Andrea Bargnani mérite-t-il de jouer contre rémunération ?

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Crédit photo : Reuters
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Andrea Bargnani est parti chez les voisins des Knicks après avoir passé deux ans à New York, mais il aurait fait gratuitement. D'un côté, mérite-t-il mieux ?

Andrea Bargnani quitte finalement New York pour s'engager pour deux ans et le minimum vétéran (moins de 3 millions de dollars). L'Italien cherche avant tout à prouver qu'il a encore sa place dans la grande ligue et tient à honorer sa première place de la draft 2006. 

 

En débarquant aux Knicks en 2013 avec un salaire mirobolant, la franchise de New York pensait mettre la main sur un joueur capable de faire parler la poudre offensive et d'apporter un vrai plus près du cercle. Malheureusement, l'Italien est connu pour rapidement se blesser et cela n'a pas loupé. Deux saisons : 71 matchs de joués. Au-delà de ses pépins physiques, Bargnani a aussi été le joueur qui a été le plus critiqué pour son manque d'implication en défense.

 

Les réseaux sociaux ont accentué la chose avec des Vines notamment qui montré combien l'intérieur était larguer pour simplement suivre le ballon. Beaucoup se souviennent aussi de sa prise de tir trop rapide en fin de rencontre, donnant ainsi une balle de match à l'adversaire (les Bucks), ce qui n'a pas manqué.

 

 

 

Bref, Bargnani a coûté plus de 22 millions de dollars pour un rendement inefficace : 13,3 points (44%, 28% à 3pts), 5,3 rebonds en 30 minutes (2013-2014) et 14,8 points (45%, 37% à 3pts), 4,4 rebonds en 27 minutes (2014-2015). Inefficace est trop dur comme terme ? Pas tellement, étant donné que ses stats offensive cache un réel gâchis pour un pivot qui est reconnu pour être une passoire défensive.

 

Mais l'Italien reconnaît lui-même qu'il ne cherche pas de gros contrat et ce qui lui importe est de pouvoir se montrer sus son meilleur jour et de prouver qu'il mérite sa place en NBA comme il l'explique à Il Fatto Quotidiano

 

J'aurais joué gratuitement, car à ce stade de ma carrière, l'argent ne compte pas pour moi. J'espère simplement avoir un temps de jeu décent, marquer des points et dépasser mes objectifs. Je n'ai pas été chanceux l'année dernière. J'ai été blessé. La chance c'est d'être en bonne santé et de prouver son talent au bon moment. Le reste, c'est du travail. J'ai pris des choix risqués et même extrêmement risqués et je continuerai à prendre des risques. Après, j'accepte les critiques. Je me connais.

 

Au cours de sa carrière NBA, Bargnani a cumulé plus de 72 millions de billets verts sur son compte et il va de soi qu'il aura quelques difficultés à se séparer de son profil de joueur fainéant qui s'appuie que sur une seule caractéristique du jeu, à savoir l'attaque. Thaddeus Young, Thomas Robinson et même Bojan Bogdanovic vont rapidement lui faire de l'ombre, car ces joueurs ont des profils beaucoup plus complets sur le parquet et ont encore tout à prouver, même Young qui a déjà plus de huit ans de NBA dans les jambes.

 

D'un côté, la question est de savoir combien de matchs l'Italien sera en mesure de jouer, étant donné qu'il n'a jamais pu jouer plus de 42 matchs lors de ses quatre derniers exercices NBA. Cela beaucoup pour un pivot que l'on paye plus de 1,5 million de billets verts et qui a gâché son jeu au fil des années.

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