Bilan 2017-2018 : Indiana Pacers

Bilan 2017-2018 : Indiana Pacers

Victor Oladipo - Myles Turner - Lance Stephenson - Bojan Bogdanovic - Thaddeus Young - Nate McMillan - Kevin Pritchard - Indiana Pacers
Crédit photo : Indiana Sports Coverage

Alors que la saison NBA est terminée et que la suivante est déja débutée, il est temps de faire les bilans par équipe sur la saison 2017 - 2018. Voici, celui des Pacers.

  • La prédiction en début de saison

 

Les Pacers ont fermé bien des bouches grandes ouvertes qui se sont progressivement fermées au fur et à mesure que la saison avançait. Inside Basket n'a pas échappé à la règle puisque nous avions annoncé un lourd bilan de 49 défaites pour seulement 33 victoires et une piteuse 12e place. Nous nous devons de faire amende honorable devant l'excellente saison des Paysans et nous allons donc aucunement critiquer l'équipe de Kevin Pritchard (c'est faux).

 

  • l'Effectif

 

Meneurs : Darren Collison - Cory Joseph - Joe Young

Arrières : Victor Oladipo - Lance Stephenson

Ailiers : Bojan Bogdanovic - Glenn Robinson III

Ailiers-forts : Thaddeus Young - Domantas Sabonis - Trevor Booker - T.J Leaf

Pivots : Myles Turner - Domantas Sabonis - Al Jefferson - Ike Anigbonu

 

  • les chiffres de la saison

 

Bilan : 48 - 34

Classement : 10ème de la NBA, 5ème de la Conférence Est, 2ème de la Division Central

Attaque : 105,6 points par match (17ème de la Ligue)

Défense : 104,2 points encaissés par match (9ème de la Ligue)

Meilleur Marqueur : Victor Oladipo avec 23,1 points par match

Meilleur Passeur : Darren Collison avec 5,3 passes par match

Meilleur Rebondeur : Domantas Sabonis avec 7,7 rebonds par match

Meilleur Intercepteur : Victor Oladipo avec 2,4 interceptions par match

Meilleur Contreur : Myles Turner avec 1,8 contres par match

Meilleur Pourcentage : Al Jefferson avec 53% de réussite (il ne loupe pas souvent son coup de fourchette le Al)

Meilleur Shooteur à 3 pts : Darren Collison avec 47% de réussite du parking

 

  • la Saison régulière

 

Un début de saison anodin avant l'explosion d'un petit bonhomme du coin : Victor Oladipo. Au sortir d'une saison compliquée au Thunder aux côtés du polarisant Russell Westbrook, l'ancien du Magic débarque à Indianapolis en compagnie de Domantas Sabonis tandis que Paul George fait ses valises dans le sens inverse. Sa capacité à porter sa franchise et son leadership ont éclatés au grand jour, une ressource cachée d'Oladipo dont beaucoup d'observateurs doutaient. Si la lumière des projecteurs gravita énormément autour des performances de Victor Oladipo, il ne faut pas moins en oublier l'excellente cohésion collective qu'a su instauré Nate McMillan tout au long de la saison. Les soirs où Vico se trouvait dans un jour sans, ce sont les Bojan Bogdanovic, Lance Stephenson ou autre Domantas Sabonis qui prennaient le relais. Cette équipe appréciait jouer ensemble, comme nous prenons plaisir à les voir évoluer sur le parquet. Fini l'ère Frank Vogel avec son rideau de fer et sa discipline défensive. Pour sa 2e saison dans l'Indiana, Coach McMillan a su s'adapter à son effectif. Course et jeu rapide mise en avant afin de mettre en avant ses pistolleros (pas si nombreux) ainsi que ses intérieurs véloces. Sans pour autant oublier le travail défensif. La preuve en est puisqu'Indiana reste dans le top 10 des meilleures défenses cette année encore. Assuré de jouer les playoffs, l'enjeu de fin de saison fut de savoir quel allait être leur opposant au 1er tour des playoffs. Le podium dessiné suite à la monstrueuse série de 16 victoires consécutives des Sixers, les Pacers se retrouvent confrontés aux Cavs d'un certain Lebron James. Un beau challenge attend cette jeune équipe face à l'épouvantail de cette Conférence Est depuis plusieurs années. 

 

  • Playoffs

 

L'un des classiques de ces dernières campagnes de postseason. Le visage des Pacers a bien changé entretemps. Rajeuni, fougueux et désireux de faire tomber le King, Indiana démarre sa série tambour battant, emmené par un lieutenant qui a vite grimpé les échelons pour devenir le franchise-player de son équipe. Les Pacers mèneront par deux fois, en dérôbant même l'avantage du terrain dés le match d'ouverture. Pour tenter de faire vasciller Lebron, en vain. Victor Oladipo confirme tout le bien et les louanges qui lui ont été faites au cours de la saison. Ce gamin est surprenant et démontre qu'il a l'âme d'un leader. Mais comme en régulière, lorsque Vico connaît un trou d'air au milieu de la série , il peut compter sur ses camarades de route pour faire le job. C'est un Bogdanovic brûlant et clutch à souhait qui permettra aux Pacers de l'emporter lors du Game 3 avec des shoots plus difficiles les uns que les autres. Dos au mur, c'est le moment que choisi Victor pour nous sortir son match le plus complet en carrière avec un triple-double à la clé et des pourcentages sublimes. Malgré un game 7 de qualité, la bande de copains de l'Indiana devra s'incliner face au cyborg qu'est Lebron James, inscrivant 45 points pour permettre aux Cavaliers de passer de justesse. Mais les Pacers ont démontré qu'il faudra compter sur eux à l'avenir.

 

  • grand moment de la saison

 

Oladipo n'aura pas attendu bien longtemps avant de lever le voile sur les doutes qui entourait l'homme. C'est un match face aux Spurs qui lui permettra de marquer définitivement son territoire. Quelques jours auparavant, Vico réalisa déjà une grosse performance face à ses ex-coéquipiers en plantant 35 points à la Chesapeake Arena malgré une lourde défaite. Dans sa nouvelle maison, il était cette fois bien décidé à sortir du stade en vainqueur et non en vaincu. Pourtant, Victor n'était pas dans un grand soir. Les Pacers ont pu compté sur un nouveau membre de l'équipe. Domantas Sabonis était dans un mood que l'on peut alègrement conjuguer au plus-que-parfait. L'intérieur ne loupant aucune de ses tentatives du soir (9/9 au shoot avec une bombinette du parking et 12 rebonds). Toujours dans le match à l'approche du 4ème quart, c'est le moment que choisi le nouveau leader des Pacers pour sortir de sa torpeur et prendre les choses en main. 13 points dans l'ultime période mais surtout, une fin de match marquante. Mené de deux points, le chrono n'affiche plus que 15 secondes à l'horloge. Un système offensif avorté par une bonne défense des Spurs mais les Pacers parviennent à obtenir le switch et Victor Oladipo se retrouvent face à LaMarcus Aldridge. Sans une onde d'hésitation, le combo-guard s'octroie une petite place à l'initiative d'un step-back, s'élève dans les airs. La Bankers Field House retient son souffle.. avant d'exploser au moment où le ballon traverse les filets. BANG BANG BANG.

Ce buzzer sur la tête des Texans sera suivi de deux indexs pointés vers le sol signifiant " This is my home ". Les Spurs ne reviendront pas, une porte ouverte dans la salle venant freiner la tentative de Patty Mills qui nous lâcha un horrible air-ball.

Ce n'était peut-être qu'une simple rencontre de régulière, qui plus est à l'aube d'une longue saison. Mais ce soir-là, Oladipo envoya un message à toute la NBA.

 

 

  • pire moment de la saison

 

Il n'y en a pas eu des masses. Mais la mention qui va suivre va rappeller un souvenir cruel aux fans de la franchise : la crucification du King en personne lors des derniers playoffs. Remettons les choses dans le contexte. Game 5 de la série, les équipes sont à 2-2. Le vainqueur prendra une sérieuse option pour remporter la série. Oladipo est maladroit (2/15 au shoot) mais ces copains font le boulot et les Pacers tiennent. Ils sont tout proche d'arracher une prolongation pour pousser le finaliste en titre dans ses retranchements. Ils restent cependant 3 secondes à jouer et la balle se trouve entre les mains des Cavs. 

 

Heureusement pour eux, c'est Tyronn Lue qui dessine gribouille un système. Malheureusement, il y a un certain Lebron James sur le terrain. Sans surprise, Jeff Green n'hésite pas un seul instant et file la gonfle à Lebron. Ce dernier n'a pas 36 solutions à sa disposition. Il se réoriente vers le cercle, dribble sur sa gauche et prend un énorme trois-points. Le pauvre Thaddeus Young, trop court, ne peut que constater les dégâts. Lebron vient de rentrer un shoot phénoménal et permet à Cleveland de prendre les devants dans la série.

 

Cependant, ce tir ravive un souvenir enfouillu. Demandez donc aux fans du Magic d'Orlando. Lebron réalisa quasiment la copie conforme 9 ans plus tôt, également en playoffs. Le résultat final fut différent puisque que ce sont les Floridiens emmenés par un Dwight Howard dominant à l'époque qui iront affronter les Lakers en finale NBA.

 

 

  • points positifs

 

Victor Oladipo le franchise-player : Oladipo avait la lourde tâche de remplacer PG13 et de devenir franchise-player, chez lui, à la maison. Beaucoup l'en pensait incapable. Après une énorme saison rookie, l'étiquette de scoreur qui ne fait pas gagner son équipe commencait à être coller au dos de l'ex joueur de l'université d'Indiana. Oladipo a répondu à ses détracteurs et prouvait qu'il avait l'étoffe d'un leader. Un statut récompensé par une première invitation au match des étoiles et un trophée de Most Improved Player.

 

Domantas Sabonis : l'autre pièce du package avec OKC. Le fils d'Arvydas Sabonis a également su se faire une place au sein du roster des Pacers, pour sa 2e saison à peine en NBA. Aspirateur à rebonds, une papatte gauche soyeuse et un shoot longue distance tout à fait correct, Domantas est une sorte de version européenne de Thaddeus Young. Les blessures à répétition de Myles Turner lui ont permis d'exploser et de prouver sa valeur.

 

Jeu collectif et run and gun : le départ de Paul George provoqua une sorte de clique au sein de la franchise. On tourne la page d'une belle époque qu'était ces Pacers 2010. Construite autour d'une défense de fer avec le disparu Roy Hibbert et de jeu sur demi-terrain qu'affectionné David West, Nate McMillan a décidé de changer ses plans pour s'appuyer sur les points forts de son équipe : course et jeu rapide ont permis à la plupart des joueurs de mettre en valeur leurs qualités. C'est également la totalité d'un groupe qui a su s'exprimer sans se marcher les uns sur les autres. Avec pas moins de 6 joueurs avec 10 points de moyenne inscrits ou plus, acune différence ne se faisait ressentir lorsque les cadres prennaient quelques minutes pour se reposer sur le banc.

 

  • points négatifs

 

Myles Turner : Après une saison sophomore intéressante, cette 3e année dans la Ligue s'apparente à une forme de stagnation pour le pivot des Pacers. Embeté par des blessures redondantes, Myles aura eu du mal à trouver son rythme. Le nouveau venu Domantas Sabonis a même davantage fait parler de lui. La casquette de chef de la bande endossé par Oladipo, la pression qui pouvait peser sur les épaules de Turner pourrait s'évaporer petit à petit. Si tant est que son corps veuille bien le laisser en paix.

 

Le poste de meneur et un 2e manieur de ballon : Darren Collison et Cory Joseph sont bien gentils mais il manque un véritable danger balle en main aux côtés d'Oladipo. L'imprévisible Lance apportait ce grain de folie qui créa quelques effets de surprises mais son inconstance n'est une solution viable à long terme. 

 

  • bilan

 

On ne les attendait pas à pareil fête et les Pacers ont déjoué tous les pronostiques. Auteur d'une magnifique et encourageante saison, Indiana se place comme un sérieux contender à l'Est. L'été sera important afin de conserver son noyau, plusieurs joueurs étant susceptibles de partir.

 

  • un top 10 servi par le local vico

 

Un top 10 très diversifié pour nos amis les Pacers. Des posters sanglants, du buzzer beater agrégé Oladipo jusqu'aux perles de ce bon Lance. Sans oublier le disparu Al Jefferson tout en délicatesse.