Gerald Green voulait prendre sa retraite début janvier

L'hélicoptère des Rockets aurait pu ne jamais redécoller si Houston ne lui avait pas proposé un bout de contrat en cours de saison.

Gerald Green a toujours été un électron libre dans la grande ligue. 11 équipes en 10 saisons, le dunkeur fou s’est même permis le luxe de prendre un congé sabbatique en Russie et en Chine en 2010. Présent au camp d’entraînement des Bucks, Green se fait couper juste avant l’entame de cette saison. Le moral dans les chaussettes et sans coup de fil de la part des franchises, l’arrière a pensé prendre sa retraite des parquets. Une confession recueillie par la journaliste Kristie Rieken d'Associated Press :

 

Honnêtement, je pensais prendre ma retraite. Beaucoup de gens ne le savent pas, mais j'étais cassé. Je me suis dit : Regarde, si le 1er janvier 2018 je suis toujours agent libre, alors je publie une grande déclaration sur mon Instagram pour que tout le monde le sache. Merci pour cette belle carrière pendant toutes ces années, mais c’est fini. Je ne vais plus jouer. Le basketball était la dernière chose à laquelle je pensais avant de recevoir cet appel. Alors, pour moi c’était du genre : Hein, vous êtes sérieux ?

 

Le 28 décembre, avant la date butoir qu’il s’était fixé, Gerald Green reçoit, en effet, un appel des Rockets. Pour ce natif de Houston, la proposition est un véritable cadeau de Noël. Dès sa première semaine dans l’équipe, il envoie trois cartons à plus de 20 points. Son CDD chez les Texans va vite se transformer en contrat garanti pour la saison. Dans les orgies offensives orchestrées par Mike d’Antoni, Green est à son aise, n’hésitant pas à dégainer derrière l’arc : 37,0% de réussite à 3 points sur plus de 7 tentatives par match ! Avec 12.1 points en sortie de banc, l’ancien Celtic est le meilleur scoreur de la second unit en compagnie d’Eric Gordon. Plus en retrait pendant les playoffs où Mike d’Antoni réduit ses rotations, Green n’en reste pas moins concentré sur l’objectif commun. Coupe de cheveux reprenant le logo de la franchise, tatouages en hommage à Houston, il serait prêt à tout donner pour sa ville natale et celle qui lui a donné un second souffle :

 

Peut-être que je suis partial, je ne sais pas, mais bon sang je suis prêt à mourir pour cette foutue ville. Je le ferais vraiment mec, j’adore cette ville.