IND 137 (14-40)
NYK 134 (34-20) PR
LAC 95 (25-28)
HOU 102 (33-19)
DAL 111 (19-34)
PHX 120 (32-22)
SAS 136 (37-16)
LAL 108 (32-21) Le 7 février 2003, la NBA offrait bien plus qu'un simple match d'exhibition. À Atlanta, le All Star Game prenait des allures de passage de témoin entre deux générations. D'un côté, Michael Jordan, 40 ans, disputait son dernier All-Star Game, ultime apparition sous les projecteurs d'un événement qu'il avait marqué de son empreinte pendant près de deux décennies. De l'autre, une nouvelle élite emmenée par Kevin Garnett, Kobe Bryant, Tim Duncan ou Tracy McGrady, prête à écrire sa propre histoire.
Sur le parquet, l'intensité a rapidement dépassé les standards habituels d'un match des étoiles. Loin d'un simple festival offensif sans défense, la rencontre est devenue progressivement plus âpre, plus engagée, jusqu'à basculer dans une rare double prolongation. Michael Jordan, porté par l'enjeu symbolique de la soirée, a livré une prestation empreinte de maîtrise et de sang-froid, culminant avec un tir décisif en fin de temps réglementaire qui semblait offrir la victoire à l'Est.
Mais c'était sans compter sur Kevin Garnett. L'intérieur des Timberwolves a livré l'un des plus grands récitals individuels de l'histoire du All Star Game : 37 points, une activité de tous les instants, et une domination physique qui a fini par faire la différence. En double overtime, Garnett a pris le match à son compte pour permettre à la Conférence Ouest de s'imposer, scellant le score et sa place de MVP de la rencontre.
Avec le recul, ce All-Star Game 2003 apparaît comme un moment charnière. Il marque la fin symbolique de l'ère Jordan dans ce rendez-vous planétaire, tout en consacrant définitivement les stars du début des années 2000. À l'heure où la NBA se prépare à célébrer le All-Star Game 2026 à Los Angeles, ce classique rappelle qu'il fut un temps où le match des étoiles pouvait, l'espace d'une nuit, retrouver l'intensité et le souffle dramatique d'une finale.