Free agency 2016, les 10 ailiers à suivre

Kevin Durant sera l'ailier le plus courtisé parmi les agents libres de cette cuvée. Plus d'une dizaine d'équipes devraient lui courir après...

  • 10 - Moe Harkless (Portland Trail Blazers)

Les stats : 6.4 points (47%), 3.6 rebonds, 0.9 assists, 0.6 interceptions, 0.4 contres en 18.7 minutes de jeu.

Le salaire : $2.894.059

 

En l'état actuel des choses, Maurice José Harkless n'est vraiment pas l'un des agents libres l'un des plus intéressants de cette liste. On aurait pu lui préférer Jared Dudley, Jeff Green, voire même son coéquipier Allen Crabbe. De plus, les Blazers gardent la main pour prolonger le joueur puisqu'il est restricted free agent. Nonobstant ces arguments, nous l'avons choisi en dernière place de notre top 10. Les raisons ? Un salaire loin d'être mirobolant et un potentiel sans limites. Personne n'a encore osé lui faire confiance sur le long terme, surtout à Orlando. Pourtant, pendant son court temps de jeu, il a régulièrement montré une belle énergie, un sens du rebond remarquable et un jeu relativement complet. L'ancien one-and-done a également montré d'excellents dispositions en défense, que ce soit sur des extérieurs ou des intérieurs. Son shoot est à développer mais le geste est bon. Avec du temps de jeu et la confiance de Terry Stotts, l'ailier de 23 ans a crevé l'écran en playoffs. Il compte rester à Portland mais on ne serait pas étonnés de voir une franchise ayant les moyens miser sur lui...

 

  • 9 - Marvin Williams (Charlotte Hornets)

Les stats : 11.7 points (45%), 6.4 rebonds, 1.4 passes, 0.7 interception, 1.0 contre en 28.9 minutes de jeu.

Le salaire : $7.000.000

 

On pourrait tourner un film sur sa carrière. One-and-done sorti d'UNC, Williams est drafté second de la draft 2005 par Atlanta. Sa progression est linéaire et à 22 ans il est l'un des joueurs les plus prometteurs de la ligue. L'arrivée de Jamal Crawford limite soudain son temps de jeu et sa progression. Il n'est plus indispensable et est échangé trois ans plus tard à Utah. Deux années décevantes à Salt Lake City, puis une aux Hornets. La deuxième change tout. Soudainement, Marvin brille à nouveau de mille feux. Son shoot longtemps douteux devient fiable. Sa défense longtemps limitée gagne en dureté. Sa mentalité évolue puisqu'il devient un leader. Devenu ailier-fort à plein temps, il combat avec les mastodontes et la qualité de sa protection du panier surprend tout le monde. L'ancien Tar Heel renaît tout simplement. Il était en fin de contrat : on sait quelle motivation l'argent peut être. Attention au bust donc. Cependant, si Marvin Gaye (c'est son prénom complet) parvient à conserver son intensité, il sera une bonne pioche pour toute équipe qui saura l'attirer. Les Hornets en font leur priorité, le joueur est prêt à rester. A surveiller toutefois puisque le stretch 4 est le rêve de tout coach NBA. Les Pelicans, les Bulls, les Bucks, les Nets, les Raptors ou les Rockets pourraient ainsi tenter le coup.

 

  • 8 - Kent Bazemore (Atlanta Hawks)

Les stats : 11.6 points (44%), 5.1 rebonds, 2.3 passes, 1.3 interceptions, 0.5 contre en 27.8 minutes de jeu.

Le salaire : $2.000.000

 

C'est l'histoire d'un cheerleader devenu joueur de basket. En 2014, Kent Bazemore est au bout du banc des Warriors. Il est seulement connu pour ses célébrations fantasques au bord du terrain. En février, il est échangé aux Lakers. C'est le début de la gloire . Au sein d'une franchise exsangue, il prouve ses qualités sur la fin de saison en marquant 13 points par match. Les Hawks ne s'y trompent pas et l'engagent pour deux ans. Bingo : le joueur de 26 ans n'en finit plus de surprendre. Lors de sa première année, il récolte les miettes de temps de jeu laissées par DeMarre Carroll. Au départ de ce dernier, il prend la place de titulaire et se révèle être un bon plan de secours. Plein d'énergie, hyper athlétique, le diplômé de Old Dominion est un 3&D de bon niveau. Un profil à la mode qui explique pourquoi Bazemore devrait gagner plus de 10 millions par saison l'année prochaine. Il devrait cependant rester à Atlanta. En effet, peu d'équipes le prennent véritablement au sérieux et son avenir se situe plutôt en tant que second arrière.

 

  • 7 - Evan Fournier (Orlando Magic)

Les stats : 15.4 points (46%), 2.8 rebonds, 2.7 passes, 1.2 interceptions en 32.5 minutes de jeu.

Le salaire : $2.288.205

 

More Champagne Mr. Fournier ! L'ailier français a connu une année faste du côté d'Orlando. Excellent créateur, scoreur et shooteur, il peut jouer le rôle de deuxième meneur à la perfection. Don't Google a également progressé en défense et dans la constance tout au long de la saison. A 23 ans, il est un joueur très prometteur et a montré sa capacité à développer son jeu. Les experts anonymement contactés ont ainsi estimé qu'il devrait recevoir des offres autour de 15 millions par saison ! L'ancien poitevin a d'ores et déjà annoncé son intention de rester, un souhait partagé par le GM floridien Rob Hennigan. Cependant, les Knicks, Sixers ou Bulls pourraient être tentés de faire une offre.

 

  • 6 - Luol Deng (Miami Heat)

Les stats : 12.3 points (46%), 6 rebonds, 1.9 passes, 1.0 interception, 0.4 contre en 32.4 minutes de jeu.

Le salaire : $10.151.612

 

Luol Deng n'a jamais été un joueur brillant. Ayant connu sa meilleure saison à 21 ans, son niveau stagne depuis. Malgré tout, l'ailier soudanais a toujours su se rendre indispensable : son sens du devoir et du sacrifice en font un joueur très apprécié sur les terrains mais aussi dans les vestiaires. Il possède un profil intéressant : capable de jouer sur les deux postes d'ailier, de défendre sur des intérieurs ou des extérieurs, de tirer de loin, de prendre des rebonds, de jouer au poste... sa polyvalence est son atout majeur. Malheureusement, à 31 ans, l'ancien Bull paraît sur le déclin et cette intersaison est sa dernière chance de signer un gros contrat. L'argent n'a jamais été sa priorité et le projet sportif tiendra une grande place dans son choix. Miami est bien placé pour le conserver mais une des équipes éconduites par les autres agents libres pourrait casser sa tirelire pour Luol : les Grizzlies, Hawks ou Bobcats par exemple.

 

  • 5 - Harrison Barnes (Golden State Warriors)

Les stats : 11.7 points (47%), 4.9 rebonds, 1.8 passes, 0.6 interception, 0.2 contre en 30.9 minutes de jeu.

Le salaire : $3.873.398

 

Il est le joueur le plus clivant de la ligue. Certains lui prêtent un potentiel de superstar, d'autres le trouvent particulièrement surcôté. On prête aux Suns et aux Lakers l'intention de formuler une offre dès l'ouverture du marché pour un montant maximum. Quant aux Warriors, ils explorent les pistes possibles pour le remplacer tant sa côte a dégringolé pendant les derniers playoffs. Ils peuvent cependant égaler toute offre qui lui sera faite. Le Black Falcon est un bon joueur : shooteur correct à 3 points, bon à mi-distance, athlétique, long, capable de prendre des rebonds, collectif, défenseur convenable, il est plutôt complet et peut jouer sur les postes 3 ou 4. Cependant, il semble déjà avoir atteint les limites de son potentiel. Depuis sa saison de rookie, Barnes n'a simplement pas progressé. Pire : si ses premiers playoffs avaient été une réussite, la pression a été trop forte pour l'ancien de UNC qui a tellement déçu sur les trois derniers runs de Golden State... tout comme il avait déçu à l'université. On le compare désormais à Jeff Green. A 24 ans, le natif de l'Iowa a encore le temps de montrer son talent, et cette intersaison sera cruciale pour la suite de sa carrière. Rester pour être la cinquième roue du carrosse, ou prendre son envol quitte à s'écraser ensuite ? C'est le dilemme auquel Harrison Barnes est confronté.

 

  • 4 - Ryan Anderson (New Orleans Pelicans)

Les stats : 17 points (43%), 6 rebonds, 1.1 passe, 0.6 interception, 0.4 contre en 30.4 minutes de jeu.

Le salaire : $8.500.000

 

Ryan Anderson est un joueur qui intrigue de nombreuses franchises, malgré quatre saisons particulièrement difficiles avec les Hornets/Pelicans, marquées par des blessures régulières et un drame personnel. Certes inefficace, incapable de sécuriser un rebond défensif, mauvais défenseur, pas particulièrement mobile, l'ailier-fort de la Nouvelle-Orléans n'est pas un joueur qui aurait vraiment intéressé, il y a quelques années. Cependant, dans la NBA actuelle, il possède une qualité inestimable : son shoot. Capable d'étirer la défense et de punir les oublis défensifs, il reste un joker offensif de bonne qualité. En sortie de banc, Anderson reste un luxe à avoir. Il est impossible de prédire ou il voudra aller et qui voudra de lui. L'augmentation du salary cap fait qu'il pourra prétendra à un beau contrat, mais il lui sera difficile de trouver une équipe prête à le payer cher. En revanche, en faisant des sacrifices financiers, il pourrait rentrer chez lui en Californie, où les Kings en particulier sont intéressés. Sinon, les Rockets, les Wizards et les Suns pourraient l'attirer dans leurs filets. 

 
  •  3 - Chandler Parsons (Dallas Mavericks)

Les stats : 13.7 points (49%), 4.9 rebonds, 2.8 passes, 0.8 interception, 0.3 contre en 29.5 minutes de jeu.

Le salaire : $15.361.500

 

Chandler Parsons disposait d'une option pour rester un an de plus aux Mavericks, moyennant 16 millions de dollars, mais l'a déclinée afin d'obtenir un contrat plus long (et plus lucratif). L'alchimie entre lui et sa franchise, ainsi que son coach Rick Carlisle, n'a jamais parue évidente. Cette décision n'a donc été une surprise pour personne. L'ancien de Florida n'est pas contre l'idée de rester, mais l'idée d'un départ paraît assez vraisemblable. Le joueur conserve une belle côte sur le marché : athlétique, jeune, talentueux, bon shooteur, bon créateur, il sait tout faire et s'adapte parfaitement à la NBA moderne. Seule ombre au tableau, ses problèmes aux genoux devraient refroidir ses courtisans (46 matchs manqués en 2 ans). Malgré tout, les équipes auront de l'argent à dépenser, et l'élégant Chandler reste un atout sérieux s'il retrouve la santé. Les destinations potentielles : le Magic, les Pelicans, les Mavericks, les Grizzlies et les Lakers.

 

  • 2 - Nicolas Batum (Charlotte Hornets)

Les stats : 14.9 points (43%), 6.1 rebonds, 5.8 passes, 0.9 interception, 0.6 contre en 35 minutes par match

Le salaire : $12.235.750

 

Ce début de saison n'a pas été tout rose pour Batman. Après l'explosion des Blazers, il a été échangé à Charlotte contre Gerald Henderson et Noah Vonleh. Un coup dur pour l'ancien manceau qui avait passé 7 longues années à Portland. Pour sa dernière année de contrat, on pouvait légitimement craindre pour son futur, dans une équipe relativement moyenne dont le style de jeu ne lui correspondait pas spécialement. Il n'en fut rien. Steve Clifford en fait un des hommes de base de son système, et le français fait des merveilles. Son sens du jeu, du collectif et sa défense lui permettent de s'intégrer à la perfection dans une équipe ambitieuse. Finalement, une blessure l'a empêché de défendre au mieux les Hornets lors des playoffs. Ces derniers sont sortis au premier tour, mais ce n'est que partie remise pour cette équipe jeune et soudée. Aujourd'hui, Nicolas Batum aime Charlotte et y est récemment devenu papa. La ville le lui rend bien... Sauf retournement de situation, on devrait le voir rempiler pour un contrat proche du maximum : environ 25 millions de dollars ! On pourrait aussi le voir signer à Boston, à Golden State, à Minnesota ou Memphis. Les Warriors semblent les plus chauds pour l'attirer dans leurs filets afin de remplacer Harrison Barnes, mais on ne voit pas comment l'opération serait possible financièrement parlant.

 
  • 1 - Kevin Durant (Oklahoma City Thunder)

Les stats : 28.2 points (50%), 8.2 rebonds, 5 passes décisives, 1 interception, 1.2 contre en 35.8 minutes par match

Le salaire : $20.158.622

 

Kevin Durant est le seul joueur dans cette free agency à pouvoir assumer le rôle de franchise player. Capable de porter une attaque à lui tout seul, il partageait depuis 8 ans les responsabilités avec son ami Russell Westbrook. Malgré toutes les qualités que possède l'effectif du Thunder, la franchise n'a jamais réussi à gagner un titre, et cela pourrait peser au moment du choix. KD sera ainsi à l'écoute de toute offre et son départ semble de l'ordre du possible. Excellent scoreur, indéfendable dans ses bons jours, il représente une opportunité en or pour n'importe quelle équipe ambitieuse. Toutes les franchises feront n'importe quel échange afin de se donner la marge financière nécessaire pour faire signer le Slim Reaper. Son choix conditionnera ainsi la destination des neuf autres joueurs de cette liste. Plus généralement, on peut s'attendre à ce que le marché se décante lorsque Durant aura fait son choix. Vous l'aurez compris : les yeux seront rivés sur l'ailier d'OKC...

 
On aurait pu citer : Jared Dudley et son shoot fatal, Allen Crabbe qui va re-signer à Portland quel qu'en soit le prix, Jeff Green qui n'intéresse plus grand monde, LeBron qui a déjà annoncé qu'il resterait dans l'Ohio, Josh Smith dont la côte frôle le néant, Derrick Williams l'athlète sans tête, Mirza Teletovic le shooteur fou, Terrence Jones dont le physique est l'un des seuls atouts, Jonas Jerebko le meilleur joueur suédois, Michael Beasley le scoreur unidimensionnel, Matt Barnes le boxeur, Gerald Green (voir Teletovic, Beasley)...
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