Le 19 février 2011, au Staples Center de Los Angeles, le concours de dunks du All-Star Weekend prend une dimension particulière. Très attendu pour ses qualités athlétiques hors normes et son explosivité, le rookie des Los Angeles Clippers Blake Griffin fait ses débuts sur la grande scène avec une pression considérable. Il ne décevra pas.
Face à JaVale McGee, DeMar DeRozan et Serge Ibaka, Griffin incarne la nouvelle génération : puissance, créativité marketing et sens du spectacle. Si McGee impressionne par son envergure et ses tentatives audacieuses (notamment un double dunk sur deux paniers), c'est bien Griffin qui marque les esprits.
Le point culminant de la soirée intervient lors de sa dernière tentative en finale. Une Kia est positionnée sous le cercle. Après une mise en scène parfaitement orchestrée, Griffin s'élance, saute au-dessus du capot et conclut d'un dunk à une main. Le geste, spectaculaire autant par sa symbolique que par son exécution, déclenche une ovation immédiate du public californien.
Au-delà de la performance athlétique, ce dunk cristallise une évolution du concours : l'intégration assumée du storytelling et du sponsoring dans la dramaturgie du spectacle. Certains puristes critiqueront l'aspect promotionnel de la séquence, mais l'impact médiatique est indéniable. Griffin remporte le concours et consolide son statut de phénomène NBA.
Quinze ans plus tard, cette édition 2011 demeure l'une des plus commentées de l'ère moderne. Elle symbolise une période où le Slam Dunk Contest cherchait à se réinventer, entre créativité technique et mise en scène spectaculaire. Et dans cette quête, Blake Griffin a su inscrire son nom dans l'histoire, littéralement en passant au-dessus des attentes.