Victor Oladipo, le dragster des Pacers

Victor Oladipo, le dragster des Pacers

Indiana Pacers - Victor Oladipo - Nate McMillan

Arrivé dans l'échange contre Paul George cet été, Victor Oladipo réalise un début de saison tonitruant.

Le départ du totem d'Indiana, Paul George, a marqué les esprits chez les fans de la franchise. La compensation en retour, Victor Oladipo et Domantas Sabonis, pouvait apparaître bien maigre aux premiers abords. Sans véritable star dans l'effectif, le coach Nate McMillan a été obligé de revoir son playbook et changer radicalement de style de jeu. Finies les isolations pour PG, les Pacers pratiquent en ce début de saison un basket uptempo. Le coach d'Indiana a bien compris que la meilleure solution avec ce roster était de courir. Résultat, l'équipe affiche le 5ème Pace de la Ligue (statistique qui calcule la vitesse du jeu) avec 102 possessions en moyenne sur 48 minutes, alors qu'elle n'était que 18ème l'an passé. Toute l'attaque s'en retrouve boostée avec 114 points inscrits, soit près de 10 points de plus que lors du précédent exercice. Le ballon circule mieux à Indiana et chacun y trouve son compte avec pas moins de 7 joueurs à plus de 10 points de moyenne.

 

Un Pacer incarne à merveille ce changement de style : Victor Oladipo a attaqué la saison pied au plancher et s'est fait flashé à 26.0 points et 50% aux tirs sur les cinq premiers matchs. Première lame offensive d'Indiana, Oladipo semble s'éclater dans le système McMillan avec une performance à 35 points contre son ancienne équipe du Thunder, qui n'est pas passée sous le radar malgré la défaite. Son coach ne tarit pas d'éloges à son sujet dans le quotidien The Indianapolis Star :

 

J'aime le rythme avec lequel il joue. Il fait du très bon travail en ne forçant pas les situations. Sa sélection de shoots s'est améliorée car il évolue sur le bon tempo. Nous devons essayer autant que possible de le suivre, car c'est le joueur qui pratique le bon rythme pour nous.

 

En retrouvant l'état d'Indiana, où Oladipo a fait sur cursus universitaire, les attentes étaient grandes autour de lui. Lors de ses trois premières saison à Orlando, l'arrière a montré des flashs de talent par intermittence mais ne s'est jamais vraiment imposé en leader. Quant à ses prestations l'an dernier à OKC, elles ont été phagocytées par un Russell Westbrook omnipotent. En démarrant sur les chapeaux de roues avec les Pacers, Oladipo met une petite claque aux critiques. A lui désormais de garder la même vitesse de croisière et pourquoi pas entraîner toute l'équipe dans son sillage jusqu'en playoffs. C'est en tous cas, le but affiché par l'intéressé :

 

J'essaye juste gagner. Je suis déterminé à apporter mon énergie tous les soirs. C'est mon objectif. Je pense que nous avons un avenir prometteur cette année et notre meilleur basket est encore devant nous.