Bilan 2015-2016 : Golden State Warriors

Le bilan de la saison 2015-2016 pour les ex-champions en titre, les Golden State Warriors, c'est parti.

  •   La prédiction du début de saison 

 

65 victoires - 17 défaites (Preview à lire/relire ici)

 

  •   L'effectif 

 

Meneurs : Stephen Curry, Shaun Livingston, Ian Clark

Arrières : Klay Thompson, Leandro Barbosa

Ailliers : Harrison Barnes, Andre Iguodala, Brandon Rush

Ailliers-fort : Draymond Green, Marreese Speights, Kevon Looney, James Michael McAdoo

Pivots : Andrew Bogut, Festus Ezeli, Anderson Varejao, Jason Thompson

 

  •   Les chiffres de la saison 

 

Bilan : 73 victoires - 9 défaites (1er de la Conférence Ouest, record NBA)

Attaque : 114.9 points marqués en moyenne (1er NBA)

Défense : 104.1 points encaissés en moyenne (19ème NBA)

Meilleur marqueur : Stephen Curry avec 30.1 points de moyenne 

Meilleur rebondeur : Draymond Green avec 9.5 prises de moyenne

Meilleur passeur : Draymond Green avec 7.4 caviars de moyenne 

Meilleur intercepteur : Stephen Curry avec 2.1 steals de moyenne

Meilleur contreur : Andrew Bogut avec 1.6 blocks de moyenne 

Meilleur pourcentage : Andrew Bogut avec 62.6% de réussite aux shoots

 

  •   La saison régulière 

 

Au début de la saison, on se demandait comment Steve Kerr et ses hommes allaient réagir. Boudés par les critiques qui estimaient leur parcours de l'an dernier trop facile, menacés par les autres équipes surmotivées à l'idée de faire face à l'équipe à la mode, cette saison serait sans doute plus difficile que la précédente pour Golden State. D'un autre côté, les fans se demandaient si l'équipe avait la capacité de battre le record de victoires des Bulls 1996-1997. Dans le jeu, dans la manière, c'est vrai, les Warriors n'ont pas toujours montré le même panache et la même intensité tout au long de la saison. Ils se sont souvent plus appuyés sur talent de Stephen Curry ou de Klay Thompson que sur leur collectif. Leur défense a eu des trous d'air monumentaux, incapable de stopper J.J Barea ou Darrell Arthur. Mentalement, la saison a été éreintante pour eux.

 

Pourtant, dans les résultats, les Californiens ont brillé. Les champions en titre ont voulu marquer les esprits : 24 victoires pour débuter la saison ! De quoi aller titiller les 72 victoires des Bulls. Cette quête sera le sujet de discussion de toute la NBA. Finalement, après un parcours plutôt bien géré, les Warriors craquent au dernier moment en concédant deux défaites problématiques face à Boston et Minnesota. Il reste trois matchs et deux face aux Spurs, la deuxième meilleure équipe de la NBA. Une manche à domicile, l'autre à l'extérieur. Les Dubs l'emportent facilement chez eux. Ils doivent aller battre San Antonio à domicile, invaincu jusque-là. A l'issue d'un duel d'une intensité rare, c'est finalement chose faite. Après une victoire facile face à Memphis, ils réalisent leur rêve et atteignent le total incroyable de 73 victoires en saison régulière ! 

 

  •   Les play-offs 

 

Toute la saison NBA a ressemblé à des playoffs pour l'équipe de la Baie. Ils arrivent éreintés au premier tour de la Conférence Ouest pour affronter les Rockets de James Harden. Une équipe qui a explosé en vol et qui ne posera aucun problème aux champions (4-1). Seul problème : les soucis physiques rencontrés par Stephen Curry, Shaun Livingston, Andrew Bogut et Andre Iguodala. Des joueurs fragiles qui, contrairement à l'année passée, n'ont pas pu se reposer au cours de la saison régulière.

 

Au second tour, ils doivent s'opposer aux Portland Trail Blazers. Une équipe qui est un peu leur jumelle en termes de style de jeu, ce qui donnera l'une des plus belles séries de l'année. Malgré le score (4-1), toutes les rencontres seront serrées et intenses jusqu'au bout. Lors du Game 3, Curry devra ainsi marquer 29 points lors du 4ème quart-temps et de la prolongation pour faire gagner son équipe. 

 

Pour la finale de Conférence, le Thunder est un adversaire coriace. Après 4 matchs, les exploits de Westbrook, Durant, Adams ou Roberson leur permettent même de mener 3-1 ! La défense étouffante provoque les pertes de balle californiennes et leur attaque bien que simpliste pose des problèmes aux coéquipiers de Draymond Green. Dos au mur, ces derniers parviendront néanmoins à enchaîner 3 victoires d'affilée afin de se qualifier pour les NBA Finals. Des victoires sans convaincre, acquises avec moins de 10 points d'écart. Le réveil de Klay Thompson et un Steph de gala auront raison de la franchise de l'Oklahoma.

 

La finale est donc un remake de l'an dernier : Cavs et Warriors. La brillance de LeBron James contre le collectif de Golden State. Cleveland a eu un parcours trop facile en Conférence Est et n'a pas l'état d'esprit nécessaire. Rapidement menée 0-2 puis 1-3, l'équipe de l'Ohio se met au diapason de son leader et finit par trouver la faille en harcelant Stephen Curry en défense. Un grand LeBron aide Cleveland à égaliser à 3-3. 

 

Tout se joue alors lors d'un Game 7 à l'Oracle Arena. La série, décevante jusque là, finit en apothéose. Un match d'une intensité exceptionnelle, deux équipes au sommet de leur art. Vous connaissez l'histoire : après un shoot décisif de Kyrie Irving, Cleveland met fin à sa malédiction et aux rêves de titre des Warriors. 

 

  •   Les points forts 

 

- Stephen Curry, double MVP : 30 points par match, un 50-40-90 réussi, 402 tirs primés sur la saison (record NBA explosé)... statistiquement, l'une des saisons individuelles les plus réussies de l'histoire. 

- Draymond Green. L'ailier-fort s'est imposé comme l'un des meilleurs défenseurs de la NBA (si ce n'est le meilleur) et sa marge de progression est encore importante. Un joueur incroyable.

- Une saison régulière époustouflante.

 

  •   Les points faibles 

 

- La fatigue de fin de saison. L'effectif n'a pas pu souffler et cela s'est ressenti avec les diverses blessures qui ont touché l'effectif. 

- Harrison Barnes a déçu. Le jeune ailier n'a que peu progressé pendant ses quatre saisons professionnelles. Pire, ses trois derniers playoffs ont été catastrophiques : pas un shoot, une défense erratique... sa côte de popularité a atteint un creux au cours de cette année.

- Le jeu collectif a disparu au profit des résultats. 

 

  •   Bilan global 

 

73 victoires ne signifient rien sans un titre ? C'est l'avis d'une partie du public. Sans être si péremptoires, nous pouvons cependant affirmer que cette saison a été en demi-teinte pour ces Warriors. D'un côté, ils ont marqué l'histoire avec leur record de victoires. De l'autre, ils n'ont pas atteint leur objectif de back-to-back. L'équipe n'a simplement pas bénéficié de la part de chance nécessaire pour être sacrée championne. La fin de la saison a été cruelle mais ne devrait pas faire d'ombre aux accomplissements réalisés par ces Warriors édition 2015-2016. La plus grande saison régulière de l'histoire, sans doute.



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