5.1 rebonds et 3.0 passes décisives en sept ans dans l'Oregon mais en 2015, Portland décide de la trader contre Noah Vonleh et Gerald Henderson... Direction Charlotte pour Batum dont le nouveau patron est Michael Jordan !

 

Sa majesté révèle alors à Nico que cela fait cinq ans qu'il souhaite l'intégrer dans son effectif. Avec la confiance du GOAT et les clefs de l'équipe, Batum s'impose alors comme leader de cette équipe avec Kemba Walker. Aujourd'hui et après 107 matchs joués avec les couleurs des Hornets, Batman enregistre des moyennes de  15pts, 5.7pds, 6.5rbds, 1ints et 0.5ctrs, le couteau-suisse made in France fait des ravages en NBA !

 

Résultats : 1-0 pour Turkoglu. Avec un meilleur shoot à 3pts et 8 saisons à 14pts de moyenne avec le Magic, Hedo prend l'avantage dans ce premier round.

 

  • Round 2 : Polyvalence et Leadership

 

Sylvain : Utilisé comme 6ème homme de luxe en début de carrière, Turkoglu est le couteau suisse idéal d'une seconde escouade. Bon rebondeur pour un ailier (quasiment 6 rebonds à son prime), Hedo est devenu également un excellent playmaker au fil des saisons. Doté d'une bonne vision du jeu, il s'est illustré par son sens de la passe. Enfin titulaire à son arrivé en Floride, le turc est le second créateur du Magic derrière Jameer Nelson. Capable de servir D12 en backdoor ou d'ouvrir le jeu sur Rashard Lewis à 3 points, Hedo est le maître à jouer du coach Stan Van Gundy

Turkoglu n'a pas forcément le charisme pour être le leader d'une franchise. Pourtant, lors de sa période floridienne, c'est bien lui le go to player en fin de match. Clutch à multiple reprises dans les dernières secondes, il est en tête de toute la NBA au scoring dans le 4ème quart-temps en 2008 et 2009... les fans du Magic vont même le surnommer Mr 4th Quarter.
 

 

David : Titulaire la majeure partie de sa carrière, Batum est un joueur polyvalent capable d'apporter dans tous les secteurs. S'il faut scorer, Batman plantera 20pts, s'il faut défendre, il gardera le meilleur attaquant adverse. 

A charlotte, Batum s'impose en haut de chaque colonne de stats. Il est meilleur passeur et rebondeur ainsi que second scoreur et intercepteur de l'équipe qui vit par lui. Sa polyvalence, il l'a montré déjà à Portland mais sous la houlette de Jordan à Charlotte, Batum est encore passé au niveau supérieur.

Niveau leadership, Nico excelle à Charlotte. Avec les Blazers, il était plus un lieutenant mais ce n'est pas pour autant qu'il n'était pas leader avant Charlotte. Avec la France, au Mans ou à Nancy pendant le lockout, Batum a su montrer son aura de champion partout et tirer le meilleur de ses équipes.

 

Résultats : 1-1, le point de la polyvalence est pour Batman. Les deux couteaux-suisses donnent dans chaque domaine mais la version française est généralement titulaire alors que le turc sortait du banc la moitié de sa carrière. En plus, Nico compte 7 triple double contre 2 pour Hedo. C'est le seul moyen que nous avons trouvé pour départager ses deux hommes à tout bien faire. 

 

  • Round 3 : La technique

 

Sylvain : Boosteur offensif des Kings, Turkoglu se distingue par son art de la contre-attaque. Mis sur orbite par Williams ou Bibby, il est le finisseur attitré du second cinq de Sacramento. Par la suite, Hedo fait évoluer son jeu en s'armant d'un tir (très) longue distance fiable. Il cumule six saisons à plus de 40% derrière l'arc et n'hésite pas à artiller en première intention sous le maillot du Magic. Doté d'un excellent handle pour un joueur de sa taille (2m08), Hedo s'avère percutant sur pénétration. En fin de carrière, évoluant dans un registre de point forward, c'est lui qui lance désormais les contre-attaques. Shooteur, passeur, créateur, Turkoglu s'est distingué par son sang froid dans le money time où toutes ses qualités lui ont permis de remporter des matchs sur le fil du rasoir.

 

David : Batum sait tout faire, je l'ai déjà dit. Cette polyvalence est due aussi bien à ses capacités physiques qu'à son QI Basket. Avec sa vitesse et ses 2m03, Batum assure aux postes d'arrière et d'ailier. Sa détente et son explosivité lui permettent de claquer des dunks en plein trafic ou de basher ses adversaires par surprise.

Nico a une très bonne vision du jeu qui lui permet de passer la balle à ses coéquipiers dans les meilleures conditions. Si LeBron James est la référence parmi les "point forwards", Batman est lui-aussi un grand maître à jouer parmi les postes 3. A ses capacités à pénétrer dans la raquette et distribuer le jeu, la triple menace de Batum est encore renforcée avec un shoot à 3pts plutôt fiable avec 35% de réussite en carrière.

 

 

Résultats : 2-1 pour Nico. Là encore, un round très difficile pour départager les deux joueurs. Hedo n'est pas en reste mais Batum semble un léger ton au dessus en terme de technique et de performances physiques. 

 

  • Round 4 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

Sylvain : Hedo Turkoglu c'est tout simplement le Michael Jordan turc. Premier joueur du pays à traverser l'Atlantique pour faire carrière en NBA, il a ouvert la voie aux Mehmet Okur, Omer Asik et Enes Kanter. C'est lors de son prime également que la Turquie remporte les deux seules médailles internationales de son palmarès. Une icône vivante en Anatolie, il a même fait une apparition en guest star dans la version turque de "The Voice", à la plus grande surprise du jury.

Depuis sa retraite, il s'implique également dans la vie sportive et politique de son pays. En 2015, il a pris les rênes de la Fédération Turque de Basket. Puis en mars 2016, il est nommé conseiller du président Erdogan. Une implication discutable puisqu'on l'a vu récemment critiqué Kanter en le qualifiant de traître pour la nation.

 

David : Investisseur pour relancer le Caen Basket Calvados, parrain du tournoi La mie caline et co-producteur du film Nola Circus avec d'autres athlètes comme Bacary Sagna, Nico donne à gauche à droite de son influence. La ville de Malauney nomme son Gymnase Nicolas Batum en 2014 et en 2015 Nico est nommé au directoire du Mans Sarthe Basket. 

L'impact du Français dans le monde du basket est énorme, surtout en France. Aux Etats-Unis, il s'impose comme un titulaire indiscutable qui, à 28 ans, peut encore progresser. Sans être la star qui marque 30pts par matchs, Batum est tout aussi utile à son équipe en facilitant le jeu des deux côtés du terrain en en noircissant chaque colonnes de stats.

 

Résultats : 2-2, Turkoglu revient au score. Il a bien plus marqué la NBA que Batum qui lui est d'ailleurs plutôt discret en dehors des parquets. 

 

  • Round 5 : Les distinctions personnelles

 

Sylvain : Sous le maillot des Kings, Hedo glane une nomination dans la NBA All-Rookie Second Team et frôle l'obtention du Trophée de Meilleur 6ème Homme la saison suivante. Mais, c'est avec le Magic en 2008 qu'il gagne la reconnaissance en décrochant le titre de Most Improved Player. Avec une production digne d'un All Star, il réalise ses meilleures stats et rafle le titre de joueur du mois d'avril en tournant à 20 points, 4.3 rebonds et 6.4 assists.

S'il rate le coche en finale NBA, Turkoglu se rattrape sur la scène européenne. Double vainqueur du championnat turc avec l'Efes Pilsen, Hedo devient le figure de proue de la sélection nationale. Lors des championnats d'Europe en 2001, ses 15.5 points permettent à la Turquie de remporter la première médaille de son histoire. Re-belote lors des championnats du monde en 2010 avec la médaille d'argent acquise à domicile. Hedo s'y affiche encore à 12.3 points à 30 ans passés.

 

David :  Nico a été élu joueur de la semaine en NBA... une fois en novembre 2015. C'est tout pour le palmarès NBA de Batum mais à sa défense, il n'a pas toujours été l'une des armes principales de son équipe ni dans une équipe qui pouvait lui donner les moyens de briller collectivement.

Dans d'autres milieu, lorsqu'il a pu montrer ses capacités et être entouré de joueurs de qualité, Batum a brillé. Joueur du mois de mars 2007 en novembre 2011 en Pro A, MVP du match des champions en 2011 et surtout ; sélectionné dans le Cinq Majeur de la coupe du monde 2014 en Espagne, Batum fait partie du gratin des joueurs européens.

Avec l'équipe de France, il ajoute encore de belles médailles à son palmarès avec le bronze à la coupe du monde 2014, le bronze à l'Euro 2015, l'argent à l'Euro 2011 et surtout l'or à l'Euro 2013.  

 

Résultats :  3-2 pour Turkoglu. Batum a eu l'or à l'Euro mais Turkoglu a aussi brillé avec la Turquie. En NBA, le palmarès d'Hedo est par contre bien plus impressionnant pour le moment avec cette finale NBA où il aura fallu le talent de Kobe Bryant, Pau Gasol et Lamar Odom pour empêcher le Magic de l'emporter.

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes
 

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