Les Suns vont plonger sans trade

Alors que TJ Warren et Tyler Ennis ont scoré 65 points à eux deux avec Bakersfield en D-League, les Suns peinent dans ce premier mois de compétition.

Hier, au Staples Center,  les Suns n'ont pas existé. Et, depuis 10 matchs, leur jeu à risque ne survit que grâce au fait que certains soirs des joueurs comme Gerald Green ou Isaiah Thomas prennent feu. Collectivement, c'est même pauvre, le jeu intérieur est insuffisant, le jeu en isolation inexistant. Avec leurs picks-and-rolls, Phoenix devient trop prévisible et va glisser au classement si le staff ne s'ajuste pas.

Avec 7 rencontres à domicile sur 10 matchs joués, Phoenix fait fausse route. C'est d'abord et surtout à l'intérieur que cela ne fonctionne pas. Ainsi, Miles Plumlee et Markieef Morris, les intérieurs titulaires, ne tournent qu' à 6 rebonds de moyenne chacun. Contre Charlotte, Phoenix a abandonné 15 rebonds offensifs aux Hornets alors que le meilleur joueur adverse dans ce domaine ne jouait pas (Michael Kidd-Gildchrist). On dit encore de Morris que c'est un bon intérieur mais c'est faux. Il prend trop des fautes, ne joue jamais dos au panier et n'est pas clutch. Kieef est excellent en sortie de banc pour appporter son énergie (comme son frère), mais il n'a pas la carrure d'un titulaire. Contre Sacramento par exemple, il a commencé la rencontre en scorant  10 points à 4/7 dans le premier quart. Ensuite, il a compilé 2 petits points à 1/6. Le joueur tourne à 40% à deux points ce qui est très faible pour un 4 et ne possède de bonnes stats que parce qu'il shoote 10 fois par rencontre. Par comparaison, Bledsoe tire moins. Au contre, les deux titulaires compilent 1,4 contres à eux deux par match (en 60 minutes de jeu cumulé). C'est un contre toutes les 20 minutes !!! Le meilleur intérieur de l'effectif de Phoenix, mais aussi le plus fragile est Alex Len. D'ailleurs Len et Morris ont réussi autant de double-double chacun (2) cette saison. Toutefois, l'Ukrainien est encore trop tendre dans ses mouvements offensifs. Même si cela va venir (55% de réussite aux shoots et 80% aux lancers), il est encore trop vert. Quant à Anthony Tolliver censé remplacer Channing Frye, il n'a pas le niveau de la NBA tout comme Shavlick Randolph. Phoenix doit penser à faire un trade pour progresser. Josh Smith a été souvent cité dans les rumeurs en février 2014. Il conviendrait parfaitement à l'équipe et ce même s'il est payé 13 millions de dollars la saison. Jamais aussi fort qu'en mouvement, sa venue ferait un bien fou à l'équipe. Contre Brooklyn, face aux assaults de Kevin Garnett et de Brook Lopez, c'est Tucker, lui l'arrière, qui a joué poste 4 la plupart du dernier quart-temps. On le voit, le bilan pourrait même être pire.

 

Sur les bases arrières, PJ Tucker fait son boulot en défense mais ne lui demandez pas de faire plus : il fait déjà beaucoup. Thomas et Green sont le meilleur backourt remplaçant de toute la NBA. On ne présente plus encore le duo Bledoe - Dragic. Et, ne recherchez rien dans une susceptible baisse statistique. Phoenix c'était 58 points par rencontre avec Dragic, Bledsoe, Green et Ish Smith en 2013. Cette année, c'est 59 points avec Thomas à la place de Smith. On vous le dit sans un secteur intérieur digne de ce nom, Phoenix n'y arrivera pas. Jeff Hornacek a eu beau mettre en attaque un tout nouveau système offensif à double - écran efficace en tête de raquette, rien n' y changera si la raquette des Suns reste en l'état. Il ne faut pas grand chose pourtant pour que cela décolle .... mais c'est inquiétant. En effet, le meilleur match de l'année date de l'ouverture de la saison contre les Lakers. Ce soir-là, l'équipe a dynamité Kobe mais depuis les Suns sont du niveau des Kings ou du Jazz. Bledsoe a dynamité le vestiaire à l'inter-saison. Celui-là est une peste de la même veine que LeBron James. Un égocentrique gouroucé par son agent Rich Paul. Phoenix a bien fait de le signer. Il serait une belle monnaie d'échange dans la quête d'un intérieur de premier ordre. En attendant, Paul Coro, le spécialiste NBA du AZCentral n'en mène pas large non plus ....

Sans trade majeur en vue, Phoenix va maintenant s'envoler vers l'Est. Au menu en novembre, Boston, Detroit, Philadelphie, Indiana, Toronto puis deux fois Denver et enfin Orlando à domicile. Ce calendrier favorable doit leur rapporter 6 victoires sinon, on pourra utilise le conditionnel pour une qualification aux playoffs. Dave King du site Bright Side Of the Side parle même de laisser les égos dans les vestiaires .... un comble pour un fan.