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Tracy McGrady Vs Kevin Durant

Tracy McGrady Vs Kevin Durant

 

Duel de génération compare une star actuelle avec son alter-ego du passé. Cette semaine, pour la reprise des hostilités en NBA, on s'intéresse à la signature de l'été qui a déchaîné les passions. Kevin Durant va devoir mouiller son nouveau maillot des Warriors pour venir à bout de l'un des plus gros scoreurs de ces dernières années, Tracy McGrady.

Face à face, deux monstres offensifs capables d'enflammer les parquets les soirs de main chaude, deux ailiers top scoreurs de la Ligue avec des moyennes à plus de 30 unités. Les points vont pleuvoir de tous côtés sur le ring pour ce duel entre l'ancienne fusée de Houston, Tracy McGrady représenté par David et le néo-guerrier de la Baie, Kevin Durant défendu par Sylvain.

 

  • Round 1 : Apport Offensif

 

David : En 1997, après Tim Duncan, Chauncey Billups et autres Ron Mercer, Tracy McGrady est sélectionné par les Raptors et leur 9ème pick. Le gamin a 18 ans et sort de Mt Zion Academy en Highschool. A l'époque, encore plus qu'aujourd'hui, il est rare de sélectionner un joueur de cet âge et qui n'était même pas en NCAA. Mais comme Kobe Bryant et Kevin Garnett avant lui, T-Mac ne décevra pas ! L'arrière/ailier de 2m03 commence timidement sa carrière NBA. Avec Toronto, il montre de belles choses avec 7pts et 4rbds en 18 minutes en moyennes. Cette année n'est qu'un tour de chauffe, son cousin Vince Carter le rejoindra au Canada pour le prochain exercice. On connaît bien le succès qu'aura alors Air Canada, il devient vite titulaire et Tracy passe au second plan pendant ses deux années de cohabitation avec Vince. McGrady passe à 9pts de moyennes puis à 15 l'année suivante, c'est bien mais pendant ce temps, Vinsanity en est à 18pts pendant sa saison rookie puis 25 l'année d'après. C'est sûr, les deux joueurs sont talentueux mais les Raptors ont clairement choisi de miser sur Carter. Tracy décide de quitter le Canada après trois ans.

 

Pour rejoindre sa famille et tenter de voler de ses propres ailes sans son cousin, McGrady choisit la Floride et le Magic d'Orlando. Là-bas, on compte l'associer à Grant Hill pour former un formidable duo... qui ne se réunira presque jamais, la faute aux chevilles de Grant qui lâcheront trop souvent. Mais T-Mac est lancé, il est titulaire immédiatement et passe à 28pts de moyennes sur la saison. Il est élu Most Improved Player au nez et à la barbe de Pedrag Stojakovic et Steve Nash, la carrière de McGrady est enfin lancée !

T-Mac passera quatre saisons à Orlando pour 28.1pts de moyennes. Pendant cette période, il est à son meilleur niveau et est régulièrement cité parmi les possibles MVP. Avec Allen Iverson, Kobe Bryant et Vince Carter, il fait partie des meilleurs arrières de l'époque. En 2003 et 2004, il est meilleur scoreur de la ligue avec 32.1pts puis 28.0pts de moyennes. Malgré trois qualifications en playoffs, le Magic ne passe pourtant pas le premier tour malgré l'efficacité de leur Franchise Player. Tracy en a assez, il demande son transfert. Il sera exaucé en 2004 avec un trade contre Cuttino Mobley et Steve Francis, direction le Texas, McGrady est désormais un Rocket. 

 

A Houston, Tracy McGrady doit former avec Yao Ming l'équivalent du duo Kobe Bryant-Shaquille O'Neal... rien que ça ! Le talent est présent et peut au moins rivaliser avec les deux Lakers... mais la santé des deux Rockets ne leur permettra jamais de lutter. Tracy reste une des pointures de la ligue avec 25pts de moyennes dès sa première saison dans le Texas. Il reste même au dessus de 20pts pendant quatre saisons mais manque énormément de match. Son corps ne tient plus et le déclin commence. Il participe trois fois aux playoffs pour autant d'élimination au premier tour. Lors de la saison 2008/2009, il chute à 15pts de moyennes et ne dispute que 35 matchs. McGrady est devenu l'ombre de lui-même et sera transféré à New York pendant l'exercice suivant. 

 

A ce stade de sa carrière, T-Mac est presque un journey man. Il passe ses quatre dernières saisons en NBA entre New York, Atlanta, Detroit et San Antonio. Ses coups de génie sont rares même si son QI Basket lui permet d'être efficace au poste de meneur de jeu par moment... il frôle même deux fois le triple-double avec les Hawks. Il passe enfin le premier tour pour sa dernière année avec les Spurs... Mais en ne jouant que cinq minutes pendant ces playoffs... il avait signé son contrat à San Antonio au début des playoffs après une saison passée en Chine. 

 

Sylvain : Gosse, le Petit Kevin rêve de devenir une star NBA en regardant son équipe favorite, les Toronto Raptors où évolue son idole de toujours Vince Carter. Pour espérer rejoindre son modèle dans la Grande Ligue, Durant se met à arpenter plusieurs lycées chrétiens durant son adolescence où ses aptitudes offensives forcent déjà le respect. Avant son entrée en fac, il est considéré comme le plus gros prospect de sa génération derrière... Greg Oden. Dans la foulée, il est nommé co-MVP du McDonald's All-American Game en compagnie de Chase Budinger. Deux noms qui font bien sourire quelques années après. En 2006, il intègre l'équipe des Bighorns du Texas. Dès sa première année, KD fait saliver les scouts NBA qui voient en lui un attaquant né. Il faut dire que l'ailier tourne à 25.8 points de moyenne et remporte les titres de Big 12 Player of the Year et Naismith College Player of the Year. Avec de telles stats, Durant décide de ne pas moisir en NCAA et se déclare éligible à la draft 2007.

A 19 ans, son physique fluet fait naître quelques doutes sur son aptitude à s'imposer tout de suite à l'échelon supérieur. En pleine reconstruction, les Supersonics de Seattle mise sur Durantula, choisi en numéro deux de la draft, juste derrière Oden. L'équipe coachée par P.J. Carlesimo est à la recherche d'un leader offensif après les départs de Ray Allen et Rashard Lewis. Dans un contexte peu propice à l'épanouissement où seuls Chris Wilcox et Wally Szczerbiak émergent à une dizaine de points, Durant réussit son pari en s'imposant comme le scoreur patenté de l'équipe. Avec 20.3 points de moyenne, il devient le troisième joueur de moins de 20 ans en compagnie de LeBron James et Carmelo Anthony, à dépasser les seuil fatidique des 20 unités par match. La saison suivante, coup de tonnerre dans la Ligue : la franchise mythique de Seattle déménage dans l'Oklahoma pour devenir le Thunder. Durant change d'uniforme mais pas d'équipe.

L'arrivée de Russell Westbrook la draft suivante va vite placée la jeune franchise sur la carte de la NBA. Le duo s'affirme immédiatement comme l'un des plus performants. La présence du meneur électrique d'OKC permet à Durant de s'éclater en attaque. Sur jeu en isolation, le shoot de l'ailier fait des ravages et en 2010, il crève le plafond symbolique des 30 points de moyenne. Le Thunder progresse à la vitesse de l'éclair en passant de 23 à 50 victoires. A 21 ans, KD est devenu la menace offensive la plus prolifique de la Ligue et s'adjuge 3 titres consécutifs de meilleur scoreur NBA. Sa réputation dépasse même le cadre des Etats-Unis quand il remporte, en 2010, le titre de MVP du championnat du monde avec Team USA. Sa soif de points est intarissable : en janvier 2014, il score au moins 30 points pendant 12 matchs d'affilée et en avril il dépasse son altesse Michael Jordan en enchaînant 41 rencontres consécutives à plus de 25 unités. En toute logique, il décroche le titre de MVP cette année-là.

Pourtant, sur le plan collectif, le Thunder stagne. Après s'être qualifié pour les NBA Finals en 2012, OKC ne parvient plus à atteindre la dernière marche. Durant le discret et Westbrook l'impétueux gagnent toujours autant de matchs mais se font sortir régulièrement en playoffs. A tel point qu'on remet en cause leur complémentarité. Après avoir touché du doigt les dernières finales, le Thunder explose 4 à 3 contre les Warriors. La suite, on la connaît tous... Durant va prendre la décision la plus controversée de l'Histoire depuis le départ de King James pour Miami. En signant dans la Baie d'Oakland, KD rejoint le duo de pistoleros le plus productif de la Ligue et espère, enfin, mettre la main sur le Graal ultime qui manque à son palmarès.

 

Résultats : 1-0 pour Kevin Durant. Tracy est un formidable attaquant, double meilleur scoreur de la ligue... mais Kevin est tout simplement au-dessus. De son année rookie à aujourd'hui, il n'a jamais été sous la barre des 20pts. 

 

  • Round 2 : Polyvalence et Leadership

 

David : Capable de jouer arrière, ailier puis même meneur de jeu en fin de carrière, Tracy McGrady était vraiment un all-around player. Avec 19pts, 4pds et 5rbds en carrière, Tracy était excellent pour son poste dans les trois statistiques principales. Moins souvent comparé à Michael Jordan que son pote Kobe, Tracy présente pourtant des similitudes avec les deux légendes. Excellent attaquant et tout aussi efficace en défense à ses meilleurs moments, McGrady était techniquement au dessus du lot, surtout pendant sa période Magic. C'était en plus un athlète incroyable, rapide avec une détente phénoménale. On se souvient de ses alley-oop en solo avec la planche, le mouvement a même été appelé T-Mac par certains. 

S'il n'était pas le Boss de son équipe à Toronto, il en était bien le leader à Orlando et Houston. Il s'est fait une réputation de loser pendant cette période en ne dépassant jamais le premier tour des playoffs, mais Tracy a pourtant tout donné. Ses stats étaient dignes d'un MVP mais il n'a jamais été aussi bien entouré que les champions de l'époque. 

 

Sylvain : Très grand pour un ailier, Kevin Durant possède des prédispositions pour le rebond. Dès ses années lycée, il tourne en double double avec une moyenne de 11.1 prises en high school. Mais, avec le jeu beaucoup plus physique de la NBA, KD va mettre du temps à performer dans ce secteur. Ses premières saisons, il les passe au large de la raquette à dégainer tous azimuts. Devenu plus robuste avec l'âge, il parvient à atteindre la barre des 8 rebonds de moyenne en 2012. Sa vision du jeu évolue également. KD est un très bon passeur en cas de prise à deux. Sa moyenne d'assists progresse constamment pour atteindre 5,5 passes en 2014. Durant n'est plus qu'un simple scoreur comme ne témoignent ses 7 triple double réalisés sous le maillot d'OKC.

Ses qualités défensives sont également très sous-estimées. Avec son envergure incroyable, Durantula tisse sa toile des deux côtés du parquet en cumulant plus d'un contre et d'une interception par match sur l'ensemble de sa carrière. Ses longs bras sont une gêne permanente pour son adversaire et sa taille lui permet aussi d'avoir des match-up favorables sur les postes 3 et 4.

 

Résultats : 1-1, point pour McGrady ici.  A leur meilleur niveau, les deux jours sont tout aussi polyvalents. Si Tracy se coltine cette image de loser, il a pourtant été le leader de son équipe la plupart du temps. De son côté, Durant a partagé ce rôle d'égal à égal avec Russell Westbrook pendant des années avant de se brader à Golden State où il ne sera pas non plus LE leader. 

 

  • Round 3 : Distinctions personnelles

 

David : MIP, sept fois All-Star, sept fois All-NBA, deux fois meilleurs scoreurs de la ligue. Le palmarès de Tracy n'est pas à la hauteur de son talent. Malgré des statistiques de folie, il n'a jamais pu décrocher le titre de MVP car trop esseulé dans ses équipes. Pour les titres collectifs, le constat est le même. Des équipes faibles et/ou des blessures à répétition ont gâché toutes les chances de McGrady. On garde de lui le souvenir d'un magnifique perdant, luttant malheureusement plus souvent contre les blessures que pour le titre. 
En creusant un peu, on peut lui trouver un titre de champion de la Conférence Ouest avec les Spurs en 2013. Il y avait signé en fin de saison pour jouer les playoffs. Il aurait même pu obtenir une bague cette année là... mais San Antonio s'est incliné au match 7 des finales contre Miami.

 

Sylvain : Sur le plan offensif, Kevin Durant possède, à seulement 28 ans, une quantité de records impresionnante : plus grand nombre de points marqués lors d'un Rookie Challenge (46), meilleur score d'un joueur de Team USA (38), KD est également titulaire du record du nombre de matchs consécutifs à plus de 25 points (41). 4 titres de meilleur scoreur de Ligue, un titre de joueur le plus adroit aux LF (90,5% en 2013), il cumule les récompenses individuelles : Rookie of the Year en 2008, MVP de la saison en 2014, MVP du All Star Game en 2012, il compte 5 nominations dans la All-NBA First Team et 6 étoiles de All Star. Côté collectif, Durant n'a, certes, toujours pas de bague NBA au doigt, mais peut se consoler avec trois médailles d'or acquises avec Team USA (2 olympiques et une de champion du monde). Le reste de son palmarès reste à venir avec sa nouvelle équipe...

 

 

Résultats : 2-1, avantage Durant. Le palmarès de T-Mac est bien trop pauvre pour rivaliser avec Durantula... ROY, MVP et encore au top à 28 ans.

 

  • Round 4 : La technique

 

David : Rapide, athlétique, adroit... Tracy combine tous les avantages nécessaires pour être au top au poste d'arrière. Aussi bon en défense qu'en attaque pendant ses meilleures années, T-Mac était un danger à n'importe quel endroit du terrain. Bon dribbleur, excellent passeur, capable de prendre beaucoup de rebonds, il y a finalement peu de chose que Tracy ne savait pas faire sur un terrain. Dangereux avec ses fadeaway et pouvant shooter par dessus la tête de n'importe quel défenseur, l'arrière était instopable à Orlando. A Houston, son jeu évolue mais il reste un virtuose pendant encore de belles années. On se souvient de ses 13pts en 35 secondes contre les Spurs par exemple !

 

 

Sylvain : Du haut de ses 2m06, Kevin Durant aurait pu être un power foward talentueux. Mais, trop frêle pour évoluer au poste 4, il est devenu le prototype de l'ailier moderne : rapide, longiligne et adroit. Son jump shoot est l'un des plus fluide de la Ligue, malgré une mécanique très personnelle. En effet, Durant ne cadre pas le cercle au moment de tirer, mais aligne son corps en dirigeant sa hanche en direction du panier. Une technique diaboliquement efficace puisque l'ailier des Warriors est un membre du club très fermé des 50-40-90. Bon manieur de balle pour sa taille, KD peut se créer son shoot en toute circonstance : fadeaway, catch-and-shoot, post-up, Durantula a toute la palette de l'attaquant ultime. Une gamme incroyable qui l'a souvent amené à évoluer en situation d'isolation.

 

Résultats : 3-2, voici le round habituel où on arrive pas à départager les deux stars. Techniquement, les deux joueurs sont des phénomènes et à leurs époques respectives, on ne trouve que peu de joueurs qu'on peut classer au dessus. Kobe Bryant à l'époque T-Mac, LeBron James pour Durant ? Et ensuite ?

 

  • Round 5 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

David : Tracy McGrady traînait un manque d'expression durant toute sa carrière qui lui a valu le surnom de Droopy. Sous son air endormi pourtant, se cache un féroce attaquant mais dans un registre différent qu'Iverson, Kobe ou même Carter. Moins trashtalker que les deux premiers, moins showman que le troisième, Tracy pouvait pourtant changer l'issue d'un match à tout moment.

Basketteur génial, McGrady a suivi les traces de Michael Jordan en tentant une reconversion dans le Baseball. En 2014, il a joué avec les Sugar land Skeeters. 

Pendant sa dernière année avec les Rockets, il change son n°1 par le 3 pour l'association "3 points Darfur" dont il fait partie avec Derek Fisher, Baron Davis et Jermaine O'Neal. T-Mac est impliqué dans cette cause et veut le montrer à chaque fois qu'il entre sur le terrain. Il s'est rendu plusieurs fois au Darfour et a permis l'ouverture d'école et d'hôpitaux pour les réfugiés. 

T-Mac a aussi été, bien avant Derrick Rose et Dwight Howard, le principal athlète à représenter Adidas en NBA. Kobe était aussi chez Adidas à l'époque mais à son départ, ce sont les chaussures de Tracy qui cassaient la baraque dans les stores.

 

 

Sylvain : Discret mais efficace, Kevin Durant est un tueur silencieux sur le parquet et le gendre idéal en dehors. Marié à la joueuse professionnelle Monica Wright, double championne WNBA avec Minnesota, KD ne défraye jamais la chronique pour des frasques extra-sportives. Il n'y a que lors des derniers playoffs, que l'ex star du Thunder a tenté de sortir de cette image trop propre de Nice Guy, notamment en traitant Mark Cuban d'idiot. Du menu fretin par rapport à l'onde de choc qu'il a provoqué en quittant l'Oklahoma. Sa décision a engendré une vague de haters rarement vue en NBA. Le terme "quitter sa zone de confort" reste encore dans la gorge des fans du Thunder. Qu'importe, KD est libre de choisir son destin. A lui de prouver qu'il a les ressources mentales suffisantes pour outrepasser les critiques.

En dehors du terrain, Durant est devenu l'une des effigies de Nike qui sort régulièrement des modèles personnalisés à son nom. Le néo Warrior s'est même essayé au cinéma dans le film "Thunderstruck" où il perd par accident son talent au profit d'un jeune fan très maladroit.

 

Résultats : 4-3 et voici un second round où on donne un point à chaque joueur. Les deux joueurs sont autant nice guy l'un que l'autre. Leur performances ont été acclamés par les fans et leurs pairs et entre Tracy qui se bat pour le Darfour et l'aura de MVP de Kevin, difficile de faire un choix. Durant sort finalement vainqueur de ce duel, reste à savoir si contrairement à McGrady il obtiendra un titre... mais son arrivée à Golden State devrait accélérer les choses. 

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes

 

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