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Kareem Abdul-Jabbar Vs Hakeem Olajuwon

Kareem Abdul-Jabbar Vs Hakeem Olajuwon

  

Pour patienter avant la reprise de la nouvelle saison NBA, Duel de Génération vous propose des oppositions entre légendes du basket. Après Shaq et Wilt la semaine dernière, on continue avec deux autres grands pivots ; Kareem Abdul-Jabbar et Hakeem Olajuwon.

Après les colosses fracasseurs de panier de la semaine dernière, on a eu envie de vous montrer qu'il y avait des pivots subtils et techniques bien avant qu'on ne joue small ball. Aujourd'hui, Duel de génération confronte la légende Kareem Abdul-Jabbar au rêve, Hakeem Olajuwon !

 

  • Round 1 : Apport offensif

 

David : Enfant unique d'une famille d'Harlem, Ferdinand Lewis Alcindor est fils de policier et reçoit une éducation stricte dès le plus jeune âge. Il sait lire très tôt et est le seul noir de sa classe dans cette période des années 50. Souvent raillé par ses camarades, Lew se réfugie dans le basket où il excelle très vite. Trop grand pour son âge, il est sur-classé pour jouer avec des enfants de 3 ans de plus que lui durant ses années d'école primaire. Il intègre plus tard le Power Memorial High School à Manhattan et est coaché par Jack Donohue, futur entraîneur du Canada. Lewis Alcindor est entraîné durement durant cette période, au point de frôler une moyenne en double-double-double (près de 20pts et 20rbds de moyennes !). Il permet à Manhattan d'obtenir le titre trois années consécutives.

Alcindor choisit de changer d'air en arrivant en NCAA. Au revoir New York, bonjour Los Angeles ! Lew sera un Bruin pour UCLA. Le pivot fait très vite parler de lui dans toute l'Amérique. Coaché par John Wooden, Alcindor cumule les titres individuels et collectifs pendant toute sa carrière universitaire. Il est considéré encore aujourd'hui comme le meilleur joueur de l'histoire de la NCAA, le seul à avoir obtenu 3 fois le titre de meilleur joueur. Ses confrontations avec Elvin Hayes de Houston restent encore dans les mémoires de la ligue universitaire. Pendant cette période, une règle est créée uniquement pour contrecarrer la domination de Lew : l'Alcindor Rule. Le dunk devient interdit en NCAA. Trop facile pour la star des Bruins qui développera dès lors son légendaire tir en crochet, celui qu'on appellera plus tard le Sky Hook.

 

Bien entendu, le domination d'Alcindor en fait la cible de toutes les équipes. En 1969, les Nets le sélectionnent en première position de la draft ABA tandis que les Bucks le choisissent également en première position de la draft NBA. Même les Harlem Globetrotters lui font une offre ! Mais Milwaukee est plus généreux et obtient les faveurs d'un pivot de 2m18 et environ 100 kilos, technique à souhait, présent et efficace des deux côtés du terrain grâce à ses longs segments et une très bonne mobilité.

Pour les Bucks, Alcindor réalise un miracle. Milwaukee passe d'un bilan de 27-55 à 56-26. Avec une moyenne de 28.8pts et 14.5rbds, il est logiquement élu rookie de l'année. Il intègre directement la second All-NBA Team et la All-NBA Defensive Team. Le parcours des Bucks finit pourtant en finale de conférence face à des Knicks trop puissants.

 

Milwaukee réalise alors un gros transfert et obtient le second meilleur joueur de son histoire. Venu des Royals de Cincinnati, Oscar Robertson est désormais un Buck ! Le roi du triple-double n'a toujours pas eu de titre et son association avec Alcindor devrait débloquer la situation. Oscar apporte son expérience et sa science du jeu à Lewis qui progresse encore pour son année de sophomore.  Avec 31pts et 16 rebonds de moyenne, il décroche son premier titre de MVP devant des cadors comme Jerry West ou Wilt Chamberlain.

​Cette fois, les Playoffs sourient aux Bucks. Portés par Robertson et Alcindor, il ateignent les finales face aux Bullets de Baltimore. Wes Unseld, Gus Johnson et Earl Monroe sont tous amoindris durant ces finales et n'opposent finalement aucune résistante. Les Bucks obtiennent leur premier titre avec une victoire 4-0. Lew est MVP des finales, un titre de plus à son palmarès, un parmi tant d'autres à venir !

 

Lew Alcindor n'est plus... Il s'appelle désormais Kareem Abdul-Jabbar ! Mais seul son nom a changé pour l'entame de cette saison 1971-1972. La domination de Kareem est toujours aussi flagrante, il en est à 34.8pts et 16rbds de moyenne et finit cette saison MVP encore une fois. Pourtant, malgré avoir dominé Chamberlain, Jabbar et les Bucks s'inclinent contre les Lakers en finale de Conférence.

L'année suivante, Dave Cowens est élu MVP à la place de Jabbar. Cap continue d'aligner des stats dingues jusqu'en 1975 pour Milwaukee. Mais les Bucks ne retrouvent pas les sommet. Ne se sentant plus à l'aise à Milwaukee, Kareem obtient un transfert pour les Lakers de Los Angeles.

 

​Déjà auréolé de 3 titres de MVP, KAJ en obtiendra 3 autres à Los Angeles, il est le seul joueur à réalisé cet exploit. Mais les débuts avec les Lakers sont difficiles. Jabbar est toujours l'un des tops joueurs de la ligue mais les Lakers ne parviennent jamais à aller jusqu'au bout. Murdock obtient plusieurs trophée individuels et est sélectionné régulièrement dans les All-NBA Teams mais rien n'y fait, la seconde bague de Kareem ne pointe pas le bout de son nez ! C'est alors que Jerry West, dirigeant des Lakers à l'époque, échange Gail Goodrich avec le Jazz contre des futurs choix de drafts... dont celui qui permettra à L.A d'enrôler Magic Johnson

 

Après Oscar Robertson aux Bucks, Kareem joue désormais avec un autre grand meneur de jeu. Magic apporte ce qu'il manquait à L.A, du rythme, de la polyvalence, du scoring et surtout des passes. Le Showtime est né et avec James Worthy entre autres, les Lakers obtiennent 5 titres de 1980 à 1988. Magic explose durant cette période, comme lorsqu'il remplace Jabbar en finale pour sa première apparition à ce niveau et à un poste qui n'est pas le sien, et obtient 3 titres de MVP des finales. Worthy est le MVP des finales 1988 pendant que Jabbar obtient quant à lui son second trophée lors des finales 85.

Kareem aura obtenu son premier titre NBA en 1971 et le dernier en 1988. Après 20 ans de carrière, comme Kobe Bryant, il est de loin le meilleur scoreur All-Time de la NBA avec 38 387pts. Si sa longévité au haut niveau y est pour beaucoup, ses moyennes élevées y sont pour autant. Kareem Abdul Jabbar, c'est 24pts et 11rbds en carrière avec des pointes à près de 35pts et 17rbds !

 

 

Sylvain : Le Nigéria des seventies. Le pays se trémousse sur l'afrobeat de Fela Kuti et s'extasie devant les premières stars du football africain. Dans un continent qui vibre essentiellement pour le ballon rond, le jeune Hakeem Olajuwon n'échappe pas à la règle. Tapant déjà le double mètres à l'adolescence, il joue gardien de but. Un poste qui lui permet de développer sa dextérité et d'apprendre l'art de détourner les tirs... A 15 ans, sa croissance continuant, un étudiant lui propose d'essayer le basket, un sport de grands à l'époque. Son destin est lancé. Il tape dans l'oeil d'un scout américain lors d'un tournoi africain qui le recommande à un ami, Guy Lewis, alors coach de l'Université de Houston.

 

Le Nigerian s'expatrie dans le Texas, mais personne ne l'accueille à sa sortie de l'aéroport. Qu'importe, il rejoint la fac en taxi. Il s'agira du premier et dernier oubli de sa carrière. Rapidement, Olajuwon se met au travail pour rattraper le temps perdu. Il bosse l'été avec Moses Malone, alors pivot des Rockets. A l'aide d'un tel mentor, le pivot progresse vitesse grand V entraînant dans son sillage les Cougars de Houston. Avec un noyau de jeunes talents, Clyde Drexler ou l'ancien limougeaud Michael Young, il créé la célèbre Phi Slama Jama, la première confrérie du dunk. En 1984, les Texans se hissent jusqu'en finale NCAA. Olajuwon affronte les Hoyas de Georgetown menés par un certain Patrick Ewing, un duel qui deviendra un classique. Malgré la défaite, le Nigérian est élu joueur de l'Année.

 

Lors de la draft, les Rockets héritent du premier choix et sélectionnent logiquement la star locale. Olujawon est un gros prospect et passe devant Michael Jordan, Charles Barkley ou John Stockton. Associé à l'autre big man, Ralph Sampson, Hakeem cartonne tout de suite. Houston passe de 29 à 48 victoires. L'année suivante est encore plus impressionnante, le duo intérieur rebaptisé The Twin Tower, écrase la concurrence et élimine sèchement les Lakers de Pat Riley. Olajuwon tourne à 31 points, 11.2 rebonds, 4 contres et 2.2 steals pendant cette série. A 38 ans, Jabbar ne peut que s'incliner contre le férocité du jeune lion. En Finale, les Rockets retrouvent l'autre franchise mythique des 80's, les Celtics. Face à l'armada verte, les Texans ne font pas le poids et s'inclinent 4 à 2. Peu de temps après, Ralph Sampson est envoyé aux Warriors. Houston rejoint le ventre mou à l'Ouest et ne dépasse pas le premier tour des playoffs durant quatre saisons. Pendant ce laps de temps, Olajuwon, devenu Hakeem the Dream est un ogre des raquettes, dominant l'équipe aux points, rebonds, contres et interceptions.

 

Il faut attendre la saison 1992 pour voir la carrière d'Hakeem prendre un tournant. Le franchise nomme un nouveau coach, Rudy Tomjanovich, qui va s'appuyer sur la tour de contrôle nigériane pour bâtir une défense de fer. Les Texans redeviennent compétitifs et la saison 1994 reste l'année Olajuwon. MVP de la saison régulière, il va propulser les Rockets jusqu'en finale NBA et prendre sa revanche contre Ewing et les Knicks au terme d'une série les plus serrée de l'Histoire. Le pivot tient sa bague et repart immédiatement au combat pour un back-to-back. Malgré une saison régulière difficile, Hakeem renaît lors des playoffs : "Il ne faut jamais sous-estimer le cœur d'un champion" dira coach Rudy-T. Au sommet de son art offensif, The Dream ridiculise ses principaux rivaux de l'époque. Il torpille l'amiral David Robinson en finale à l'Ouest (35.3 points, 12.5 rebonds, 5 passes et 4.2 blocks sur la série pour Hakeem) avant de marcher sur le jeune Shaquille O'Neal. Bien aidé par son pote de fac, Clyde Drexler, Houston réalise le doublé, au terme d'un sweep d'anthologie. Par la suite, Hakeem restera compétitif mais, souvent blessé, il ne parviendra plus à hisser les siens au titre. Il prend sa retraite en 2002 après un bref passage chez les Raptors.

 

Résultats : 1-0 pour Kareem. Comment refuser ce point au meilleur marqueur de l'Histoire. Kareem a été d'emblée un scoreur prolifique faisant de la franchise moribonde des Bucks, un champion NBA. Avec 3 saisons complètes à plus de 30 unités, il surpasse dans ce domaine Hakeem qui est devenu une menace offensive au fil de sa carrière.

 

  • Round 2 : Polyvalence et leadership

 

David : Au niveau leadership, difficile de reprocher grand chose au grand Kareem. Il a métamorphosé toutes les équipes pour lesquelles il a joué, de la primaire à la NBA. Pourtant, dans la grande Ligue, il lui aura fallu le soutien de Robertson puis de Magic pour décrocher des titres. Mais cela n'enlève rien à la polyvalence du joueur qui était une tour de contrôle des deux côtés du terrain. 

Appliqué en attaque, acharné en défense, Jabbar montrait l'exemple sur le terrain. Avoir un joueur de cette présence et de cette carrure galvanise complètement les troupes.

Lors de son année rookie, il permet aux Bucks de faire la meilleure progression au classement de l'histoire de la NBA. Excusez du peu !

 

Sylvain : Quand on pense Hakeem Olajuwon, on pense d'abord défense. A juste titre, puisque le Nigérian est tout simplement le meilleur contreur de l'Histoire NBA avec 3830 blocks. Véritable aiguilleur des raquettes, sa seule présence est une force d'intimidation. Mais, sa pression défensive ne s'exprime pas seulement par les tirs détournés. Grâce à son sens du placement et de l'anticipation au dessus de la moyenne, Hakeem est le meilleur intercepteur chez les intérieurs. Avec 4 saisons à plus de 2 steals par match, il est le huitième meilleur voleur de cuir de l'Histoire, loin devant des meneurs de la trempe d'Isiah Thomas ou Allen Iverson. L'illustration parfaite de cette polyvalence est le quadruple double qu'il réalise en 1990 contre les Bucks : 18 points, 16 rebonds, 10 passes et 11 contres. Seulement le quatrième joueur de l'Histoire a réalisé pareille prouesse. Par son éthique de travail irréprochable, Hakeem est un leader par l'exemple. Clé de voûte de l'attaque et de la défense de Houston, il est l'emblème de la franchise pendant toutes les nineties.

 

 

Résultats : 1-1. Leaders en terme d'aura de leur franchise respective, Hakeem possède, en revanche, une palette plus polyvalente que son adversaire du jour. Leader all time au niveau des contres, The Dream était le cauchemar des plus grands attaquants de son époque.

 

  • Round 3 : Distinctions personnelles

 

David : Elu Rookie de l'année, Jabbar n'en était alors qu'au centième de ce qu'il allait accomplir dans la ligue. 20 ans plus tard, il est Hall of Famer, meilleur marqueur de l'histoire de la NBA, 15 fois All-NBA, 11 fois All-NBA Defensif, 15 fois All-Star, 6 fois MVP et 2 fois MVP des finales. Surtout, il est six fois champion NBA !

Cette avalanche de trophée est habituelle pour Jabbar puisqu'à son époque Lew Alcindor, il raflait déjà tout en primaire, au collège et en NCAA. Jabbar est le meilleur joueur qui ait évolué en NCAA et n'est pas loin de la première place en ce qui concerne la NBA également.

 

Sylvain : Intronisé au Hall of Fame en 2008, The Dream collectionne les trophées individuels : MVP en 1994, double MVP des Finales, 12 sélections au All Star Game, 6 nominations dans la All-NBA First Team, 9 apparitions dans les meilleurs cinq défensifs. A une période où la Ligue est peuplée de pivots mégastars, Hakeem parvient à dominer la NBA dans 13 catégories statistiques : 3 fois meilleur contreur, 2 fois meilleur rebondeur... Preuve dans son emprise défensive, le Rocket truste la première place du Defensive Rating, cinq saisons d'affilée de 1986 à 1991. En pleine hégémonie des Bulls, Olajuwon profite de la retraite de Michael Jordan pour s'octroyer deux bagues, alors que la compétition était des plus féroces sans la présence de His Airness. Ces deux trophées vont laisser quantité de superstars sans bague au doigt, de Charles Barkley à Patrick Ewing en passant par Karl Malone. Profitant de sa naturalisation américaine acquise en 1993, il complète son palmarès en décrochant l'or olympique en 1994.

 

Résultats : 2-1 pour Kareem. Deux énormes palmarès et pourtant Jabbar avec 6 bagues surpasse Olajuwon. Le Laker possède cinq titres de MVP de plus et un trophée de Rookie of the Year. En commençant le basket seulement à 15 ans, Hakeem ne peut pas rivaliser avec Kareem sur la période NCAA où là encore le règne d'Alcindor est sans partage.

 

  • Round 4 : La technique

 

David : Kareem est un monstre offensif et défensif doté d'une palette technique qu'on a rarement vu chez un pivot. Dominant la NCAA avec sa mobilité et sa taille, la ligue interdisait le dunk à l'époque. Sans son arme favorite, Jabbar a cravaché techniquement pour mettre au point son tir en crochet. Le Sky Hook est peut-être le signature move le plus incroyable de l'histoire de la NBA. Chez un pivot de 2m18, tirer d'aussi haut revient à mettre le défenseur en position de Goal tending dès le début du shoot... en somme, le tir est presque incontrable. De plus, avec le temps Jabbar développe ce tir pour le faire de plus en plus loin du panier... Cerise sur le gateau avec le Baby hook de Magic qui rend les deux joueurs incontrables ou presque.

 

 

Sylvain : La pratique d'autres sports avant le basket a certainement joué dans le style d'Hakeem Olajuwon. Habile au contre et au rebond en début de carrière, le géant développe un arsenal offensif poste bas impressionnant tout au long de sa carrière. Du spin move au fadeaway jump shots, The Dream possède un toucher de balle sans équivalent dans les 90's. Au sommet de son art, il est inarrêtable dans la peinture grâce à une panoplie de feintes toutes différentes les unes des autres. Regarder Hakeem en 1994, c'est assister à une symphonie mélangeant la grâce et la puissance. Il va même déposer sa marque de fabrique avec le fameux Dream Shake : un saut, un dribble, pas de pied de pivot, Olajuwon improvise ensuite une série d'ondulations pour se frayer un chemin vers le cercle. Un move souvent copié mais jamais égalé.

 

Résultats : 3-2 pour Kareem. Match nul sur le plan technique. Les deux monstres ont développé leur propre signature. Il y a aura les adeptes du Sky Hook et les fans du Dream Shake. Rares sont les joueurs qui peuvent se targuer d'avoir imprimé un chapitre dans les manuels du basket, c'est pourtant le cas de ces deux pivots.

 

  • Round 5 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

David : Jabbar, en plus d'être un basketteur de génie, est devenu une icône. Sportivement tout d'abord, son total de point en carrière constitue un mythe qui ne sera sans doute jamais égalé. Son Sky Hook a inspiré les générations suivantes et inspirera encore les prochaines !
En dehors du terrain, Kareem est aussi très important dans le paysage basket. Les plus jeunes le voient sans doute comme une ancienne gloire qui passe son temps à critiquer la nouvelle génération et les choix des lakers (souvent à raison) mais Jabbar, ce n'est pas seulement ça. Il s'est battu pour l'intégration des noirs au USA et à toujours lutté pour que chaque Homme soit considéré comme égal quelque soit sa couleur. Il est allé jusqu'à boycotter les J.O de Mexico en 1968 pour défendre la cause afro-américaine. Catholique de naissance, il est devenu musulman par la suite et change de nom malgré les critiques. Comme Cassius Clay devenu Mohamed Ali, il montre la voie vers l'ouverture à d'autres religions. 

Jabbar pratiquait les arts martiaux pendant sa jeunesse, talent qui lui a été utile pour faire face à Bruce Lee dans Le jeu de la mort. Il gagne également son surnom de Murdock en devenant le pilote dans Y a-t-il un pilote dans l'avion ?. Il multiplie ensuite des apparitions dans des séries telles que Scrubs, 21 Jump Street, Arnold et Willy, Le Prince de Bel-Air ou La Fête à la maison.

 

Sylvain : En 2002, le numéro 34 d'Olajuwon est retiré au plafond du Toyota Center à Houston. L'année suivante une statue du géant est inaugurée sur la place centrale du complexe sportif. Le natif de Lagos est une légende vivante dans le Texas et l'une des personnalités les plus écoutées dans le monde de la NBA. De Kobe Bryant, Yao Ming à Dwight Howard, les plus grandes stars ont demandé conseil au vieux sage pour diversifier leurs bagages techniques. Converti à l'Islam en 1991, The Dream en profite pour ajouter un "H" à son prénom et trouve dans la foi, une véritable code de conduite. Son intérêt pour la spiritualité contribue à son image d'érudit polyglotte avec pas moins de cinq langues pratiquées. Au delà de ça, Hakeem est un déchiffreur : premier basketteur africain à réussir Outre-Atlantique, il ouvre la voie à d'autres talents comme Manute Bol ou Dikembe Mutombo. Actuellement, il continue à s'investir dans des oeuvres caritatives et humanitaires sur le sol africain.

 

Résultats : 4-3 pour Kareem. Les deux intérieurs sont également des géants dans la vie sociale. Activiste pour la cause des Noirs aux Etats-Unis d'un côté et humaniste luttant contre la pauvreté en Afrique de l'autre. Sur ce terrain, impossible de les départager. Certes, Jabbar a brillé au cinéma, mais Hakeem, plus discret, est un mentor sportif et spirituel pour beaucoup de joueurs. Dans ce long sprint, Kareem l'emporte, donc, d'une courte tête sur Hakeem.

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes

 

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