LAL 99 (28-18)
CLE 129 (29-20)
CHI 110 (23-24)
IND 113 (12-36)
ATL 117 (24-25)
BOS 106 (29-18)
ORL 133 (24-22)
MIA 124 (25-23)
NYK 119 (29-18)
TOR 92 (29-20)
CHA 112 (20-28)
MEM 97 (18-27)
MIN 118 (29-19)
DAL 105 (19-28)
GSW 140 (27-22)
UTA 124 (15-33)
SAS 111 (32-15)
HOU 99 (28-17) 20 points, 9 rebonds et 7 passes en 45 matchs de saison régulière ; 11 points, 4 rebonds et 5 passes de moyenne en quatre matchs de Playoffs. Ce seront les statistiques de Larry Bird en 1991-92 Alors qu’il aura 36 ans en décembre, la légende des Celtics annonce l’inévitable : quelques mois après Magic Johnson, son plus grand rival et ami, l’ailier de Boston annonce sa retraite en cette année 1992.
Drafté en 1978, Bird intègre les Celtics à l’été 1979. Dès son arrivée, il domine : 21 points, 10 rebonds et 4 passes. Malgré la concurrence de Magic, l’ailier impressionne et remporte haut la main le titre de ROY. Et ce ne sera que le début de sa domination : lors de ses neuf premières saisons NBA, il sera à chaque fois dans le top 4 du classement MVP, dont huit fois sur le podium ! Triple MVP en 84, 85 et 86, il réalise un exploit que Wilt Chamberlain et Bill Russell sont les seuls à avoir accompli en NBA : remporter trois fois de suite le plus prestigieux des titres individuels. Trois fois champions NBA, en 1981, 84 et 86, il remporte le titre de MVP des finales lors des deux derniers titres.
Là où Larry Bird a révolutionné la NBA, c’est dans son style de jeu. Ailier, peu athlétique, excellent shooteur, il est l’un des premiers à utiliser le trois points à outrance (avec le volume de l’époque). Surtout, il le fait efficacement : en carrière il tourne à 37% de loin. En 1986-87, il ouvre le club du 50-40-90 : 50% de réussite aux tirs, 40% à 3 points et 90% aux lancers francs, avant de réitérer la performance l'année suivante.
La saison 1988-89 marquera le début de sa fin : seulement 6 matchs et des problèmes de dos qui deviendront récurrents par la suite. Malgré un retour la saison suivante, les choses ont changé : les Pistons sont devenus les patrons de la conférence Est, Michael Jordan et les Bulls attendent leur moment, Patrick Ewing et Charles Barkley permettent à leurs équipes de progresser… Et les Celtics vieillissent : Bird, Kevin McHale, Robert Parish et Dennis Johnson ont passé la trentaine. Seul Reggie Lewis est jeune et propose de belles choses.
La fin de carrière de Larry Bird a connu son premier tournant après la Draft 1986 : drafté en 2, Len Bias décèdera d’une overdose quelques heures après sa sélection et ne jouera jamais pour les Celtics. Destiné à prendre la relève la légende, cela n’arrivera jamais, obligeant l’ailier à tout donner malgré les soucis physiques. Le numéro 33 quittera les parquets après les JO de 1992, en tant que membre de la Dream Team.
Parti en tant que meilleur ailier de l’histoire, un des meilleurs joueurs que la ligue ait connu, il contribua fortement au développement de la NBA pour qu’elle devienne ce que nous connaissons aujourd’hui. Sa rivalité avec Magic Johnson, les affrontements Lakers/Celtics et l’ensemble du contexte social aux USA ont fait de lui une icône absolue. S’en suivra une cérémonie inoubliable au cours de laquelle le meneur des Lakers portera un maillot de Boston.
