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Baron Davis Vs Deron Williams

Baron Davis Vs Deron Williams

 

Duel de génération compare une star actuelle avec son alter-ego du passé. Finale oblige, la chronique revêt les couleurs des deux prétendants au titre et oppose deux meneurs au jeu similaire mais aux trajectoires bien différentes.

Pendant les finales NBA, Duel de génération se consacre aux Warriors et aux Cavaliers puisque c'est de circonstance. La plupart des ténors des parquets sont déjà passés dans notre chronique alors pour ne pas faire du réchauffé, on scrute les rosters jusqu'au bout et on tombe sur un certain Deron Williams ! Le meneur est passé par de nombreuses étapes dans sa carrière, du All-Star au Role Player, un peu comme Baron Davis il y a quelques années ! C'est parti, Sylvain défendra le cas du néo-Cavalier Deron tandis que David s'occupera de l'ex-Warrior, ce bon vieux Baron !

 

  • Round 1 : Apport Offensif

 

David : Né en 79 à Los Angeles, c'est tout naturellement vers UCLA que Baron Davis se tourne lorsqu'il s'agit de faire un choix en NCAA. Avec les Bruins, Davis joue deux ans et signe des stats plutôt complètes. En première année, il marque 11.7pts, prend 4.0rbds, donne 5.0pds et vole 2.4 ballons par match. Il soigne également ses stats la saison suivante avec 15.9pts, 3.6rbds. 3.6pds et 2.5ints de moyennes. Le Baron décide alors de se présenter à la draft plutôt que de jouer une 3ème année en NCAA.

 

Lors de cette draft 1999, il n'y aura pas de légende draftée mais on note de nombreux joueurs de qualité. Elton Brand et Steve Francis tout d'abord, les seuls draftés avant Davis. Suivra Lamar Odom puis Wally Szczerbiack, Rip Hamilton, Shawn Marion, Andre Miller, Ron Artest (Metta World Peace encore sain d'esprit), Jason Terry, Corey Magette, Andreï Kirilenko et en fin de draft, le steal de Manu Ginobili
Baron Davis débarque alors dans cette ligue au début de la suprématie des Lakers de Kobe Bryant et Shaquille O'Neal. D'ailleurs, les fans n'auront d'yeux que pour eux, Allen Iverson et Michael Jordan en mode Wizard pendant quelques années. Dans ce contexte, Baron patiente un an à Charlotte avec les Hornets. Le coach Paul Silas ne lui fait pas encore confiance, les clefs de la baraque sont à Eddie Jones. B-Diddy jouera 18mn par matchs durant toute la saison sans jamais débuter une rencontre. 5.9pts, 3.8pds, 2.0rbds et 1.2stls, Davis est un remplaçant utile mais il peut faire bien mieux.

 

Pour sa saison sophomore, les choses vont changer. Jones est envoyé à Miami, Baron est propulsé dans le Cinq de départ et y reste les 82 matchs de la saison. Avec Jamaal MagloireJamal Mashburn et David Wesley dans l'effectif, Davis s'éclate et passe à 13pts, 7pds, 5rbds et 2ints par matchs. Ce n'est pas encore Russell Westbrook mais B-Diddy est clairement polyvalent à l'époque. Les stats de Davis sont encore loin d'être au sommet. Il passe très vite à 17pts de moyenne puis 18 et même 22 pts par match. Les Hornets déménagent entre temps à New Orleans mais Davis ne change rien à son efficacité même si les blessures lui font rater de plus en plus de matchs. Malheureusement, en Playoffs, les Hornets ne passeront jamais le second tour pendant cette période et Davis se fera trader à Golden State en 2005.

 

Dans la baie de San Francisco, il forme un duo intéressant avec Jason Richardson. Les deux joueurs permettent même aux Warriors de renouer avec les Playoffs après dix ans d'absence. A la 8ème place, ils se qualifient In extremis et réalisent l'exploit d'éliminer Dirk Nowitzki et les Mavericks au premier tour. Mark Cuban s'en souvient encore, finir premier de la saison régulière et perdre au premier tour, ça marque... surtout quand ses bourreaux butent au second tour contre le Jazz... de Deron Williams justement ! 
Ce sera la seule année où Daddy jouera après la saison régulière avec les Warriors. Embrouillé avec le Staff de Golden State, Davis fait une croix sur sa dernière année de contrat pour signer avec les Clippers et jouer avec un vieux pote ; Elton Brand.

Le duo ne co-habitera pas longtemps puisque Brand rejoindra Philly et Iverson l'année suivante. Davis a baissé en niveau mais reste un meneur correct, il est présent à la création de Lob City dès l'arrivée de Blake Griffin à Los Angeles. Bien avant Chris Paul, c'est Baron Davis qui propulsait le Griffon en orbite pour des Alley oops de folie !

Pourtant, le Baron ne fait pas partie des projets de reconstruction (Les Clippers ont toujours été en "reconstruction") et ils décident de trader leur meneur à Cleveland... il n'y jouera que 15 matchs.
L'année suivante, c'est à New York que Baron Davis tente de relancer sa carrière. Ses ligaments lâcheront alors après une contre-attaque de trop et Davis quitte la NBA à 32 ans seulement.

Contre toute attente, il apparaîtra en NBDL en 2016 après 4 ans d'absence pour jouer avec les 87ers du Delaware...

 

Sylvain : Pour les jeunes fans qui découvrent Deron Williams lors de ces playoffs, un retour en arrière s'impose. Non D-Will n'a pas toujours un meneur backup au fessier imposant ! Il fut un temps où il était un franchise player et dans le Top 3 NBA à son poste.

Champion de lutte au collège, Deron accuse 30 kilos de plus à son entrée au lycée. Il abandonne, donc, la baston sur les dojos pour celle des parquets de basket. Sa puissance athlétique fait merveille au poste de meneur. Il mène sa high school en demi-finale du championnat avec une ligne de stats déjà bien grasse : 17 points, 9.4 assists et 2 interceptions.

L'échelon universitaire scellera définitivement son statut de future star. Deron obtient une bourse à l'Université d'Illinois. Pas forcément une place forte de la NCAA. Mais, drivée par D-Will, la fac ne connaît qu'une défaite pendant l'exercice 2005, d'un petit point contre Ohio State lors du dernier match  ! Direction le Final Four où Williams va orchestrer le plus beau comeback du tournoi. Mené de 15 points à quelques minutes de la fin contre Arizona, Williams se déchaîne. Il rentre un tir primé pour arracher la prolongation puis enquille un buzzer beater dans l'overtime. Illinois ne pliera qu'en finale contre l'ogre North Carolina.

 

Après de tels exploits, D-Will se présente à la draft de 2005. La mode étant encore aux big men, c'est Andrew Bogut qui est appelé en premier suivi par Marvin Williams. Avec le troisième pick, les Blazers ont désormais le choix entre les deux prospects, Deron Williams et Chris Paul. Oui mais voilà, un meneur, Portland n'en a que faire. La franchise a drafté l'année précédente Sebastian Telfair et voit en lui, le meneur du futur. Les Blazers échangent donc leur choix avec Utah. Une bénédiction pour les Mormons qui pleurent encore le fantôme de John Stockton. Face au choix cornélien, CP3 ou D-Will, le Jazz opte pour le second. Une aberration aujourd'hui, mais une décision louable à l'époque.

Dès sa première année, Williams ne fera pas regretter sa sélection. Il gagne sa place de titulaire en février et ne la lâchera plus. Il accompagne le Jazz dans sa phase de reconstruction et échoue aux portes des playoffs. En sophomore, D-Will passe encore un pallier. Il tourne à 16.2 points et 9.3 passes. Il sublime un effectif du Jazz, certes pas clinquant, mais besogneux à l'image des Carlos Boozer, Andrei Kirilenko ou du jeune Paul Millsap. A la surprise générale, Utah remporte la division Northwest et élimine en 7 matchs les Rockets au premier tour. Puis, met fin à l'épopée We believe des Warriors d'un certain Baron Davis au second tour. Il faudra toute l'expérience des Spurs en finale de conférence pour leur barrer le chemin de la dernière marche. Sur cette série, D-Will tourne à 26 points de moyenne. Tony Parker, qui a connu l'enfer dans ce duel, adoubera définitivement le jeune meneur.

 

Les saisons suivantes ne font que confirmer le talent de Deron. Pendant quatre années pleines, D-Will propose un récital à 20 points et 10 passes. Lors des playoffs 2010, il rejoint même Stockton dans l'Histoire du Jazz en devenant le 2ème joueur de la franchise à plus de 30 points et 10 passes en post-saison. Performance qu'il réalise deux fois au cours de la même série contre Denver. Utah joue les épouvantails à l'Ouest mais ne parvient pas à rééditer sa performance de 2007. Désormais All Star, Williams vise plus haut. C'est alors que commence une bataille d'ego avec Jerry Sloan. Au cours de la saison 2011, le coach légendaire claque la porte après 23 ans de bons et loyaux services. D-Will est pointé du doigt mais se défend d'être à l'origine de cette décision. Le meneur n'aura pas le temps d'assister au pot de départ de Sloan. Il est transféré fin février aux Nets contre Devin Harris, Derrick Favors et deux tours de draft.

 

Dans le New Jersey, D-Will devient le franchise player d'une équipe moribonde qui n'a plus goûté aux playoffs depuis 5 ans. En 2012, il compile sa meilleure production offensive avec 21 unités et gagne logiquement sa première étoile de All Star côté Est... ça sera sa dernière. La saison suivante, les Nets déménagent à Brooklyn. La franchise gagne en attractivité et parvient à signer tour à tour une pléiade de All Star : Joe Johnson, Paul Pierce, Kevin Garnett. Petit à petit, D-Will abandonne le leadership de l'équipe et connaît une sérieuse baisse de rendement. Les blessures se multiplient, tout y passe : chevilles, genou, côtes... Il passe son temps à l'infirmerie. Et alors que le projet pharaonique des Nets de son propriétaire Mikhaïl Prokhorov coule à pic, il obtient son buy-out en juillet 2015.

Il signe dans la foulée un nouveau contrat à Dallas. Dans une équipe qui évolue sur un rythme plus lent, D-Will montre encore quelques fulgurances, comme un buzzer beater contre les Kings après deux prolongations. Encore diminué par des pépins physiques, D-Will affiche un niveau tout juste correct à 14 points et 6 passes. Alors qu'il se dirigeait vers une pré-retraite pénard dans le Texas, le meneur est libéré par les Mavs fin février. Une aubaine pour LeBron James et sa bande à la recherche d'un second playmaker. A 32 ans, D-Will tient enfin sa chance pour décrocher une bague.

 

Résultats : 1-0 pour Williams. Les deux barbus ont quasiment les mêmes standards offensifs. 16.3 points en carrière pour Williams contre 16.1 unités pour Davis. Leur pourcentage aux tirs servira donc d’arbitre. Et dans ce domaine, D-Will a une adresse relativement bonne pour un arrière avec même une saison au-delà des 50%, alors que Davis affiche un pourcentage qui peine à flirter avec les 40%.

 

  • Round 2 : Polyvalence et Leadership

 

David : On pourra se moquer de Davis autant qu'on veut en disant qu'il n'est pas un leader car il n'a jamais gagné le titre, ce n'est pas l'impression qu'il donnait aux spectateurs qui ont assisté à ses matchs. Baron a souvent tenu la baraque à lui seul face aux équipes adverses et ses one-man shows ont sauvé ses équipes de bien des fiascos.

Ses 3.8rbds en carrière en font un gobeur de ballons correct malgré son petit mètre 90. S'il a longtemps flirté avec les 20pts de moyennes, Davis n'est pas qu'un simple scoreur puisqu'il distribuait aussi près de 8pds par match tout en assurant en défense avec ses nombreuses interceptions.

 

 

Sylvain : Lors de ses premières années, Deron Williams s'éclate dans son rôle de meneur gestionnaire. Que ce soit sur pick’n’roll, sur jeu de transition ou en décalage après un drive, D-Will trouve systématiquement le bon coéquipier démarqué. De 2006 à 2011, Williams squatte le Top 3 des meilleurs passeurs NBA. Il enchaîne même quatre saisons à plus de 10 caviars. A la différence de Chris Paul ou Steve Nash, ses deux rivaux de l’époque, D-Will a un jeu beaucoup plus direct avec moins de dribbles : ses changements de rythme créent un décalage et il n'a plus qu'à délivrer un caviar ou prendre le tir. Doté d'un excellent shoot midrange, Williams peut sanctionner son défenseur mis en difficulté par ses crossovers. A son prime, D-Will est le mix parfait entre le scoreur et le distributeur. Il enregistre plus de 200 double double en six saisons au Jazz.

Car c'est bien chez les Mormons que le leadership de Deron est à son paroxysme. Abonné aux playoffs avec D-Will à la baguette, le Jazz est l'équipe poil à gratter de la Conférence Ouest. Joueur le plus charismatique de la franchise, la guerre d'égo qu'il a mené contre le coach mythique Jerry Sloan écornera sa réputation. Et ce n'est pas son transfert aux Nets qui arrangera les choses.

 

Résultats : 1-1. Baron et Deron sont deux passeurs prolifiques. Si le Cavs totalise un poil plus d’assists, il pêche en revanche en défense. Un secteur où Davis a quand même aligné 5 saisons à plus de 2 steals par match. Et question leadership, B-Diddy a une aura plus charismatique que son adversaire, en affichant bruyamment ses émotions sur le parquet.

 

  • Round 3 : La technique

 

David : Plutôt rondouillard, B-Diddy ne donne pas l'impression d'être rapide au premier regard. Mais le Baron est un faux lent et c'est lorsqu'on pense l'avoir retenu en défense qu'il déborde après un crossover bien placé et vient dunker en plein traffic. 

Comparé à des légendes comme Magic Johnson ou Chris Paul, il est normal qu'on ne retienne pas toujours Davis comme un ténor à son poste mais remettons les choses à leurs places. Comparont Baron aux meneurs classiques de la ligue pour se rendre compte de son talent. Shooteur à 3pts correct, grand intercepteur, bon passeur et bon scoreur, Davis était utile sur tous les plans lorsque les blessures ne l'empêchaient pas de s'exprimer. Le Q.I basket de l'ancien Hornet, surtout en attaque, était suffisant pour lui donner les clefs de la Franchise.

 

Sylvain : Réussir à se construire une hype en jouant à Salt Lake City n'est pas une mince affaire. C'est pourtant la prouesse qu'a réussi D-Will. Au milieu des Mehmet Okur et Matt Harpring, le jeu flashy de Williams détonne. Ses dribbles entre les jambes hypnotiques enchaînés avec un crossover dévastateur alimentent les highlights de l'époque. Et comme D-Will n'a pas peur d'aller se frotter aux big men dans la peinture, il n'est pas rare de le voir poser un gros tomar sur les intérieurs. Mais, à force de briser les chevilles de ses adversaires, ce sont les siennes qui vont le lâcher petit à petit, puis son genou ou encore son épaule. Les blessures à répétition auront raison de son jeu hyper spectaculaire. Williams s'en remet alors à son shoot pour continuer d'exister. Et les jours de main chaude, ça peut faire très mal comme le 8 mars 2013, où il inscrit 9 tirs primés en une mi-temps. Un record qui sera battu plus tard par Klay Thompson et Chandler Parsons.

 

 

Résultats : 2-1 pour Davis. Le physique bulbeux de nos deux compères ne les a pas empêché de multiplier les cross et les dunks sur les tronches des adversaires. Plus aérien et téméraire sur ses drives, Baron a redonné ses lettres de noblesse aux meneurs spectaculaires. Il rencontre ce round à l’arraché face à un D-Will qui a abandonné il y a bien longtemps maintenant ses chevauchées dans la peinture.

 

  • Round 4 : Les distinctions personnelles

 

David : Je me répète mais Baron Davis a joué en même temps que des dizaines de All-Stars plus efficace et populaires les uns que les autres. Du coup, pour les sélections au All-Star Game, il fallait se lever tôt et Davis n'a participé que deux fois au match des étoiles. 

En NCAA, Davis n'a rien gagné et en NBA, il ne repart qu'avec un trophée de vainqueur du Skills Challenge en 2004 et deux titres de meilleur intercepteur de la ligue en 2004 et en 2007. Pour son aventure avec Team U.S.A, il fait malheureusement partie de l'équipe a oublier de 2002 qui a fini 6ème au Championnat du monde d'Indianapolis.

Mais on ne pourra jamais lui enlever CE record, le shoot le plus lointain de l'histoire de la NBA avec 89 pieds de distance !

 

 

Sylvain : En changeant de crémerie juste après la trade deadline de février, Deron Williams se donne une chance d’enfin décrocher une bague de champion. Lui, qui n’a pas fait mieux qu’une finale de conférence avec le Jazz en 2007. La reconnaissance collective, il l’a obtenu avec Team USA en remportant par deux fois l’or olympique en 2008 à Pékin puis en 2012 à Londres. Lors de cette dernière campagne, il réalise ses meilleures stats sous le maillot américain : 9.0 points et 4.6 assists.

Sur le plan individuel, D-Will c’est une sélection dans la NBA All-Rookie First Team en 2006, deux nominations dans la All-NBA Second Team et trois participations au All Star Game. Fait rare pour un joueur encore en activité, Williams a l’honneur d’avoir son maillot retiré… au Besiktas. Pendant le lockout de 2011, le meneur a, en effet, effectué une pige de 7 matchs en Turquie qui est restée dans les annales.

 

Résultats : 2-2. Deron Williams relève la tête dans ce duel. Plus d’étoiles All Star et de nominations dans les All-NBA Teams pour lui. Ses deux titres olympiques mettent définitivement Baron dans les cordes. De plus, son maillot a déjà été retiré en Turquie, alors que le B-Diddy ventru des Knicks, avait du mal à retirer son maillot tout court.

 

  • Round 5 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

David : Même si Kobe Bryant le chambrait constamment pour son air grassouillet, B-Diddy avait de la dynamite dans les jambes ! Davis fait partie des belles périodes qui nous ont fait aimer les Hornets au même titre que Muggsy Bogues des années avant. Avec plus de 13 000pts, 6000pds, 3000rbds et 1500ints, il a largement marqué la ligue de son emprunte chez les Hornets et les Warriors. 

Davis a fait plus qu'exister dans une ligue où les arrières occupaient plus que jamais les devants de la scène. De 99 à 2008, il se frotte aux Allen Iverson, Kobe Bryant, Tracy McGrady, Vince Carter, Ray Allen ainsi que Steve Nash, Steve Francis, Gilbert Arenas, Jason Kidd, Chris Paul ou même les vieux Gary Payton, John Stockton et Michael Jordan ! Et on en oublie plein pour ne pas surcharger l'article de grands noms. Toujours est-il que Baron n'a peut-être pas le palmarès de ces derniers mais n'a pas à rougir en terme de talent comparé à eux. 

Davis a aussi fait le show en dehors des parquets. S'il n'a pas de bague de champion NBA, il en a une de mariage avec Isabella Brewster, si si, la soeur de Jordana Brewster ! Entre temps, il avait fréquenté Demi Moore, tous les joueurs ne vantent pas le même palmarès !

Baron est aussi apparu au cinéma dans Made in America et a produit des films comme The Drew ; No Excuse, Just Produce. Il apparaît aussi dans le rôle d'un joueur des Knicks dans Mozart in the Jungle

 

Sylvain : Comme beaucoup d'autres meneurs (Derrick Rose, Penny Hardaway ou Baron Davis), Deron paye le lourd tribut d'un jeu certes spectaculaire mais à risque pour son corps. A 32 ans seulement, il n'est plus que l'ombre du joueur qu'il était à ses débuts. Quand on pense que Carmelo Anthony ou même LeBron James sont ses conscrits, on se rend compte à quel point les blessures ont amoindri D-Will.

En dehors des parquets, Deron est un soutien pour sa communauté. En 2012, il a mis au défi ses fans de collecter 100.000 dollars pour son association qui lutte contre l'autisme. Si ses fans y parvenaient, ils pourraient choisir son prochain tatouage. La levée de fonds fut conséquente, heureusement pour l'association, moins pour D-Will contraint de se faire tatouer l'actrice Betty White... Finalement, l'ouragan Sandy reportera le début de saison et Williams en profitera pour esquiver le gage.

 

Résultats : 3-2 pour Davis. Le Baron remporte d’un rien ce duel très indécis jusqu’au bout. La hype qui continue d’entourer Davis scelle le résultat du match. Les rumeurs d’un retour hypothétique font régulièrement les unes des sites. Au contraire de D-Will qui lutte depuis quelques saisons maintenant pour garder une place dans la Ligue, B-Diddy a quitté la NBA, certes très jeune, mais au sommet de son art. Plus glamour et people en dehors des parquets que son adversaire, Baron a su cultiver cette image sympathique auprès des fans.

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes
 

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