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Home Sweet Home : Orlando

Home Sweet Home : Orlando

  

Et si les joueurs NBA revenaient dans leur région de naissance... Pendant le mois d'août, Inside Basket vous propose un grand voyage à travers les Etats Unis pour découvrir à quoi ressembleraient ces franchises. Aujourd'hui, escale à Orlando et tout le Nord de la Floride.

  • MENEUR : dee brown

Stats : 11.1 points, 2.6 rebonds, 3.7 passes
Record contre le Magic : 26 points

 

Formé dans sa ville natale de Jacksonville, Dee Brown est drafté en 19ème position par les Celtics en 1990. L’équipe est encore menée par un Larry Bird au crépuscule de sa carrière et par le regretté Reggie Lewis. Toujours contender dans la Conférence Est, Boston n’a en revanche pas de top meneur dans l’effectif. Le vétéran John Bagley et le combo guard Brian Shaw se partagent la mène. C’est dans ce contexte que DeCovan Kadell Brown débarque dans l’équipe. Petit à petit, le Floridien gagne la confiance du coach Chris Ford qui en fait son titulaire, un poste qu’il occupera plus de 4 ans, avec comme pic, la saison 1994 : 15.5 points et 4.5 passes. Mais, si Dee Brown reste dans les mémoires des fans, c’est plus pour le Slam Dunk Contest 1991 qu’il remporte grâce à un dunk devenu célèbre où il se masque les yeux avec son avant-bras. Retour sur ce concours pour les plus jeunes.

 

 

  • ARRIÈRE : VINce carter

Stats : 18.2 points, 4.6 rebonds, 3.3 passes
Record contre le Magic : 33 points

 

A 40 ans, Vince Carter est désormais le doyen de la NBA. Un quadragénaire encore bien en jambe à la vue des 360° et des tomars qu’il a placé à l’échauffement cette année. En homme de défi, Vinsanity a signé cet été chez les Kings dans un rôle de mentor XXL. Un choix tout à son honneur, puisqu’il aurait pu jouer les mercenaires en quête de bague dans une superteam. Pour durer dans la Ligue, Carter a fait évoluer son jeu devenant plus shooteur et moins aérien. Depuis sa signature à Dallas en 2011, il apporte son expérience et son adresse en sortie de banc. Mais, ça n’a pas toujours était le cas !

Premier franchise player des Raptors, Air Canada amène à lui seul de la hype autour de la jeune franchise. Enorme dunkeur en match et en concours, il fait partie assurément du Top 5 alltime de cet exercice. Un exercice qu’il a contribué à élever au rang d’art en associant puissance et grâce. Huit fois All Star et nommé à deux reprises dans les All-NBA Teams, il manque à son palmarès une réelle épopée en playoffs, lui qui n’a pas fait mieux qu’une finale de conférence. Toujours présent dans sa région, il a ouvert un restaurant à Daytona Beach, sa ville natale. Point névralgique du lieu, The Highlight Zone Sports Grill, une salle où l’on peut manger tout en regardant son sport préféré.

 

  • AILIER : tracy mcgrady

Stats : 19.6 points, 5.6 rebonds, 4.4 passes
Record contre le Magic : 34 points

 

Vince Carter retrouve son cousin dans cette équipe Made in Orlando. Originaire de Bartow en centre Floride, Tracy McGrady grandit à Auburndale, une petite ville à 50 kms au Sud d’Orlando. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il choisit de porter le n°1 à son arrivée en NBA, en hommage à son idole de jeunesse, Penny Hardaway. Pressé de rejoindre les pros, T-Mac squeeze la case universitaire et débarque chez les Raptors à 18 ans. Son association pourtant prometteuse avec son cousin Vince ne durera que deux saisons. Soucieux de se rapprocher de sa famille, il signe à Orlando en 2000 en tant que free agent. Rapidement, il devient le nouveau héros chez Disney en multipliant par deux sa moyenne de points (32.1 points en 2003). Il rafle deux titres consécutifs de meilleur scoreur mais échoue inexorablement en playoffs. Tout le malheur de sa carrière ! Ce n’est pas son passage à Houston aux côtés de Yao Ming qui changera la donne. Intronisé au Hall of Fame cette année, T-Mac n’en reste pas moins un attaquant d’exception, symbole de la NBA des années 2000, capable de cartons mémorables comme ses 13 points en 35 secondes contre les Spurs en 2004.

 

  • AILIER FORT : darryl dawkins

Stats : 12.0 points, 6.1 rebonds, 1.4 block

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Darryl Dawkins, le bestiau se situe quelque part entre Charles Barkley et Shaquille O’Neal. Un bulldozer des raquettes qui fracassait les cercles avec un telle puissance qu’il lui arrivait d’exploser littéralement le plexiglas. Surnommé Chocolate Thunder par Stevie Wonder himself, Darryl fait parler la foudre dès son adolescence à la Maynard High School d’Orlando où il culmine à 32 points et 21 rebonds de moyenne. Avec de tels chiffres, Dawkins pense pouvoir échapper à la fac et se déclare éligible à la draft de 1975. Un choix bizarre pour l’époque, mais l’intérieur devient bien le premier joueur à rejoindre la NBA sans passer par la NCAA.

L’apprentissage est rude pendant deux ans : les Sixers qui l’ont drafté en 5ème position le font croupir sur le banc. Progressivement, Darryl fait son trou et se positionne comme seconde menace offensive derrière Julius Erving. Philadelphie se balade en saison régulière mais s’incline à trois reprises en Finales NBA. Le titre viendra en 1983, l’année où Dawkins est transféré chez les Nets. Dans le New Jersey, Darryl produit sa meilleure saison : 16.8 points et 6.7 rebonds. Mais, les blessures à répétition freineront sa carrière qui se terminera de l’autre côté de l’Atlantique en Italie. Décédé d’une crise cardiaque en 2015, hommage posthume à Chocolate Thunder en images.

 

 

  • PIVOT : amar'e stoudemire

Stats : 18.9 points, 7.8 rebonds, 1.2 passe
Record contre le Magic : 30 points

 

Comme ses compères floridiens McGrady et Dawkins, Amar'e Stoudemire passe directement du lycée à la NBA. Il faut dire que l’ex All Star n’a pas eu une enfance dorée : son père meurt d’une crise cardiaque lorsqu'il n’a que 12 ans, tandis que sa mère est en prison pour divers vols. Amar’e va changer six fois de lycées pendant son cursus scolaire et décide donc de s’inscrire à la draft en 2002.

En le récupérant avec leur neuvième choix, les Suns ne s’y sont pas trompés. Titulaire dès son année rookie, Amar’e est le pivot tant attendu en Arizona. La nomination la saison suivante de Mike d’Antoni sur le banc de Phoenix va faire passer un autre cap à l’intérieur : dans un jeu ultra rapide baptisé à l’époque Seven Seconds or Less, Amar’e se régale des caviars de Steve Nash. Il enchaîne six saisons à plus de 20 points pour autant de sélections au All Star Game. En 2010, son énorme transfert à New York (100 millions sur 5 ans) sonne le glas de sa domination. A Big Apple, Amar’e enchaîne les blessures en même temps que les Knicks s’enfoncent dans la Conférence Est. Son temps de jeu passe de 37 à 21 minutes en 2014. Désormais, réduit à un rôle de remplaçant, il tente de se relancer à Dallas puis à Miami. Peine perdue ! A 33 ans, Stoudemire quitte la NBA et s’exile dans le championnat israélien à l’Hapoel Jerusalem.

 

  • LE BANC

Frank Johnson : 8.3 points, 1.7 rebond, 4.2 passes

Vernon Maxwell : 12.8 points, 2.6 rebonds, 3.4 passes

Otis Birdsong : 18.0 points, 3.0 rebonds, 3.2 passes

Vin Baker : 15.0 points, 7.4 rebonds, 1.9 passe

Truck Robinson : 15.5 points, 9.4 rebonds, 1.7 passe

 

Sur le banc floridien, deux des meilleurs blazes de la Ligue : Otis Birdsong a d'abord gazouillé chez les Kings à la fin des seventies, avant de s'envoler pour les Nets dans les années 80. Quatre fois All Star, une saison à 25 points de moyenne en 1981, Birdsong était d'une régularité inouïe au shoot. Quant à Truck Robinson, sa carrure et sa force physique en faisaient un poids lourd des raquettes. Meilleur rebondeur en 1978 avec 15.7 prises, il sera élu dans la All-NBA First Team cette saison-là. Pour l'épauler dans la peinture, on retrouve Vin Baker, multiple All Star chez les Bucks qui a vu sa carrière gangréner par des problèmes d'alcoolisme. A la mène, Frank Johnson, finaliste avec les Suns en 1993 sera chargé d'approvisionner le shooteur fou, Vernon Maxwell. Seconde menace offensive des Rockets derrière Hakeem Olajuwon, Mad Max était un électron libre capable de péter les plombs à tous moments, mais aussi d'enchaîner des séries longue distance décisives. Son duel face à John Starks en Finales 1994 fut l'une des clés du second titre de Houston. Avec Maxwell, pas la peine d'en rajouter, mieux vaut passer aux images !

 

 

  • LE LOCAL DE L'ÉTAPE : chucky atkins

Stats : 10.0 points, 1.7 rebond, 3.4 passes

 

A sa sortie de l'université de South Florida, Chucky Atkins ne fait pas vraiment fantasmer les franchises NBA. Ses stats sont solides (19.3 points et 4.0 passes) mais pas assez pour attirer l'attention des scouts. Non drafté en 1996, Chucky se dirige alors vers la défunte CBA, l'ancêtre de la G-League. Puis, sur les conseils de son agent, il rejoint le Vieux Continent au Cibona Zagreb. Le meneur y passera trois saisons, le temps de se construire une solide réputation en Euroleague. Ses performances séduisent le Magic à la recherche d'une doublure au poste un. En 1999, Chucky revient à Orlando, sa ville natale, et fait enfin ses débuts en NBA. Il se montre tout de suite productif (9.5 points et 3.7 assists) accrochant même une place dans la All-Rookie Second Team. S'en suivra une carrière de role player avec comme point d'orgue, une saison entière comme titulaire chez les Lakers en 2005, où Chucky s'affiche à 13.6 points.

 

Etape 8 : Atlanta
Etape 7 : Charlotte
Etape 6 :
Washington
​Etape 5 : Philadelphie
​Etape 4 : Boston
​Etape 3 : New Jersey
Etape 2 : Brooklyn
Etape 1 : New York

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