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Ricky Davis vs JR Smith

Ricky Davis vs JR Smith

  

Duel de génération compare une star actuelle avec son alter-ego du passé. Cette semaine, on s'intéresse à deux anciens Cavs tous deux draftés par les Hornets et tous deux obnubilés par le panier. J.R. Smith et Ricky Davis s'affrontent dans Duel de Génération !

Aujourd'hui, Duel de génération fait son retour après quelques semaines d'absence. Dorénavant, la cadence de la chronique va baisser mais nous continuerons de publier des duels endiablés entre les stars et leurs alter-ego d'autres époques. Pour cette reprise, on va s'attaquer à deux shooteurs fous comme on en a peu fait. Sylvain défendra le cas Ricky Davis tandis que David lui fera face avec J.R. Smith

 

  • Round 1 : Apport Offensif

 

Sylvain : Natif de Las Vegas, Ricky quitte très tôt la capitale du jeu pour rejoindre le charme plus rural de l'Iowa. Lors de son année senior à la High School de North Davenport, il pète tous les records locaux en tournant déjà à plus de 25 points. Pendant l'été 1997, il envisage même carrément de squeezer la case universitaire pour tenter directement sa chance en NBA. Finalement, il s'engagera avec les Hawkeyes d'Iowa, le temps d'une petite saison. Le chant des sirènes est trop fort, le jeune Ricky se déclare éligible à la draft de 1998. Choisi en 21ème position par les Hornets, il croupit deux saisons en bout de banc dans une équipe menée par des vétérans. Davis plafonne à moins de 5 points de moyenne mais gagne une réputation de joueur hyper spectaculaire sur le peu de temps de jeu qu'il s'octroie. A tel point qu'il gagne son invitation au Slam Dunk Contest 2000 où il ne s'incline qu'en finale contre Vince Carter. Premier fait d'arme d'une carrière tournée vers le show.

 

L'année suivante, il est échangé au Heat mais ne jouera que 7 petits matchs en Floride suite à une grave blessure au genou. Alors que Davis prend le chemin d'un banal journeyman, il atterrit à Cleveland. Une franchise plus que moribonde à l'époque, mais une vraie opportunité pour enfin décoller. Le coach John Lucas en fait son sixième homme derrière Wesley Person et Lamond Murray. Le pari est payant. Davis passe les 10 points de moyenne (11.7 unités) et s'abonne pour de bon au Top 10. Il aura même droit aux clés du camion lors de la saison 2003, un exercice dédié au tanking. Qu'importe, Ricky s'éclate en scorant 20.6 pions de moyenne et enchaîne les posters. Bonnet d'âne de la NBA, Cleveland hérite du first pick et sélectionne la star locale, LeBron James. Pour faire place nette au King, Ricky est échangé quelques semaines plus tard.

 

Direction Boston. Encadré par Paul Pierce et Gary Payton, Davis prend le pli en étant moins individualiste et plus consistant dans le jeu. Il devient même l'un des chouchous du Garden et connaîtra ses seules campagnes de playoffs sous le maillot des C's. Car, en 2005, l'ami Ricky est de nouveau tradé avec Mark Blount contre Michael Olowokandi et Wally Szczerbiak. Dans le Minnesota, il s'impose comme la seconde menace offensive derrière Kevin Garnett et flirte deux saisons de suite avec les 20 points. Mais, chasser le naturel il revient au galop : sa réputation de soliste refait surface. Pour la seconde fois de sa carrière, il rejoint Miami... la seule année où Dwyane Wade et Shaquille O'Neal n'accrochent pas les playoffs. Il finira sa carrière NBA en 2010 chez les Clippers juste avant l'arrivée de Blake Griffin. Il n'a alors que 30 ans.

 

Histoire de remplir les caisses, il tente sa chance en Turquie puis en Chine avant de pointer son nez en Pro A, en janvier 2011, à la Chorale de Roanne. L'équipe menée par Jean-Denys Choulet est en tête du classement et pense mettre la main sur une recrue de choix. Rarement un joueur NBA de son calibre aura foulé les parquets hexagonaux. A la fin de la saison, la Chorale va vite déchanter. Roanne pointe à la 5ème place et sombre rapidement en playoffs. Ricky quitte le championnat français par la petite porte avec une moyenne de 10.1 points à 41% de réussite.

 

David : Earl Joseph Smith III, qu'on connaît tous aujourd'hui sous le nom de J.R. Smith, est né dans le New Jersey en 1985. Dès le lycée, le jeune Smith montre ses talents de basketteur avec Lakewood High School. En première année, ses 17pts de moyennes montrent son envie de scorer... envie qui augmente l'année suivante puisque l'arrière passe à 27pts de moyenne... le tout agrémenté de 8rbds par match. J.R change de lycée pour la troisième année de son cursus, il joue pour Saint Benedict High School et chute à 17pts et 5rbds de moyenne... Il se rattrapera l'année suivante avec 23pts et 5ints par match. Le jeune joueur a réussi à se faire remarquer dès le lycée, il est retenu dans la Team McDonalds All-America puis au Nike Hoop Summit où il score 17 points. Avec de telles bases, il ne voit pas l'utilité de poursuivre ses études à l'université, nous sommes en 2004 et J.R. Smith se présente à la draft NBA.

 

Malgré quelques grands noms, cette draft 2004 ne ne sera pas aussi fameuse que la cuvée précédente. On retient Dwight Howard bien sûr en première position puis Emeka Okafor, Ben Gordon, Luol Deng ou encore André Iguodala pour n'en citer que quelques uns. En 18ème position, c'est au tour des Hornets de drafter et J.R. débarque alors en NBA direction New Orleans. 

L'arrière de 19 ans fait bonne impression pour son année rookie. Il tourne à 10pts par matchs et sera même élu trois fois rookie du mois. Il participe à 76 rencontre dont 56 en tant que titulaire pour 24mns de moyennes. De bon augure pour la suite me direz-vous...
Pourtant, sa seconde saison aux côtés de Chris Paul avec les Hornets sera moins bonne que la précédente. Il n'est titulaire qu'à 25 reprises pour 7 petits points de moyennes. L'aventure avec les Hornets prend fin avec son transfert aux Bulls... pour qui il ne portera jamais le maillot puisqu'il atterrit à Denver la semaine suivante. 

Avec les Nuggets, Smith passe un cap en dépassant les 10pts de moyennes. Il s'améliore pour très vite atteindre les 15pts et donne cinq belles saisons à Denver où il côtoie Carmelo Anthony et Allen Iverson. Il fait aussi partie de la triste bagarre avec les Knicks en 2006 qui lui vaudra 10 matchs de suspension... Mais pour la violence de J.R. on préfère ce souvenir de ce dunk !
 

 

Après les Nuggets, il est temps pour Smith de jouer enfin pour les Bulls... de ZheJiang. Le Lockout de 2011 provoque le départ de nombreux joueurs NBA qui veulent garder la forme avant la reprise. C'est donc en Chine que le Nugget s'exile. Là-bas, il survole le championnat avec 34,5pts, 7,2rds, 4,3pds et 2,6 ints en une trentaine de rencontres. Pire, il termine un match à 60 unités en plus de 8 rebonds, 6 interceptions et 2 passes. Du grand J.R !

En 2012, les Golden Bulls de ZheJiang sont éliminés prématurément malgré l'impact de Smith... ce qui permet à ce dernier de retourner en NBA en pleine saison. Il débarque en février chez les Knicks de New York.   Smith retrouve vite ses marques avec le championnat nord-américain. 12pts de moyenne pour son retour pendant les 35 matchs restants cette saison.
Pour le lancement de la saison 2012-2013, Mike Woodson décide de faire de JR son 6ème homme. Cette saison, on retrouve du beau monde à NYC avec Carmelo Anthony, Amar'e Stoudemire, Jason Kidd, Baron Davis, Kenyon Martin, Tyson Chandler, Rasheed Wallace, Marcus Camby, Quentin Richardson, Raymond Felton... on en oublie !
L'équipe termine première de sa division cette année et au milieu de cet effectif vieillissant et inconstant, mais compensé par sa profondeur, Smith sort du banc pour ajouter 18pts par matchs. 2ème meilleur bilan de la ligue et meilleur 6ème homme devant Jamal Crawford, c'est sans doute la meilleure saison de J.R. 

En 2015, un trade à trois équipes envoie J.R. Smith à Cleveland. Du pain béni pour Gerard qui dès l'année suivante soulèvera le titre avec LeBron James, Kevin Love et Kyrie Irving après un match 7 de folie contre Golden State. Cette saison, il retrouve une place de titulaire pour 77 matchs et 12pts de moyennes, suffisant vu le scoring apporté par Kyrie, LeBron et Kevin. 
 

Résultats : 1-0 pour Ricky. En terme de scoring, Davis a eu plus l'occasion de montrer ses talents, ce qui lui a permis de dépasser les 20pts de moyennes plusieurs saison, ce que Smith n'a pour le moment pas fait. 

 

  • Round 2 : Polyvalence et Leadership

 

Sylvain : Soliste congénital, Ricky est une machine à stats dans ses meilleures années à Cleveland, Boston et Minnesota. Bon rebondeur pour un shooting guard, il s'est retrouvé aussi être le principal playmaker des Cavaliers en 2003, faute de meneur digne de ce nom. Contraint de créer pour les autres, Davis s'en sort avec une moyenne de 5.5 assists. A plusieurs reprises, il frôle les saisons à plus de 20 points, 5 rebonds et 5 passes, mais à chaque fois dans des franchises en bas de classement.

Son penchant pour les chiffres est illustré par un fait de jeu qui le suivra toute sa carrière. En mars 2003, dans une victoire facile contre le Jazz, Ricky compile 26 points, 12 passes et 9 rebonds. A quelques secondes de la fin du match, il rate un layup sur son propre panier pour prendre le rebond et ainsi enregistrer un triple double ! Pêché narcissique, il se verra bousculé par DeShawn Stevenson, tandis que le coach d'Utah, Jerry Sloan déclare que s'il avait été sur le parquet, il l'aurait étranglé. Bien entendu, le honteux triple double ne sera jamais validé, mais sa réputation de joueur égocentrique, elle, oui.

 

David : Si en Chine et en High School, Smith s'est avéré être un gros rebondeur, ce sont avant tout ses qualités de shooteur qu'il a montré en NBA. Très souvent entouré d'autres gros scoreurs -Paul, Iverson, Anthony, James, Irving-, Smith a souvent dû mettre ses talents offensifs au second plan. Scoreur de complément idéal, il sait dunker et shooter de n'importe où. A Cleveland, il s'est également muté en véritable chien de garde apportant une réelle aide en défense. 

En carrière, Gerard ne cumule que 18 doubles-doubles et aucun triple-double. A relativiser bien sûr puisqu'il est remplaçant la plupart du temps mais celà montre en partie qu'il est surtout là pour scorer. En image, on comprend mieux le jeu de l'arrière fou !
 

 

Résultats : 2-0 pour Davis. Ricky est un scoreur avant tout mais est bien meilleur rebondeur entre-autre qu'un Smith définitivement axé vers le shoot. 

 

  • Round 3 : La technique

 

Sylvain : Ricky Davis est le prototype même du joueur qui mise tout sur ses qualités athlétiques plutôt que sur son Q.I. Basket. Croqueur forcené, individualiste à l'extrême, Davis joue un œil sur le parquet et l'autre sur sa feuille de stats. L'Affaire du Triple Double illustre bien sa mentalité. Une recherche rapide sur Google avec son nom et vous tombez directement sur ce fait d'armes. C'est dire... Pourtant, Davis a envoyé du très lourd en matière de basket spectacle. Inarrêtable en un contre un, capable de prendre les écrans pour du catch and shoot, c'est surtout par ses dunks féroces qu'il se fait remarquer. Un dunkeur de matchs et de concours. Sa prestation lors du Slam Dunk Contest 2000 lui vaut une place en finale face au vainqueur et maître de la discipline, Vince Carter. Et dans le Game, Ricky c'est du genre à claquer des windmills en contre-attaque ou finir littéralement la tête dans l'arceau sur une claquette dunk.
 

 

David : Un scoreur fou... et unilatéral... S'il est vrai que J.R. est surtout là pour scorer, il serait idiot de penser que le joueur se contente d'attaquer le panier sans réfléchir. Même si son jeu parait parfois inconscient, l'arrière sélectionne mieux les shoots qu'on ne le croit. Il sait s'effacer au profit d'autres scoreurs et frapper quand on a besoin de son shoot. Une denrée rare dans une ligue où tout le monde veut scorer ! 

Quand Smith décide de sortir de sa boîte pour marquer des points, les actions peuvent partir de toutes parts. Avec son dribble précis et son excellent premier pas, il peut se créer son shoot à tout instant pour partir au layup, au dunk ou finir avec un step-back et un shoot assassin. On l'a vu avec Cleveland quand Kyrie et LeBron lui passaient le ballon, Smith est aussi efficace en Catch and Shoot et encore une fois, je précise qu'il est devenu un bon défenseur également en revêtant le jersey des Cavs. 

 

Résultats : 2-1, Smith prend son premier point dans ce duel. JR ne se repose pas exclusivement sur ses qualités athlétiques et ne joue pas que pour sa pomme. Son handle, son shoot et sa capacité à se mettre en retrait ou à défendre pour l'équipe attestent de son QI basket bien plus élevé que son adversaire du jour. 

 

  • Round 4 : Les distinctions personnelles

 

Sylvain : Malgré plusieurs saisons avec de solides stats, Ricky Davis n'a jamais été invité au All Star Game, les mauvais bilans collectifs de ses équipes lui fermant les portes de cette sélection. Un gros potentiel athlétique et technique au palmarès vierge, voilà ce que laisse Ricky derrière lui en NBA. Avec plus de 736 rencontres de saison régulière dans les pattes, Davis n'a goûté aux playoffs que 11 petits matchs. Des chiffres qui résument bien sa carrière.

 

David : Sélectionné dans l'équipe McDonalds All-America et Co-MVP avec Dwight Howard en 2004, JR Smith partait avec de bons prérequis pour la NBA. Il participe très vite au All-Star Weekend avec son apparition au Slam Dunk Contest où il bat Chris Andersen mais échoue contre Amar'e Stoudemire et Josh Smith.  Son plus grand trophée individuel reste son sacre en tant que meilleur 6ème homme de la NBA en 2013. Cette année, il ne lui manquait que le titre... qu'il obtiendra en tant que titulaire trois ans plus tard avec les Cavs.

Outre ses deux seuls mais beaux trophées, J.R a quelques records comme le plus grand nombre de tirs à 3 points tentés en un seul match avec 22 essais... devant les 21 de Kobe Bryant. Il est aussi le 15ème shooteur le plus prolifique All-Time à 3pts, à quelques shoots seulement de Dirk Nowitzki.

 

Résultats : 2-2, contre un palmarès vierge, Smith l'emporte évidemment avec sa bague et son titre de meilleur sixième homme.

 

  • Round 5 : Impact sur le basket et vie extra-sportive

 

Sylvain : Contrairement à son adversaire du jour, Ricky Davis n'a jamais trouvé de superstar capable de bonifier son potentiel. Au gré de ses changements d'équipes, il cultive une image de mercenaire, un leader de pacotille qui peut gangrener un vestiaire. Scoreur prolifique à Cleveland dans la période Pré LeBron, Davis va sortir la meilleure citation de sa carrière après la draft du King : "Son arrivée est une bonne chose, cela devrait m'aider à scorer plus". Génie du second degré ou artiste égocentrique, on vous laissera faire votre choix.

Davis laisse, tout de même, en héritage un wagon de highlights. Des dunks tous plus ébouriffants les uns que les autres, une coupe afro old school, du trashtalking bien placé, le cocktail a de quoi séduire les fans... une sorte de Gerard avant l'heure. Pour les plus jeunes, tout espoir de voir Ricky sur un parquet n'est pas perdu. A 37 ans, il va remettre ses baskets pour le fameux tournoi BIG3 organisé par Ice Cube cet été. Co-capitaine de l'équipe Ghost Ballers avec Mike Bibby, Davis devrait encore nous gratifier de quelques déclarations bien incendiaires.

 

David : Si la carrière de JR devait s'arrêter aujourd'hui, on en retiendrait qu'il était un des grands 6èmes hommes de l'histoire de la Ligue. Pas assez bon pour mener une équipe au sommet seul, Smith n'a pas son pareil pour dynamiter l'anneau adverse quand les remplaçants sont sur le terrain. Avec le temps, on a vu que bien entouré, il pouvait également tenir la baraque en tant que titulaire bien évidemment.

Ce qu'on retiendrait aussi, c'est son incroyable capacité à collectionner les problèmes. Il faut dire que quand on a fréquenté les mêmes vestiaires, qu'Iverson, Rasheed Wallace ou Kenyon Martin pour n'en citer que trois, il y a de quoi apprendre. Mais entre ses accidents de voiture, ses bagarres sur le terrain, ses tweets problématiques et son irrépressible envie de se mettre torse nu lorsqu'il ne faut pas, JR en fait des tonnes !

 

Résultats : 3-2 pour JR qui remonte dans ce duel comme il a remonté dans la finale contre Golden State l'an dernier. Sur ce dernier round, les deux joueurs laissent de mauvais souvenirs en NBA mais JR semble avoir su canaliser sa folie... du moins par moment... et du même coup faire de sa carrière une réussite plutôt qu'un amas de regrets. 

 

Article rédigé par Sylvain Hermer et David Kalmes
 

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