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Home Sweet Home : Sacramento

Home Sweet Home : Sacramento

  

Et si les joueurs NBA revenaient dans leur région de naissance... Pendant le mois d'août, Inside Basket vous propose un grand voyage à travers les Etats Unis pour découvrir à quoi ressembleraient ces franchises. Aujourd'hui, escale à Sacramento pour la dernière partie de la Californie.

  • MENEUR: Kevin Johnson

stats: 17.9 points, 3.3 rebonds, 9.1 passes

record contre les Kings: 32 points le 7 novembre 1993

 

Kevin Johnson est le meneur, le leader et le grand joueur de cette équipe représentant la ville de Sacramento. Meneur titulaire sans aucune contestation possible, il aurait très bien pu être dans la catégorie "local de l'étape" (voir ci-dessous) tant il représente pour les habitants de Sacramento. Né dans cette ville, il a débuté le basket à la Sacramento Charter high School où il a longtemps hésité avec le Baseball. Il est par la suite allé quatre ans à l'Université de Berkeley, dont il possède de nombreux records avant d'enfin se faire drafter en NBA par les Cavaliers en 1987. Après une petite partie de saison dans l'Ohio, pas forcément fructueuse, le meneur ultra athlétique est envoyé à Phoenix où le déclic sera instantané. Très rapidement, KJ tourne en 20/10 à la mène des Suns remportant de ce fait le trophée de MIP en 1989 et permettant à la franchise de commencer à gagner et à faire les Playoffs. Il faudra cependant attendre l'arrivée de Charles Barkley en 1992-1993 pour vraiment devenir une équipe jouant le titre malgré la blessure de KJ lui faisant manquer de nombreux matchs. Ils échoueront d'ailleurs en finale face aux Bulls cette année là (c'est arrivé à d'autres dans les années 1990 malheureusement). Par la suite, de nombreuses blessures vont empêcher Kevin Johnson de diriger correctement sa franchise jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite en 1998 malgré un retour pour quelques matchs en 2000. Meneur spectaculaire (n'est ce pas Hakeem ?), Johnson a fait rêver de nombreuses personnes dans l'Arizona avant de revenir dans sa région natale pour devenir maire de Sacramento pendant plusieurs années. Trois fois All Star, KJ n'a jamais remporté le titre NBA et pourtant son impact et son niveau dans la ligue fut magnifique. Un des rares joueurs à tourner à plus de 9 passes en carrière, Johnson est donc logiquement meneur de cette équipe de Sacramento. 

 

 

  • ARRIERE: Ray Allen

stats: 18.9 points, 4.1 rebonds, 3.4 passes

record contre les Kings: 45 points le 1er mai 2005

 

Là encore, le choix ne fut pas très difficile. Non originaire de la ville de Sacramento en elle même, Ray Allen est né à Merced, en plein milieu de la Californie. Drafté par les Wolves lors de la célèbre draft 96, RayRay est immédiatement échangé aux Bucks où il fera étalage de tout son talent. Beaucoup de gens le voient comme un simple shooteur mais Ray Allen était bien plus que ça. Lors de ces années aux Bucks, il montre toute sa palette offensive, du shoot aux dunks devient un joueur marquant de la NBA. Aux côtés de Sam Cassell et Glenn Robinson, Ray Allen fera même une finale de conférence face aux Sixers d'Iverson mais sera transféré aux Sonics en 2002-2003 contre Gary Payton notamment. C'est dans cette franchise mythique qu'il effectuera ses plus belles saisons individuelles aux côtés de Rashard Lewis (c'était les premiers Splash Brothers) avant de rejoindre en 2008 les Celtics. Dès sa première saison en vert, devenu seconde voire troisième option, Allen remportera le titre tant convoité. Finalement, il partira au Heat en 2012 dans les conditions que tout le monde connait et qui lui attribura le surnom de Judas (Quand on sait qu'il se faisait surnommé Jésus grâce à son rôle dans He Got Game, c'est assez drôle). C'est en Floride qu'il effectuera ses dernières saisons, durant lesquelles il remportera un titre dont tout le monde se souvient grâce à son tir légendaire lors du match 6 des finales. 

Au final, le récent retraité est une légende de la NBA (10 fois All Star, 2 titres). Il est l'un des meilleurs si ce n'est le meilleur shooteur de l'histoire et son rôle autant en NBA que dans la culture basket ne sera jamais oublié. 

 

 

  • AILIER: Bruce Bowen

stats: 6.1 points, 2.8 rebonds, 1.2 passes

record contre les Kings: 23 points le 2 décembre 2006

 

Bruce Bowen n'est pas le plus impressionant des joueurs faisant partie de ce cinq de Sacramento et pourtant, il est une pièce importante de toutes les équipes par lesquelles il est passé. Ayant débuté sa carrière en France où il était un sacré scoreur, Bowen est passé par les Celtics, le Heat et les Sixers avant d'enfin arriver aux Spurs où il fera les plus belles années de sa carrière. D'après lui même, il a totalement du changer son jeu pour s'imposer dans un effectif où le scoring était déjà bien présent et, pour rester coméptitif et jouer, il devait se focaliser sur la défense et le tir dans le corner. C'est exactement ce qui a fait de lui un joueur aussi indispensable dans les années 2000 chez les Spurs. Triple champion NBA, Bruce Bowen a par exemple marqué par sa défense superbe sur le jeune LeBron James lors des finales 2007. Voté dans 8 All défensive Team durant sa carrière, il fallait bien un joueur aussi solide défensivement pour jouer aux côtés de Kevin Johnson et Ray Allen. 

 

  • AILIER FORT: VERN MIKKELSEN

stats: 14.4 points, 9.4 rebonds, 2.2 passes

record contre les Kings: 45 points le 10 février 1959 

 

Le seul "vieux" joueur de ce cinq majeur. Vern Mikkelsen est un des premiers vrai ailier-fort de la NBA. Drafté en 1949, Vern va jouer pendant 10 années chez les Minneapolis Lakers où il tournera à 14.4 points de moyenne. Pourtant, il était bien plus réputé pour sa défense tenace, son sens du rebond et sa résistance aux matchs (il joua 798 matchs sur 800 possible). Il fera partie de la première équipe (avec George Mikan et Jim Pollard) vainqueur du trophée de NBA et le remportera quatre fois durant les cinq premières saisons. Six fois All Star, Mikkelsen a intégré le Hall Of Fame en 1995. 

 

  • PIVOT: Tyson chandler

stats: 8.7 points, 9.4 rebonds, 0.8 passes

record contre les Kings: 22 points le 31 décembre 2011

 

Oui, Tyson Chandler fait partie de l'équipe des Sacramento Kings. Pourtant formé dans un lycée de Compton et drafté par les Clippers, Chandler (pas celui de Friends hein) est né à Hanford en plein milieu de la Californie. Immédiatement transféré aux Bulls, où il jouera pendant cinq saisons, Tyson Chandler s'impose rapidement comme un pilier défensif sur lequel une équipe peut se reposer. Après trois années à la Nouvelle Orléans, il jouera fera un premier passage par les Mavs où il sera le joueur complémentaire parfait d'un Dirk Nowitzki au top, ce qui permettra à la franchise du Texas d'aller chercher un titre au terme de playoffs fantastiques. Par la suite, il fera trois saisons aux Knicks durant lesquels il remportera un titre de défenseur de l'année ainsi que sa seule et unique selection au All Star Game en 2013 et en All NBA Team. Désormais aux Suns, Tyson Chandler n'est pas loin de sa fin de carrière mais il aura prouvé qu'il peut être une base défensive très solide. Ce qui, associé à son rôle dans le titre de champion de 2011, lui permet d'intégrer le cinq majeur de Sacramento, formant un backcourt très solide défensivement. 

 

 

  • LE BANC:

Chris Childs 6.9 points, 2.4 rebonds, 4.9 passes

Deshawn Stevenson 7.2 points, 2.2 rebonds, 1.6 passes

Matt Barnes 8.2 points, 4.6 rebonds, 1.8 passes

Cliff Levingston 7.1 points, 5.2 rebonds, 0.9 passes

Bill Cartwright 13.2 points, 6.3 rebonds, 1.4 passes

 

Quel banc ! Pas le plus talentueux, pas le plus grand producteur de statistiques mais quel mental et quelle envie. A la mène, c'est Chris Childs qui récupère le spot de remplaçant. Joueur peu connu, il est notamment réputé pour s'être battu avec Kobe Bryant en 2000. Non drafté en 1989, il arriva en NBA en 1994 aux Nets avant de jouer cinq ans pour les Knicks (jusqu'en 2001). Bon défenseur, organisateur correct et solide shooteur à trois points, Chris Childs correspond parfaitement à cette équipe. Même histoire pour Deshawn Stevenson. solide défenseur et bon shooteur, il est passé par plusieurs équipes (jazz, magic, wizards, mavs). Il faisait partie de l'équipe championne des Mavs en 2011 face à LeBron James et le Heat. A l'aile, qui d'autre que Matt Barnes ? Drafté par les Grizzlies en 2002, il fut directement envoyé aux Cavaliers où il ne jouera pas. Il est aussi réputé pour sa défense, sa hargne (et son caractère de merde, il faut l'avouer). Barnes passa la plus grande partie de sa carrière en Californie où il joua pour les Kings, les Lakers, les Clippers et bien sûr les Warriors avec qui il remporta le titre l'an passé. Pour la raquette, les occupants sont Cliff Levingston et Bill Cartwright. Ironie du sort, ils ont joué ensemble et ont gagné ensemble. Le premier a d'abord joué aux Pistons puis aux Hawks où il fera la plus belle partie de sa carrière au milieu des années 80 quand au second il joua durant huit ans aux Knicks (où il fut vraiment solide avant de devoir laisser sa place à Ewing). Cartwright arriva aux Bulls en 88 et Levingston en 91 et il y remportèrent deux titres ensemble (merci Jojo). 

 

  • LE LOCAL DE L'ETAPE: Ryan Anderson

stats: 13.2 points, 5.4 rebonds, 0.9 passes

 

Ryan Anderson est le local de Sacramento et un des rares bons joueurs NBA à être né dans la ville. Alors oui, c'est pas le plus expressif, le plus marquant et le plus fort mais ça en reste un bon joueur NBA.  Drafté par les Nets en 2008, Anderson va rapidement être envoyé au Magic. Il y jouera trois saisons avant de refaire ses valises afin de rejoindre les Pelicans. Malheureusement pour lui, le physique ne tiendra pas toujours et il sera souvent blessé, l'empêchant de montrer toute sa palette offensive (parce que bon de l'autre côté...). Il rejoindra les Rockets en 2016 afin de former une équipe qui lui correspond parfaitement, attanquant à outrance. Aux côtés de James Harden, il ne fera pas la saison statistiques la plus prolifique de sa carrière mais aura un rôle indispensable avec son shoot extérieur plus que solide. Il effectuera son record en carrière contre ... les Kings en janvier 2016. Sa carrière n'est pas terminée mais nul doute que vu le jeu des Rockets, il s'amusera encore cette saison (sauf si Melo arrive évidemment). 

 

Etape 27 : Oakland
Etape 26 : Los Angeles
Etape 25 : Phoenix
Etape 24 : Denver
Etape 23 : San Antonio
Etape 22 : Dallas
Etape 21 : Houston
Etape 20 : New Orleans
Etape 19 : Oklahoma
Etape 18 : Minnesota
Etape 17 : Toronto
Etape 16 : Milwaukee
Etape 15 : Chicago
Etape 14 : Indiana
Etape 13 : Detroit
Etape 12 : Cleveland
Etape 11 : Memphis
Etape 10 : Miami
Etape 9 : Orlando
Etape 8 : Atlanta
Etape 7 : Charlotte
Etape 6 :
Washington
​Etape 5 : Philadelphie
​Etape 4 : Boston
​Etape 3 : New Jersey
Etape 2 : Brooklyn
Etape 1 : New York

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