Grant Hill Vs Paul George

Grant Hill Vs Paul George

Duel de génération compare une star actuelle avec son alter-ego du passé. A l'orée des playoffs, Paul George recommence à aligner les cartons et shoots clutch. Two way player par excellence, PG affronte un autre ailier qui a fait de la polyvalence, sa marque de fabrique : Grant Hill.

Ayant connu une grave blessure en pleine ascension dans leur carrière, Paul George et Grant Hill sont revenus au premier plan grâce à leur mental. Si le Pacer a fait un retour fracassant comme leader de sa franchise, l'ex Piston a du modifier quelque peu son jeu. Pour départager les deux ailiers et leur impact dans la Ligue, David défendra la cause de Grant Hill et Sylvain celle de Paul George.

 

  • Round 1 : Apport Offensif

 

David : Fils de Calvin Hill, Running Back des Cowboys de Dallas, Grant Hill avait le sport dans le sang dès la naissance. Contrairement à son père, c'est vers le basket qu'il se tourne avec succès, montrant des capacités étonnantes dès le lycée. Il intègre alors Duke où il côtoie Christian Laettner et remporte deux titres NCAA. En quatre années avec les Blue Devils, Hill enregistre 14.9pts, 6rbds, 3.6pds, 1.7ints et 1ctr de moyennes... Il sait tout faire !

 

Sa place dans le top 3 de la Draft 1994 est assurée, il est choisit par les Pistons derrière le Big Dog Glen Robinson et Jason Kidd. A Detroit, Hill est titulaire 69 fois sur les 70 matchs qu'il joue cette saison et le résultat est largement au delà des attentes. 19.9pts de moyennes avec 5pds, 6.4rbds. 1.8ints et 0.9ctrs. Il est élu co-rookie de l'année avec Kidd et les comparaisons avec Michael Jordan et Magic Johnson commencent déjà !

Grant Hill maintient ce niveau pendant six saisons, six saisons d'excellence où il brille individuellement mais Detroit ne passe jamais le premier tour des Playoffs. Hill fait part de ses envies de départ au Staff des Pistons... Un trade aboutit quelques jours plus tard, Detroit obtient Chucky Atkins et Ben Wallace, Grant jouera désormais à Orlando. 

 

On est en 2000 et le Magic vient également d'intégrer Tracy McGrady dans son roster, le duo est alléchant, T-Mac va pouvoir former avec Hill ce qu'il n'a pas réussi à faire avec Vince Carter, un tandem arrière-ailier aussi détonnant que celui que formaient Michael Jordan et Scottie Pippen

Mais l'air d'Orlando ne fait pas toujours du bien aux stars qui y jouent... La malédiction frappe Grant Hill... La même qui avait touché Penny Hardaway quelques années plus tôt et qui touchera McGrady quelques saisons plus tard. Hill se blesse au bout de quatre matchs seulement en Floride, sa saison est finie. Sa cheville ne tient plus et il ne jouera que 14 puis 29 matchs les saisons suivantes. T-Mac explose individuellement pendant ce temps mais est bien seul pour sauver le Magic. Après une saison blanche, Hill revient pourtant en 2004 et rassure les fans avec 19.7pts de moyennes en 67 matchs... Il n'en jouera que 21 la saison suivante, toujours pour les mêmes raisons. 

 

Mister Nice Guy effectue sa dernière saison à Orlando en 2006-2007, il jouera 65 matchs pour 14pts de moyennes et jouera ses quatre seuls matchs de Playoffs pour cette franchise. Il est temps de changer d'air et de rejoindre l'Arizona.

A Phoenix, Hill rejoint Steve Nash, Amar'e Stoudemire, Shawn Marion puis Shaquille O'Neal. Il croise encore de nombreux joueurs de qualités comme Boris Diaw, Leandro Barbosa, Raja Bell ou Vince Carter. Contre toute attente, la greffe prend et si Grant n'est plus le fer de lance de l'équipe, il devient un parfait complément pour ses coéquipiers pendant cinq ans. Il score lorsqu'il le faut, prend des rebonds si nécessaire et facilite le travail des autres stars du roster. Lors de sa deuxième saison avec les Suns, il parvient même à jouer 82 matchs pour la première fois de sa carrière. Il tournera à 12pts de moyennes pendant sa période Suns pour 19 matchs de Playoffs, 4 de plus qu'avec Detroit lorsqu'il était à son apogée individuellement.

 

En 2012, après une dernière saison à Phoenix à demi-tronquée par les blessures, il tente un dernier pari à Los Angeles chez les Clippers avec Chris Paul et Blake Griffin... Se seront ses 29 derniers matchs avant sa retraite annoncée le 1er juin 2013.

 

Sylvain : Entre une sœur basketteuse et une autre volleyeuse, Paul George passe sa jeunesse à Los Angeles. Comme tant de gamins du coin, il idolâtre la star locale Kobe Bryant, essayant d'imiter les shoots et les attitudes du joueur des Lakers. Jusqu'à sa première année de lycée, il n'est inscrit dans aucune équipe. Le basket, il le pratique en un contre un avec sa sœur aînée Teiosha. Tout comme un autre Californien quelques années auparavant, Reggie Miller avec sa sœur Cheryl. Le point commun ne s'arrêtera pas là bien sûr. Engagé à la Knight High School de Palmdale, George attend son année senior pour véritablement décoller : 23.2 points et 11.5 rebonds. Malgré cela, il ne pointe qu'à la 20ème position des prospects de l'Etat, loin derrière Jrue Holiday ou DeMar DeRozan.

La petite fac de Fresno State (6 participations seulement au tournoi NCAA) tente le pari. Une réussite puisque George gagne en agressivité en attaque et fait régulièrement le buzz avec des dunks monstrueux dont le fameux poster sur Mickey McConnell. Il est élu dans le Top 10 des joueurs les plus spectaculaires du pays par le magazine Sport Illustrated. Avec 17 points et 7 rebonds en sophomore, il n'accède pas au tournoi NCAA et choisit d'écourter sa carrière universitaire.

 

En 2010, les mock drafts l'annoncent chez les Grizzlies au 12ème choix. Indiana qui misait sur Derrick Favors, voit filer l'intérieur chez les Nets. Le front office hésite alors entre Ed Davis et Paul George. Finalement, les Pacers opteront pour la seconde piste et sélectionnent le californien en 10ème position. Larry Bird tente, toutefois, de monter un trade incluant PG-13 et Danny Granger pour récupérer Favors et Devin Harris. Peine perdue, l'échange tombe à l'eau. George prend bien la direction de l'Indiana pour 4 millions sur 2 ans.

A cette époque, la star des Pacers, c'est Danny Granger et ses 20 points de moyenne. George attend son heure sur le banc en intégrant petit à petit les rotations. Aligné en tant que shooting guard, l'ancien Bulldog intègre le second cinq rookie avec 7.8 points en 20 minutes. Le départ des arrières Brandon Rush et Mike Dunleavy, la saison suivante, lui ouvre les portes du 5 Majeur. Plus adroit longue distance (38,5% à 3 points contre 29,7% en 2010), il réalise un exercice solide avec 12.1 unités en 30 minutes. Les Pacers passeront même un tour de playoffs en éliminant le Magic avant de succomber face à l'armada du Heat. Le début d'une rivalité entre les deux franchises.

 

Car en 2012, Paul George va changer de statut. Recadré small forward après la grave blessure de Danny Granger, PG explose les compteurs et devient la principale menace offensive des hommes de Frank Vogel (17.4 points) et le second créateur de l'équipe (4.1 assists). Il multiplie les prouesses comme son premier triple double contre les Bobcats (23 points, 12 rebonds et 12 passes) ou ses 9 tirs primés contre les Hornets... un record de franchise qui efface Reggie Miller des tablettes ! En février, il gagne sa première étoile de All Star et poursuit sur sa lancée en playoffs. Les Pacers éliminent les Hawks puis à la surprise générale, les Knicks, pourtant titulaire du second bilan à l'Est. La défense de Paul George sur Carmelo Anthony n'est pas étrangère à cette performance. En finale de Conférence, Indiana retrouve le Heat. PG-13 hausse encore son niveau et joue les yeux dans les yeux face à LeBron James. Les Floridiens devront passer par un Game 7 pour venir à bout des Pacers.

Re-belote la saison suivante où Indiana arrive en pole position de la Conférence avec 56 victoires. George dépasse pour la première fois les 20 points de moyenne (21.7). Avec le trublion Lance Stephenson et le métronome David West, les Pacers retrouvent le Heat en finale. Les 24 points de moyenne de PG-13 n'empêchent pas une nouvelle désillusion 4 à 2. L'ailier pense se changer les idées avec Team USA lors du Championnat du Monde 2014. Au cours du training camp, George retombe mal après un contre sur James Harden. L'image est terrible et fait le tour de la planète basket. Fracture du tibia et du péroné. Fauché en pleine ascension, la sphère NBA est accablée.

 

Après une saison quasi blanche, les interrogations subsistent autour de la santé du Pacer. Au terme d'une rééducation XXL, il va quand même faire son retour pour les 6 derniers matchs de la saison dans une ovation insensé de son public. Son entame de saison 2016 chassera les derniers doutes sur sa récupération. Il est nommé meilleur joueur de novembre avec 27.2 points, 8.1 rebonds et 4.4 passes. Qualifié in extremis, Indiana donnera des sueurs froides aux Raptors avec un Paul George au sommet de son art. Clutch en attaque et intraitable en défense, il est à deux doigts d'éliminer les Canadiens à lui seul.

Cette saison, malgré les renforts de Jeff Teague et Thaddeus Young, PG est encore au four et au moulin avec sa meilleure production au scoring (23.3 points). Et il faudra encore du grand Paul George pour porter les Pacers en playoffs contre les Cavs.

 

Résultats : 1-1. Comme souvent, difficile de départager les deux protagonistes au scoring. Hill a été efficace plus vite que George... mais George semble plus régulier malgré une saison quasi blanche.

 

  • Round 2 : Polyvalence et Leadership

 

David : La polyvalence, Hill l'avait déjà en NCAA et l'a bien ramené avec lui en NBA. Ailier longiligne et athlétique de 2m03, il avait les armes pour se défendre partout sur le terrain. Assez grand et habile pour prendre des rebonds, Grant est également doté d'un bonne vision du jeu qui lui permettait de passer le ballon avec brio tout en étant un énorme scoreur. En défense, il n'était pas non plus le dernier pour voler des ballons et contrer des tirs adverses.


Côté Leadership, loin des trashtalkers de la ligue, Hill imposait sa présence par son calme et son sang froid. Mr Nice Guy montrait l'exemple en jouant juste et en faisant ce qu'il fallait à chaque fois, seules ses blessures l'ont empêché de mener les siens au sommet en l'écartant des parquets. 

 

 

Sylvain : Utilisé comme shooting guard à son arrivée dans la Ligue, Paul George va se décaler petit à petit au poste de small forward. Un recadrage plus en adéquation avec son physique. Ses 2m07 lui assurent une grosse présence au rebond : second des Pacers cette saison et 5ème chez les ailiers en NBA. Indiana a même tenté l'expérience de l'aligner au poste 4 dans une version small ball. Pas forcément une réussite car les talents de playmaking de PG-13 s'en trouvaient amoindris. Avant l'arrivée de Jeff Teague cet été, la création des Pacers reposait en grande partie sur ses épaules. Avec deux saisons à plus de 4 assists, George sait trouver le bon coéquipier en cas de prise à deux. Un profil all around qui se traduit par 62 double double et 3 triple double en carrière.

À la différence de nombreux ailiers scoreurs, George se dépense sans compter en défense ; l'un des meilleurs two way player de la Ligue. Toujours en mouvement, il passe sous les écrans pour suivre son vis à vis, vient en aide sur un intérieur et ne mord que rarement aux feintes de son adversaire. Une véritable sangsue, élue trois fois dans les NBA All-Defensive Teams, l'un des rares joueurs à l'Est à pouvoir regarder LeBron James dans les yeux.

Depuis son éclosion en 2012, George incarne à lui seul la franchise des Pacers. Franchise player, porte-voix sur le parquet, go-to-guy, il multiple les casquettes de leader. Une emprise sur l'équipe qui trouve son paroxysme en playoffs. L'an dernier, George a porté les Pacers à bout de bras en arrachant un Game 7 contre les Raptors. Il termine la série vaincu mais en tête au niveau du scoring, des rebonds, des passes et des interceptions.

 

Résultats : 2-1 pour George. Le Pacer est encore meilleur en défense que ne l'est Hill, c'est ce qui suffit à faire pencher la balance dans ce duel de joueurs polyvalents. 

 

  • Round 3 : La technique

 

David : Aujourd'hui, on a LeBron James et Kevin Durant... Mais à l'époque, Grant Hill était le premier qu'on qualifiait de "Michael Jordan en plus grand".  Beaucoup plus fragile aussi, on le saura quelques années plus tard malheureusement. 

Techniquement, Hill était au dessus dès son arrivée dans la ligue (pendant la première retraite de MJ justement). Malgré ses 2m03, il dribble comme un arrière, prend les rebonds comme un ailier fort et peut aussi passer la balle comme un meneur. On ajoute à ceci ces capacités athlétiques hors-normes et on comprend pourquoi Grant Hill était si dangeureux. En attaque, il pouvait shooter, passer ou partir en dribble, la triple menace incarnée. En défense, son intelligence et son Q.I Basket ne laissait pas de marge d'erreur aux attaquants adverses. 

 

Sylvain : En incapacité de se créer son propre shoot à son arrivée en NBA, Paul George a parcouru bien du chemin. Il est passé du registre de catch and shoot à celui d'un attaquant inarrêtable en isolation. Une situation où il bonifie le jeu collectif des Pacers en tirant profit des duels avantageux. Ses qualités de scoreur en un contre un s'en trouvent décupler avec un arsenal de moves hyper complet : step back longue distance, pull up jumpers sur jeu de transition, jump hook et floaters en pénétration, le Pacer varie les plaisirs selon le type d'adversaire. Et s'il ne trouve pas la mire, il obtient souvent le coup de sifflet de l'arbitre. Avec 90,1% aux lancers (4ème de la Ligue), la sanction est identique.

Comme Reggie Miller en son temps, PG-13 a besoin de l'adrénaline des fins de match serrées pour exprimer la totalité de son talent. Dans le clutch time (les 5 dernières minutes d'un match avec moins de 5 points d'écart), George shoote à 47,6%, le 5ème meilleur pourcentage de la Ligue. Une capacité à se transcender pour emporter le morceau qui fait de lui le go-to-guy attitré de la franchise.

 

 

Résultats : 2-2. Hill revient au score avec sa technique proche de celle de Jordan lui-même. George n'est pas beaucoup moins bien loti niveau technique bien évidemment mais Hill a le mérite d'avoir été prêt techniquement dès son arrivée dans la grande Ligue. 

 

  • Round 4 : Les distinctions personnelles

 

David : S'il fait partie de cette triste listes de talents déchus sans bague NBA, Hill peut se consoler avec ses deux titres de champions NCAA avec Duke et sa médaille d'or à Atlanta en 1996.

Il est également sept fois All-Star, quatre fois All-NBA second Team et une fois dans la first. Il remporte aussi trois fois le titre de joueur le plus fair-play de la ligue, il est d'ailleurs le seul à avoir été récompensé trois fois. 

 

Sylvain : Le palmarès de Paul George suit exactement sa courbe de progression dans la Ligue. Non retenu au Rising Stars Challenge lors de son année rookie, il entre par la grande porte au All Star Game, deux saisons plus tard. Révélé au grand public en 2012-13, il s’adjuge haut la main le trophée de Most Improved Player cette année-là. Intense des deux côtés du parquet, il intègre trois fois la All-NBA Third Team et les NBA All-Defensive Teams à trois reprises également. Ses quatres étoiles de All Star en appellent certainement beaucoup d’autres tant sa popularité ne cesse de grandir.

Sur le plan collectif, les deux finales de la Conférence Est contre le Heat ont marqué les esprits, mais il manque encore une place aux NBA Finals pour lui permettre de changer de statut. Le titre olympique obtenu lors des derniers Jeux Olympiques de Rio est pour l’instant son seul trophée par équipe.

 

Résultats : 3-2 pour Hill. Grant peut remercier Team U.S.A et Duke car ce n'est pas avec des bagues NBA qu'il aurait pu avoir le point ici.

 

  • Round 5 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

David : La carrière de Grant Hill aura tout de même été belle... même si elle en dessous de ce qu'on espérait avec son talent. Hill est un peu le coéquipier rêvé de chaque joueurs, il ne tire pas trop la couverture tout en assurant dans tous les secteurs... Il met une bonne ambiance dans le vestiaire et ne s'embrouille jamais avec les adversaires, on pouvait juste le regretter lorsqu'il se blessait.

Hill est aussi un bel exemple de pérsévérance. Il reviendra à Orlando après une saison blanche pour fermer les bouches de ses détracteurs et montrer qu'il était toujours là. A Phoenix, après sa rechute, il réussit encore à s'intégrer dans un effectif où tout le monde marche au diapason autour de Steve Nash età fo rmer une équipe qu'on aimait regarder jouer.

Hill s'est marié avec la chanteuse R'N'B, Tamia. Imaginez-vous devenir basketteur pro et épouser votre idole, Hill tient sans doute là une plus belle balle que celle d'un titre NBA. Mais surtout, en France, si on parle de Grant Hill, on se souvient surtout de cette pub !

 

Sylvain : Natif de la banlieue de Los Angeles, Paul George adore le strass et les paillettes. Pas de chance, il évolue dans un des plus petits marchés en NBA. Pas évident de devenir une icône médiatique dans un état où les habitants sont surnommés les Hoosiers, littéralement les "cul terreux". Pourtant, son style de jeu hyper spectaculaire et son attitude de vainqueur communicative vont lui faire passer les frontières de l'Indiana. La saison dernière, PG-13 était le 12ème joueur à vendre le plus de maillots en NBA, passant devant le new-yorkais Carmelo Anthony et le californien Chris Paul. Joli pied de nez aux deux plus gros marchés de la Ligue. Le jeu vidéo NBA2K a même choisi l'ailier des Pacers pour la couverture de l'édition standard de 2017.

Célibataire par intermittence, le All Star a déjà un joli palmarès côté cœur. Ses déboires avec l'ancienne strip-teaseuse Daniela Rajic ont fait les Unes des tabloïds et on lui prête, depuis, des relations avec la mannequin Destiny Marie, la playmate Jessica Burciaga et même Valerie Cooke, la femme de Roy Hibbert !

 

Résultats : Victoire 4-3 de Grant Hill. Sur ce dernier round, difficile encore de faire un choix entre Tamia et Jessica Burciaga... le Pacer et l'ancien Piston qui ont tous les deux marqué la ligue. 

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes
 

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