Prospect Draft 2020 : LaMelo Ball, c'est je t'aime moi non plus

Alors que les finales NBA ont rendu leur verdict et que la saison NBA est désormais terminée, la Draft 2020 se prépare déjà en coulisses. Dans un calendrier très resserré, cette dernière interviendra le 18 novembre prochain. Qui sera le premier choix, le bust ou le steal de cette cuvée ? Inside Basket vous propose une revue d’effectif des talents qui la composeront. Aujourd’hui, focus sur LaMelo Ball, le petit dernier de la famille Ball.

Équipe : Illawara Hawks

Âge : 19 ans

Taille : 2m01

Poids : 82 kg

Envergure : 208 cm

Poste : Meneur

Comparaison actuelle :

Ah LaMelo... L'impression qu'on parle de lui depuis des années maintenant ! On se souvient encore de l'époque au lycée où on le voyait inscrire de véritables orgies au scoring avec Chino Hills . On se souvient encore de son passage raté en Lituanie avec son frère, LiAngelo Ball, disparu de la circulation depuis. On a retrouvé cette année LaMelo Ball, en NBL, la ligue australienne. Il a fait le choix, comme RJ Hampton, de se confronter à des joueurs professionnels avant de se faire drafter. Dans une équipe très faible, le cadet de la famille Ball a en profité pour faire admirer son sens de la balle orange. Il est l'un des trois meilleurs talents de cette draft, si ce n'est le meilleur. Aussi talentueux soit-il, LaMelo Ball a aussi ses détracteurs, à juste titre.

 

 

En revanche, dès son arrivée dans la grande Ligue, on est sûr d'une chose : LaMelo va pouvoir créer à outrance sur pick-and-roll. C'est l'arme absolue d'un meneur de jeu et Ball possède déjà un bel attirail pour son âge. Avec sa grande taille pour le poste, son handle très sûr et sa vision de jeu, LaMelo Ball va voir la bonne passe. Mais surtout, si elle n'existe pas, il va l'a créer de lui-même. C'est son énorme plus-value par rapport aux autres meneurs de cette draft. Malgré cette prise de risque constante, LaMelo perdait peu de ballon (2.5 pertes de balles pour 6.8 passes de moyenne). En plus de cela, son handle et sa vision du jeu lui permettent de se frayer le chemin vers le cercle assez facilement. C'est ensuite que ça se complique. Son toucher près du panier est bon mais il doit encore mieux encaisser les contacts pour améliorer ses pourcentages. Mais son arsenal offensif et sa créativité devraient lui permettre de passer outre cet ennui.

 

 

Malgré tout le talent de LaMelo Ball, il reste d'importants défauts dans son jeu. Le tir déjà, ça n'a pas pu vous échapper au vue de la mécanique peu orthodoxe. Si pour certains joueurs, les pourcentages sont là malgré une gestuelle douteuse (Tyrese Haliburton en est un bel exemple). Pour le meneur des Illawara Hawks, ce n'est pas le cas. Un fâcheux 25% de réussite derrière l'arc qui n'empêchait pas Ball de faire feu et pull-up à tout va. Le garçon a (trop) confiance en lui, on ne peut pas lui enlever cela. Il devra néanmoins épurér son jeu en NBA s'il veut que les pourcentages suivent. Enfin, son génie offensif lui excuse en partie son peu d'intérêt pour la défense. En tout cas, pour ce qui est de la NBL. Dans la grande ligue, il faudra montré plus d'intérêt de ce côté-ci du ballon. LaMelo Ball possède les outils (taille et envergure) pour gêner les meneurs adverses, il ne manque plus que l'implication. Une éthique remise en cause lors des interviews avec les franchises et les médias. Simple tactique pour choisir son équipe ou réel témoignage de son état d'esprit ? Difficile de le savoir avant que le joueur ne débarque en NBA.

 

 

 

Certes, LaMelo Ball pourrait partie avant le 4e choix. Mais d'après les dernières rumeurs, Chigago serait extrêmement intéressé pour monter dans la draft, notamment en vue d'acquérir le meneur de la famille Ball. Depuis plusieurs années, les Bulls se cherchent leur nouvelle figure de proue. Seléctionné l'an dernier, Coby White ne sera pas leur franchise player du futur. La combinaison de talent et de hype qui entoure LaMelo Ball pourrait permettre à Windy City de retrouver un second souffle.