Les Rockets matent les Warriors au bout du suspense !
CETTE NUIT

Les Rockets matent les Warriors au bout du suspense !

Colin Haurat 2/12/2016 à 07h43
James Harden - Kevin Durant - Houston Rockets - Golden State Warriors - Cleveland Cavaliers

Quelle rencontre entre les Warriors et les Rockets. Ces derniers s'imposent après une double prolongation contre leurs adversaires de la nuit !

Au terme d'une rencontre homérique, les Rockets se sont imposés contre leur bête noire, les Warriors, après deux prolongations sur le score de 131 à 127. Ils ont mis tous les ingrédients pour faire déjouer leurs adversaires. Dès les premières minutes de la rencontre, les joueurs de Mike D'Antoni pratiquent un basket qui déstabilisent la défense adverse sur chaque action. La réponse est rapide côté Warriors : exit Zaza Pachulia, welcome à Andre Iguodala ! Le résultat ne se fit pas attendre. Ils reviennent à hauteur de leurs adversaires et le coach de Houston est obligé de prendre un temps-mort. Le premier quart-temps est équilibré entre deux des plus belles attaques de la Ligue. Avec l'entrée des remplaçants, les Dubs marquent le pas. A l'inverse, les joueurs texans récitent le basket sous l'impulsion d'un James Harden (29 points, 15 rebonds, 13 passes) qui terminera la rencontre avec un nouveau triple-double. Il sert Eric Gordon (23 points) qui est innarrêtable. Kevin Durant (39 points, 13 rebonds) parvient à profiter de la largesse de la défense texane pour permettre aux siens de passer devant. En jouant les fautes, les équipes de James Harden se font sifflés par le public de l'Oracle Arena. La stratégie fonctionne et Houston vire en tête à la mi-temps. Les Warriors paient le manque de taille de leur cinq majeur dans le troisième quart-temps. Moins plaisant, le jeu est plus statique et les tirs ne rentrent plus. Misant sur le rebond offensif, les Rockets parviennent à prendre une avance certaine. Malgré le réveil de Stephen Curry (28 points)en fin de troisième quart-temps, les Dubs restent derrière au score (86/82). Le réveil du double-MVP fut très bref. Avec son compère Klay Thompson, ils arrosent sans réussite dans le dernier quart-temps. Malgré le fait que James Harden soit laissé sur le banc par D'Antoni, les Warriors n'en profitent guère. Ils sont sauvés par l'énorme performance de Kevin Durant ainsi que par le match de patron de Draymond Green (20 points, 15 rebonds, 9 passes). Le money time est incroyable avec une apologie du basket rapide. Misant sur des attaques avec l'objectif d'obtenir un tir primé ouvert, les deux équipes se rendent coup pour coup. Ryan Anderson (29 points) ou Eric Gordon s'en donne à coeur joie. Les réponses fusent avec Stephen Curry et Kevin Durant. Ce dernier ne loupe pas ses lancers-francs pour ramener les siens à égalité (111/111). A dix-neuf secondes du terme de la rencontre, le ballon est pour les Rockets. James Harden loupe le tir de la gagne. Résultat ? Prolongation. Gros début de prolongation pour Stephen Curry côté Warriors. A côté de ça, le ballon ne circule pas et les Rockets en profitent. A 123/123, Kevin Durant loupe le fadeway de la victoire. Le public aura droit à une deuxième prolongation. Après une rencontre aussi dantesque, les joueurs sont fatigués. Stephen Curry est exclu avec six fautes. Au terme d'une magnifique rencontre, James Harden puis Eric Gordon enterrent les espoirs adverses.

 

Les Cavs subissent-ils un coup de moins bien après un début de saison tonitruant ? Cette nuit, ils donné l'impression d'être complètement apathique sur le terrain contre les Clippers. Ils terminent humiliés dans leur salle (113/94). Rien ne laissait présager une telle issue dans un premier quart-temps disputé. Les joueurs de l'Ohio récitent leur basket sur jeu rapide. Leurs adversaires sont très souvent dans les cordes. Ils parviennent à s'accrocher grâce à la réussite de JJ Redick. Bien suppléé en fin de quart-temps par Chris Paul (16 points, 9 passes) et Blake Griffin (13 points, 11 passes), les hommes de Los Angeles s'en sortent bien. Le coup de la panne se fait ressentir dès le deuxième quart-temps. Le jeu des Cavaliers paraît grippé sur le terrain. La balle bouge de moins en moins bien tandis que Chris Paul et compagnie prennent confiance. Ils prennent l'avantage au score en milieu de deuxième quart-temps sous l'impulsion d'un DeAndre Jordan (9 points, 15 rebonds) qui fait d'énorme dégâts dans la raquette adverse. Tristan Thompson (3 points, 8 rebonds) est tout simplement avalé par son adversaire du soir. A la mi-temps, les Clippers mènent de 8 points grâce à la réussite insolente de JJ Redick, bien trouvé par Blake Griffin sur plusieurs séquences de jeu. Revigorés par une première période de qualité après avoir enchaînés plusieurs rencontres médiocres, ils ne jugulent pas la pression sur leurs adversaires. Maladroits, à l'image d'un LeBron James (16 points) emprunté, les Cavaliers ne trouvent aucune solution. Ils multiplient les pertes de balle et proposent une mascarade basket à leurs adversaires. A la fin du troisième quart-temps, l'écart est de 20 points. Tyronn Lue n'y croit plus. Ils laissent ses remplaçants fouler le parquet. Etant donné la prestation des titulaires, notamment sur le plan collectif, malgré les 28 points de Kyrie Irving, ils ont mérité cet honneur. En back-to-back cette nuit contre Chicago, bel outsider de la Conférence Est, ils devront montrer autre chose sous peine d'enchaîner une troisième défaite de suite. A l'inverse, les Clippers montrent que leur fond de jeu est encourageant avec un jeu offensif rodé. A eux de gagner en régularité dans leurs performances. 

 

Dès que George Hill est absent, rien ne va plus pour le Jazz. Ils ont été défaits au terme d'une rencontre homérique les opposant au Miami Heat : 111 à 110. Leur meneur de jeu leur a énormément manqué. Cela s'est vu dès les premières minutes de la rencontre lorsque Goran Dragic (27 points, 6 passes) se baladait dans la défense adverse pour distiller quelques caviars. Derrière lui, il entraîne son équipe afin de bien commencer la rencontre. Prenant très rapidement un petit avantage, le Heat montre les mêmes qualités que d'habitude : du combat et de la vaillance. Cette nuit, ils ont rajouté une circulation de balle intéressante. Avec un Josh McRoberts (10 points) précieux, ils mettent la pression dans la raquette adverse où seul Rudy Gobert (6 points, 10 rebonds) ne peut compenser les absences défensives de Trey Lyles (14 points) et Boris Diaw. En opposant une solide défense au Jazz, les floridiens parviennent à prendre une dizaine de points (48/36) dans le deuxième quart-temps. Après un bon temps-mort demandé par Quin Snyder, le Jazz parvient à enchaîner de bons mouvements de jeu pour démarquer l'intenable Trey Lyles à longue distance. Le score n'est plus que de 52 à 48 à la mi-temps. Dès que le Heat parvient à prendre un peu d'avance, les joueurs d'Utah parviennent à s'en sortir. C'est Shelvin Mack qui, sur plusieurs actions de qualité, permet aux siens de rester dans la partie alors que leurs adversaires pratiquent un beau basket basé sur une défenses agressive avec des joueurs de devoir comme le très bon James Johnson (24 points, 6 rebonds) ou Wayne Ellington (17 points). Grâce à une réussite intéressante à 3-points, le Jazz parvient toujours à rester dans la rencontre. Le money time est incroyable. Le jeu proposé est intéressant. Les joueurs sont en réussite de part et d'autre. Sur jeu rapide, les deux équipes montrent qu'elles ont des arguments à faire valoir. Malgré un exceptionnel Gordon Hayward (32 points, 7 passes), le Jazz ne parvient pas à passer devant. Pourtant, après une perte de balle du Heat, ils auront la possibilité de l'emporter mais l'ailier à tout-faire d'Utah ne rentre pas son tir tandis que Rudy Gobert marque le sien après le buzzer. 

 

Evan Fournier (28 points) est encore une fois excellent mais son équipe s'est une nouvelle fois inclinée (95/94). On peut comprendre les signes de lassitude montrés par le français durant la semaine tant son équipe propose un basket pauvre et ne parvient pas à remporter des rencontres alors que les joueurs ont le match en main. La fin de rencontre est significative de la différence entre une équipe quelconque et une autre habituée à gagner. Malgré un basket limité, les Grizzlies s'imposent grâce au vice de Marc Gasol (25 points). L'intérieur ibère s'est amusé contre Bismarck Byombo, qui justifie de moins en moins son onéreux contrat. Il a fait sortir de ses gonds Franck Vogel. Il a surtout inscrit les lancers-francs de la victoire. Seul le money time est à retenir d'une telle rencontre. Les moments décisifs furent mieux négocier par les Grizzlies. Privé de Mike Conley, ils peuvent compter sur Troy Daniels (19 points) pour inscrire quelques paniers importants. Pour le Magic, seule l'association entre Evan Fournier et Nikola Vucevic est intéressante. Le français a montré l'étendue de son talent dans cette fin de match au couteau même s'il n'est pas parvenu à libérer les siens. 

 

Pendant un quart-temps (le premier), la rencontre opposant les Hornets aux Mavericks fut attrayante. L'idée du jour fut pour Steve Clifford en installant très vite dans le cinq le paria Roy Hibbert (11 points). L'ex-intérieur d'Indiana (on préfère oublier son passage aux Lakers) apporte de la solidité face à Andrew Bogut. Le joueur s'est régalé, et avec lui son équipe durant cette première période de la partie. Alors qu'ils dominent leurs adversaires, notamment sur leur qualités de vitesse sur jeu rapide, les Hornets déjouent complètement face au tempo lent imposé par les Mavericks. Dans le deuxième quart-temps, Deron Williams (14 points, 8 passes) montre sa faculté à dominer sur demi-terrain. En délivrant de multiples caviars, il ramène son équipe à deux points. Nicolas Batum (12 points, 9 rebonds) réveille ses coéquipiers pour inscrire un panier. Néanmoins, le jeu s'est considérablement ralenti et les Mavs parviennent à rester au contact. En deuxième mi-temps, le match est moins attrayant. Le match est d'une lenteur incroyable. Les hommes de Steve Clifford sont frustrés. Le ballon ne circule plus, ils ne rentrent plus rien. Il s'agit d'une bouillie de basket. Seules les entrées de Jeremy Lamb (12 points) et Marco Belinelli permettent à l'équipe de retrouver un semblant de fluidité suffisant pour repousser la pire équipe de la Ligue. Dans le money time, Kemba Walker (18 points), absent des débats jusque là, parvient à inscrire les paniers importants. Il donne huit points d'avance à son équipe. L'écart est fait. La victoire est acquise (97/87) au terme d'un match soporifique.

 

Giannis Antetokounmpo (23 points, 8 rebonds, 8 passes) s'est régalé face à la défense de Brooklyn. Il a permis aux Bucks de confirmer leur bon début de saison en s'imposant sans broncher 111 à 93 contre une des équipes les plus faibles de la Grande Ligue. Haussant leur niveau de jeu dans le troisième quart-temps autour du Greek Freak, les hommes de Jason Kidd ont imposé leur jeu à leurs adversaires qui n'ont pas fait le poids malgré leur envie. 

 

  • Résultats NBA : 

 

Charlotte Hornets 97 - 87 Dallas Mavericks

Brooklyn Nets 93 - 111 Milwaukee Bucks

Memphis Grizzlies 95 - 94 Orlando Magic

Cleveland Cavaliers 94 - 113 Los Angeles Clippers

Utah Jazz 110 - 111 Miami Heat

Golden Sate Warriors 127 - 131 Houston Rockets