CLE 119 (37-24)
DET 122 (44-14) PR
BKN 111 (15-44)
BOS 148 (39-20)
NYK 127 (38-22)
MIL 98 (26-32)
MEM 124 (22-36)
DAL 105 (21-38)
DEN 121 (37-23)
OKC 127 (46-15) PR
D'après le deuxième straw poll réalisé par ESPN auprès de 100 journalistes, Shai Gilgeous-Alexander domine nettement la course au MVP. Le meneur du Oklahoma City Thunder a récolté 78 votes de première place et figure sur les 100 bulletins. Il devance Nikola Jokic, pivot des Denver Nuggets, qui conserve la deuxième position avec 18 votes en tête.
L'attention autour de cette bataille individuelle dépasse d'ailleurs le strict cadre sportif : performances, statistiques avancées et régularité influencent aussi les tendances observées chez les fans et les analystes, notamment sur les plateformes spécialisées et les petits bookmakers peu connus en Belgique.
Les chiffres plaident en faveur du Canadien : 31.8 points et 6.4 passes de moyenne, à 55.4% au tir, pour une équipe en tête de la Conférence Ouest. Mais la dynamique s'est infléchie. Après un départ historique (24-1), Oklahoma City est rentré dans le rang (18-13), notamment en raison des blessures.
Et comme pour illustrer que chaque rencontre pèse désormais lourd dans le débat, le duel direct entre le Thunder et les Nuggets ce Samedi 28 Février a ravivé la tension dans la course au trophée. De retour après neuf matchs d'absence pour une blessure abdominale, Gilgeous-Alexander a inscrit 36 points dans une victoire 127-121 après prolongation face à Denver. Le match, très physique, a donné lieu à plusieurs fautes techniques et à l'expulsion de Lu Dort après un contact dur sur Jokic. Ce dernier a tout de même compilé 23 points, 17 rebonds et 14 passes, tandis que Jamal Murray a porté les Nuggets avec 39 unités. Symboliquement, même si SGA n'a pas disputé la prolongation, Oklahoma City a fait la différence dans le money time, envoyant un message direct à son principal rival.
Depuis l'entrée en vigueur de la règle des 65 matchs pour être éligible aux récompenses individuelles, la gestion physique est devenue un facteur déterminant. Jokic, auteur d'une ligne statistique impressionnante (28.7 points, 12.7 rebonds, 10.7 passes à 59 % au tir, soit une moyenne en triple double par match !), a vu sa campagne freinée par une contusion osseuse qui l'a éloigné des parquets près d'un mois. Deux matchs manqués supplémentaires pourraient le rendre inéligible.
Le cas du triple MVP est symbolique : malgré un rendement d'élite, sa marge d'erreur s'est considérablement réduite. La course ne se joue plus uniquement sur la performance, mais sur la disponibilité.
La remontée la plus notable du scrutin est celle de Victor Wembanyama. Le pivot des San Antonio Spurs grimpe à la quatrième place, avec trois votes de première position. En troisième saison, le Français affiche 24.4 points, 11.1 rebonds et 2.7 contres de moyenne.
Mais lui aussi est sous surveillance : avec déjà plus d'une dizaine de matchs manqués, son quota d'absences autorisées est presque épuisé. Si San Antonio revient au sommet de l'Ouest et que Wembanyama reste en tenue, un scénario à la Joel Embiid en 2022-2023 - victoire tardive face à Jokic - n'est pas à exclure.
Les blessures ont redistribué les cartes. Cade Cunningham, leader des Detroit Pistons, complète le podium provisoire et incarne la surprise de la saison : Detroit vise l'avantage du terrain à l'Est, une première depuis 2008.
À l'Ouest comme à l'Est, d'autres prétendants restent en embuscade :
- Luka Doncic (Los Angeles Lakers)
- Jaylen Brown (Boston Celtics)
- Donovan Mitchell (Cleveland Cavaliers)
- Jalen Brunson (New York Knicks)
- Tyrese Maxey (Philadelphia 76ers)
Tous doivent composer avec la même contrainte : rester au-dessus du seuil fatidique des 65 matchs.
Cette édition 2025-2026 du MVP illustre une évolution structurelle : le trophée récompense toujours l'excellence individuelle, mais il valorise désormais la constance et la résistance physique autant que l'impact statistique.
SGA possède aujourd'hui une avance confortable. Quant au Joker, il reste une menace crédible. Wembanyama incarne la pression montante. Mais dans une saison marquée par les blessures et les confrontations directes à haute intensité, la vérité du classement peut basculer en une semaine.
Plus que jamais, chaque match compte.