Detroit Pistons saison 2015-2016

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Avis

Voici le guide des Pistons de Detroit pour la saison NBA 2015-2016 !

  • LA SAISON 2014-2015

 

Nous l'avions tout de suite compris, mais il a fallu une saison et demi à l'encadrement de Detroit pour comprendre que le recrutement de Josh Smith était une erreur. Son départ a libéré de l'espace pour la paire intérieure Andre Drummond/Greg Monroe, tout en laissant les clés à Brandon Jennings. Alors qu'ils traînaient un bilan de 5 victoires pour 23 défaites quand Smith est parti début janvier, les Pistons ont enchaîné avec six victoires consécutives. Malheureusement, quelques semaines plus tard, le tendon d'achille de Jennings a lâché et simultanément, les espoirs des Pistons se sont envolés. L'arrivée un mois plus tard de Reggie Jackson, fâché avec son rôle de sixième homme à Oklahoma City, a apporté un scoreur dont Detroit avait absolument besoin, mais sans pour autant permettre à la franchise de redresser la barre.

 

  • BILAN DE LA SAISON 2014-2015

 

Bilan : 32 victoires - 50 défaites

Classement : 12ème de la Conférence Est. 5ème de la Division Atlantic.

Attaque : 98,5 points marqués (18ème attaque)

Défense : 99,5 points encaissés (14ème défense)

Meilleur marqueur : Greg Monroe avec 15,9 points marqués en moyenne (Reggie Jackson en a inscrit 17,6 points mais n'a disputé que 27 rencontres pour les Pistons).

Meilleur rebondeur : Andre Drummond avec 13,5 rebonds pris en moyenne.

Meilleur passeur : Brandon Jennings avec 6,6 passes délivrées en moyenne (Reggie Jackson : 9,2 passes décisives)

Meilleur intercepteur : Brandon Jennings avec 1,1 ballon intercepté en moyenne.

Meilleur contreur : Andre Drummond avec 1,9 contre réalisé en moyenne.

Meilleur pourcentage : Andre Drummond avec 51,4% de moyenne aux shoots.

 

  • L'EFFECTIF

 

Meneurs : Reggie Jackson, Brandon Jennings, Steve Blake
Arrières : Kentavious Caldwell-Pope, Jodie Meeks, Spencer Dinwiddie, Darun Hilliard
Ailiers : Danny Granger, Cartier Martin, Reggie Bullock, Adonis Thomas
Ailiers-forts : Ersan Ilyasova, Marcus Morris, Stanley Johnson, Anthony Tolliver
Pivots : Andre Drummond, Aaron Baynes, Joel Anthony
 

  • LE 5 MAJEUR

 

PG : Reggie Jackson SG : Kentavious Caldwell-Pope SF : Stanley Johnson PF : Ersan Ilyasova C : Andre Drummond

 

  • LE BANC

 

Comment dire ? Léger, très léger. Le backcourt est probablement le mieux loti, avec le retour de Brandon Jennings et le shooteur Jodie Meeks, qui peut apporter du scoring. Mais à part eux, ça devient beaucoup plus incertain. Bien sûr, Anthony Tolliver et Marcus Morris ont des qualités, mais pour l'un comme pour l'autre, on jugera sur pièce. Danny Granger traîne son blues et ses blessures et prend ses derniers dollars dans la ligue. Aaron Baynes pourra peut-être tirer son épingle du jeu, mais de là à dire que le banc des Pistons dominera ses adversaires…

 

  • LES PLUS

 

- Andre Drummond en a encore sous les semelles et sa marge de progression autorise les observateurs à dire qu'il peut s'affirmer comme un pivot dominant. En attaque, il ne sera jamais Hakeem Olajuwon, mais son expérience grandissante doit lui permettre de mieux comprendre le jeu et d'être un meilleur facilitateur quand son équipe a le ballon.
-  Reggie Jackson est un bâton de dynamite. L'ancien d'Oklahoma City, dans un bon jour, peut faire exploser n'importe quelle défense à coups de drives, de shoots extérieurs et de passes, comme en attestent ses deux triple-doubles l'an passé.
- Ersan Ilyasova est une recrue rêvée pour n'importe quel coach. Joueur particulièrement intelligent, capable d'exploiter ses qualités de shooteur et d'étirer le jeu, il peut rendre chèvre son défenseur. Reste qu'il manque de densité physique pour se frotter tous les soirs aux ailiers-fort de la ligue, qui compte quelques beaux bébés à ce poste.

 

  •  LES MOINS

 

- Jusqu'à nouvel ordre, le basket-ball se joue avec un seul ballon. Dès lors, on se demande comment Stan Van Gundy va pouvoir associer Brandon Jennings et Reggie Jackson. Evoluant tous deux dans un registre de meneur-scoreur, ce sont deux croqueurs, et il va falloir que l'un des deux va céder son leadership à l'autre. Au vu de la fin de saison dernière, l'avantage est à Jackson, d'autant qu'il faut d'abord voir comment Jennings s'est remis de sa blessure.
- Il y a des trous béants dans l'effectif, notamment aux ailes. Bien sûr, Stanley Johnson peut s'avérer être une bonne pioche, mais le kid n'a que 19 ans et il lui faudra forcément du temps pour s'adapter au jeu pro. En attendan, le roster des Pistons ne présente que peu de profondeur et aucune garantie.
- Irrégularité ? Vous avez dit irrégularité ? En attaque, le jeu des Pistons repose sur des joueurs capables du meilleur comme du pire. Un soir, Jackson, Jennings, Meeks et Caldwell-Pope peuvent être inarrêtables. Le lendemain, leur maladresse est telle qu'ils pourraient perdre contre les cadets de l'ASPTT Vesoul. Difficile, dans ce cas, d'imaginer que les Pistons pourront faire illusion toute la saison.

 

  • L'AVIS DE LA REDACTION

 

D'un naturel optimiste, nous devons nous faire violence pour traiter le cas des Pistons. Le départ de Josh Smith a fait un bien fou, mais Van Gundy se retrouve à nouveau avec deux joueurs susceptibles de se marcher sur les pieds. Le vide laissé par Greg Monroe n'a pas été compensé et la rotation est beaucoup trop légère. Bien sûr, la concurrence à l'est est faible, mais les Pistons se trouvent tout de même dans la même division que Chicago, Milwaukee et Cleveland, trois franchises avec l'effectif et le fond de jeu pour piétiner Detroit. Parlant de jeu, on connaît - dans ses grandes lignes - le style que Van Gundy veut imprimer : un secteur intérieur dominant et des shooteurs à trois points capable de punir les équipes leur laissant un peu d'espace. La recette avait fonctionné à Orlando il y a quelques années, mais soyons lucides : les Pistons n'ont pas les joueurs pour y parvenir et ce n'est pas cette saison qu'ils obtiendront leur premier bilan positif depuis 2009.

 

  • BILAN PREVISIONNEL

 

25 victoires pour 57 défaites.

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