Boston Celtics 2019-2020 : On efface presque tout et on recommence

Boston Celtics 2019-2020 : On efface presque tout et on recommence

Boston Celtics - Kemba Walker - Jayson Tatum
Jayson Tatum sera à coup sûr le nouveau visage des Verts, mais comment retrouver de la couleur après le fiasco de la saison passée ?

Les Verts ont vécu une saison 2018-2019 teinté de déception et d'incompréhension. L'été, chargé en départ, a été l'occasion pour Boston de se retrouver et de tirer sur un coup de bluff débuté en 2017.

  • La saison 2018-2019

 

Pour retrouver le bilan de la saison dernière, c’est ici que ça se passe.

 

  • Les mouvements de l’été

 

Arrivées : Kemba Walker (Hornets), Vincent Poirier (draft) Enes Kanter, Carsen Edwards, Tacko Fall, Kaiser Gates, Javonte Green, 

 

Départs : Kyrie Irving (Nets), Al Horford (Sixers), Terry Rozier III (Hornets), Marcus Morris (Knicks), Guerschon Yabusele, Aron Baynes (Suns)

 

  • L’effectif

 

Meneurs : Kemba Walker, Marcus Smart, Brad Wanamaker, Carsen Edwards

 

Arrières : Jaylen Brown, Javonte Green

 

Ailiers : Jayson Tatum, Gordon Hayward, Kaiser Gates

 

Ailiers-Forts :  Daniel Theis, Semi Ojeleye, Grant Williams

 

Pivot : Enes Kanter,Vincent Poirier, Robert Williams III, Tacko Fall

 

  • Le cinq majeur

 

PG : Walker SG : Brown  SF : Hayward PF : Tatum C : Kanter

 

De nouveau, le nom de Walker associé au numéro 8 fera son entrée sur le parquet des Celtics, mais avant que Kemba ne prenne la place d'Antoine, les Verts ont vécu une tragédie.

Tragédie dans le groupe. Si comme le dit Al Horford, les Verts avaient trop de talent, l'été aura été meurtrier : Kyrie Irving, Horford, Marcus Morris, Aron Baynes ou encore Terry Rozier III.

Aujourd'hui, c'est Kemba Walker qui mène la danse, avec un Jaylen Brown qui doit retrouver sa confiance, tout comme Gordon Hayward après une saison compliquée, et un Jayson Tatum qui n'a autant explosé que prévu la saison dernière.

On ne présente plus Wallker, néanmoins, sa lecture du jeu, ses inspirations et sa faculté de faire briller le monde autour de lui va être un vrai plus par rapport à un Irving décevant et en manque d'inspiration. Brown devra prouver que la saison passée était un accident. Quant à Tatum, il le sait : il est l'avenir des Celtics. Son absence a pesé lourd pour Team USA lors de la dernière coupe du Monde. Solide shooteur (15,7 points à 45% et 37% derrière l'arc) bon défenseur et plaie pour les backcourts adverses (6 rebonds et 1,1 interceptions), Tatum doit monter d'un cran pour sa 3e année dans la ligue. Reste aussi à savoir à quelle poste il jouera : ailier ou ailier-fort ?

Gordon Hayward a eu vraiment du mal pour sa saison après sa terrible blessure de 2017. S'il faisait partie du Big 3 tout nouveau chez les Verts avec l'arrivée d'Irving contre un Isaiah Thomas qui avait été splendide, aujourd'hui, l'ancien Jazz doit redevenir l'attaquant qu'il était. Son appréhension a peut-être disparu comme le souligne récemment Danny Ainge, mais les inquiétudes continuent leur bonhomme de chemin.

A l'intérieur, le chantier était béant : en un été, les C's, peu connu ces dernières années pour choisir les bons intérieurs, notamment au poste 5, pouvaient se réjouir de compter sur le Dominicain. Mais cet été, ils ont vu partir Horford, le rempart Baynes, et la dynamite Morris. Mais Boston s'en sort plutôt bien : Enes Kantes, un dur à cuire et un solide poste 5 arrive au TD Garden. Daniel Theis, qui navigue entre poste 5 et 4, pourra aussi trouver son compte et gagner un temps de jeu non-négligeable. Tout cela dépendra bien sûr du poste de Tatum et donc du style de jeu voulu par Brad Stevens

 

  • Le banc

 

Le 5 majeur a de l'expérience, et c'était aussi l'une des qualités de l'ancien banc des Verts. Des joueurs qui ont un peu de bouteilles et des vieux baroudeurs. Aujourd'hui, Boston laisse la place aux jeunes, et peut-être trop de place.

Certes, Marcus Smart, le Monsieur Défense des Verts, qui agace autant qu'il fascine par son impact sur le parquet, fait figure de guide pour ce banc de rookies.

Il faut aussi reconnaître une certaine, mais relative stabilité avec des joueurs comme Semi Ojeleye, Robert Williams ou encore Brad Wanamaker qui ont su montré de belles sorties la saison dernière. Certes, leur temps de jeu est très limité, néanmoins leurs sens de l'attaque est une valeur sûre. La défense reste un problème toutefois.

Vincent Poirier, notre Frenchy, vient découvrir la grande ligue avec sa médaille de bronze mondiale. Enfin, reste à savoir si Tacko Fall, le phénomène de 2m31, restera dans les tablettes de Brad Stevens pour la saison à venir. Le public aimerait bien, mais son gabarit reste fragile.

 

  • Les plus

 

Fini Irving : Il y a eu beaucoup de sacrifice pour s'offrir les services de Kyrie Irving en 2017. Il a fallu lâcher Isaiah Thomas qui venait d'effectuer la plus belle saison de sa carrière, tristement endeuillée par la disparation de sa soeur.  Ensuite, on a laissé faire le  champion NBA 2016 aux commandes des Verts, laissant Tatum apprendre dans l'ombre du All-Star.

Au final, il a joué une première saison très correct, mais sans playoffs. Puis la seconde année, où il a promis de rester longtemps à Boston, il a fini par faire une saison en dents de scie. Au final, le jeu qui dépendait trop souvent de ses fulgurances laissera de la place à Tatum, Brown ou encore Marcus Smart.

Une équipe rôdée pour Walker : pour Kemba Walker, le challenge est enfin à la mesure de son talent. Bloqué à Charlotte depuis 8 ans à être à la mène d'une équipe pas vraiment capée pour jouer les premiers rôles à l'Est, l'ancien jumpeur de UConn a l'envie et surtout des partenaires, cotoyés notamment avec Team USA, pour confirmer sa dernière saison NBA, la meilleure de sa carrière ; 25,6 points (43%, 36% à 3pts), 5,9 passes et 4,4 rebonds. 

Moins de casse-tête pour Brad Stevens : Depuis qu'il a pris la suite de Doc Rivers en 2013, Stevens avait là un groupe qu'il avait façonné depuis deux saisons, avec des atouts de choix avec Irving et Gordon. Avec les apports de Baynes et Morris, et bien sûr l'arrivée de Tatum, Stevens n'avait que des problèmes de riche. Au final, la cohésion de la saison 2017-2018 n'a plus eu lieu la saison dernière, laissant place à un jeu brouillon et très dépendant de la paire Irving - Tatum. 

Les choix seront moins cornéliens, mais le noyau qui suit depuis longtemps Stevens est toujours là.

 

  • Les moins

 

Manque de soutien sous le cercle : l'arrivée de Kanter, ou encore (en tant que chauvin) de Poirier ne règle pas ce constat : il manque de poids dans la peinture. Il faut dire que remplacer Morris, Baynes, Horford est très compliqué. C'est là que ça va faire mal pour une des équipes qui a été une des plus défensives la saison passée.

Marcus Smart, trop jeune pour être vieux : l'ancien numéro 6 de la draft 2014 est le plus vieux (à 25 ans) qui a séjourné au TD Garden sous les ordres de Stevens. Appelé dans le cinq majeur, mais parfois envoyé sur le banc pour jouer les jokers de luxe, son rôle est encore à déterminer.

La saison dernière, si sa défense a fait mouche, son attaque a été limitée par les prises de shoots d'un certain Irving. Malgré un shoot sérieux (8,9 points à 42%, 36% à 3pts), Smart pourra-t-il être le "vieux Celtic" qui se fera entendre dans les vestiaires ?

Son statut par rapport à son âge est le symbole de son team : trop de jeunes.

Gordon Hayward est-il vraiment de retour : du Big 3 de 2017, il ne reste que Hayward et celui-ci n'a joué qu'une saison sous la tunique vert en deux ans. Celle-ci s'est limitée à 11,5 points (47%, 33% à pts), 3,4 passes et 4,5 rebonds. Sa prise de risque au shoot s'est fait sentir, mais les Verts veulent croire en un retour complet de l'ancien Jazz. Il faut dire que s'il ne parvient pas à redevenir le sniper qu'il était, les Celtics pourront enfin affirmer qu'ils ont grillé toutes leurs cartouches pour rien en cet été 2017.

 

  • L’avis de la rédaction

 

Si l'année dernière, les C's faisaient office de gros favoris pour l'Est voire pour le titre suprême, ils nous ont déçus. Cette année, les playoffs semblent à leurs portées, mais les départs ont été lourds et les responsabilités redistribuées. A Brad Stevens ne faire mentir les pronostics et de donner une nouvelle impulsion à cette équipe en devenir. Ce sera peut-être l'occasion pour lui d'être récompensé du titre de meilleur coach de la saison, une distinction qui lui échappe depuis quelques années maintenant.

 

  • Bilan prévisionnel

 

Pour la rédac', les Celtics finiront autour de la 5e place avec un bilan de 48-34. Faut dire qu'il y a les Bucks, les Sixers et les Nets devant.