LeBron James, roi sur ses anciennes terres
LUN 4 MAI

LeBron James, roi sur ses anciennes terres

Colin Haurat 1/2/2018 à 09h05
LeBron James - CJ McCollum - Terry Rozier - Kemba Walker - Cleveland Cavaliers

Lors d'une rencontre particulièrement disputée opposant le Heat aux Cavaliers, ce sont les joueurs de Cleveland qui s'imposent sur le fil. A noter également la démonstration de Boston ou les 50 points de CJ McCollum.

C'est une première depuis longtemps, les Cavaliers ont haussé leur exigence défensive, pour se débarrasser d'une courageuse équipe de Miami, dans une rencontre qui sentait bon les retrouvailles pour LeBron James (24 points/11 rebonds/5 passes). Ce dernier guide les siens en début de rencontre. Il profite de l'absence de réussite des joueurs d'Erik Spoelstra derrière la ligne des trois-points (3/28...) pour faire en sorte que les siens prennent l'avantage et ce, malgré la relative médiocrité du basket proposé, entre le manque de mouvement des autres joueurs ainsi que l'absence de système offensif cohérent mis en place par Tyronn Lue. Le King ne brille pas par sa maîtrise du ballon... En première mi-temps, il perd encore six ballons et ne délivre pas une seule passe décisive. Malgré cette statistique étonnante, le banc des Cavaliers fait la différence, notamment en début de deuxième quart-temps, profitant des nombreux échecs au tir de leurs adversaires. Channing Frye (16 points/4 rebonds) et Dwayne Wade (9 points/5 rebonds) s'avèrent décisifs tandis que Kyle Korver (9 points), sur un tir primé, permet aux siens de prendre 14 points d'avance. Rien n'est fait. La présence de Bam Adebayo (9 points/5 rebonds) dans la raquette réveille cette équipe apathique de Miami en inscrivant cinq points consécutifs. Malgré les quelques éclairs d'Isaiah Thomas (13 points à 2/15 aux tirs/6 passes), Goran Dragic (18 points/6 passes) et Hassan Whiteside (9 points/8 rebonds), permettent aux siens de revenir au score puis de prendre l'avantage à la mi-temps (50/48). Le troisième quart-temps n'est que la succession de coups rendus entre deux équipes ne parvenant nullement à creuser un quelconque écart. Tyler Johnson (11 points/6 rebonds), répond notamment à LeBron James, en atteste une nouvelle prestation solide. L'égalité est parfaite avant d'entamer le dernier quart-temps. Alors que les minutes passent, les deux équipes s'imposent une grosse bataille défensive entre balles perdus, tirs gênés ou contrés... A ce jeu-là, Justise Winslow (9 points/10 rebonds) ou Josh Richardson (15 points) se font un malin plaisir à gêner toutes les possessions adverses. Sur un layup de LeBron James, les Cavs prennent l'avantage dans le money time (85/83). Ils ne le lâcheront plus. Dans les dernières secondes de la rencontre, Kyle Korner, une fois n'est pas coutume n'inscrit qu'un seul de ses deux lancers-francs. Les joueurs de Miami ont un dernier espoir de l'emporter. James Johnson a le ballon en main mais la grosse pression infligée par LeBron James sur lui l'empêche, ne serait ce que de tenter un tir avant que la sirène ne retentisse. C'est fait. Premier match et première victoire en l'absence de Kevin Love. Miami, à l'image d'un Erik Spoelstra, se chargera de rendre un hommage victorieux à leur ancien joueur drafté, mort dans un accident de voiture, Rasual Butler, une prochaine fois

 

 

Sale défaite pour les Sixers qui se retrouvent avec un bilan à l'équilibre après leur mauvaise gestion de la fin de match contre les Brooklyn Nets (108/116). Concentrés et appliqués autour d'un Ben Simmons dominateur (24 points/7 passes), les joueurs de Philadelphie prennent les devants durant le premier quart-temps. Néanmoins, cette équipe de Brooklyn ne lâche jamais rien. Combatifs, ils s'appliquent à ne jamais être distancés au tableau d'affichage. D'Angelo Russell (22 points en 17 minutes) livre sa meilleure prestation depuis son retour de blessure. Efficace en pénétration ou dans le périmètre, l'ex des Lakers se montre intéressant dans le collectif de Kenny Atkinson. Aucune des deux équipes ne parvient à prendre un avantage supérieur à la dizaine de points. Joel Embiid (29 points/14 rebonds) se joue plusieurs fois du rookie Jarett Allen (16 poins/12 rebonds), intéressant pour sa première en tant que titulaire à domicile cette saison, mais sa seule présence est insuffisante pour combler un relatif manque d'apport du banc alors que JJ Redick (20 points) est de retour dans le cinq majeur en lieu et place d'un Timothe Luwawu-Cabarrot (2 points) de retour parmi la second unit. A l'entame du dernier quart-temps, alors que le score est de 92 à 91 en faveur de Philadelphie, ces derniers s'écroulent. Un premier tir primé d'un ancien de la maison, Nick Stauskas avant le show Spencer Dinwiddie (27 points), auteur de six points, puis Jahlil Okafor (8 points) passent un 11/0 à leurs adversaires qui ne s'en remettront. En seulement quelques minutes, le match, jusqu'ici disputé, est définitivement plié...

 

Les Pacers ne lâchent rien. En s'imposant contre une équipe de Memphis compliquée à manœuvre, les joueurs de Nate McMillan enregistrent leur troisième victoire consécutive. Bien en place, le cinq majeur des Pacers déroule son basket durant la première mi-temps. Appliqué en attaque et sérieux en défense, ils se font bouger sur quelques séquences face à une équipe agressive et motivée, prête à aller chercher la victoire autour d'un Marc Gasol (23 points/9 rebonds/6 passes)) plutôt dominateur dans la raquette. Darenn Collison (16 points) profite des errances défensives adverses pour conclure plusieurs fois près du cercle alors que Wayne Selden (23 points) prend plusieurs fois l'avantage sur Victor Oladipo (13 points) et consorts. Au retour des vestiaires, alors que rien n'est joué, les Pacers espèrent faire le plus dur en passant un 9/3 à leurs adversaires mais la force de cette équipe est de toujours s'accrocher, faisant fi des vents contraires, à l'image des rôle players désormais responsabilisés comme Dillon Brooks (12 points). Un 6/0 passé à des Pacers destabilisés leur permet de prendre l'avantage (101/100) dans le money time. En se montrant plus précis que leurs adversaire. Ils envoient Myles Turner (15 points/11 rebonds) sur la ligne des lancers-francs. Ce dernier, qui livre l'une des meilleures prestations dans cette saison, qui d'un point de vue individuel, est décevante, inscrit deux lancers-francs dans la dernière minutes afin de clore définitivement cette rencontre. Bojan Bogdanovic (21 points) se charge d'inscrire ses trois-lancers francs après une nouvelle faute adverse. Les protestations de Marc Gasol envers l'arbitre, synonyme d'expulsion, n'y changeront rien, les Gizzlies encaissent une nouvelle défaite.

 

Il aura fallu que Kemba Walker inscrive neuf tirs primés (record en carrière) pour que cette équipe des Hornets terrassent (123/110) une toujours valeureuse mais limitée équipe des Hawks. Le meneur de jeu de Charlotte. Très rapidement, autour d'un Dwight Howard (20 points/12 rebonds) dominateur dans la peinture pour son premier disputé contre son ancienne équipe, l'équipe coachée par Steve Clifford prend l'avantage au score. Nicolas Batum est sérieux. L'ailier français réalise son premier triple-double (10 points/11 rebonds/10 passes) de la saison alors que Kemba Walker n'a pas encore pris feu et que Marvin Williams est absent. A la pause, le score est de 62/47 en faveur de Charlotte. Au retour des vestiaires, ils déjouent complètement. Les joueurs d'Atlanta augmente le curseur de leur intensité défensive. Cela donne un e rencontre disputée. Kent Bazemore (25 points) et Dennis Schroder (13 points/9 passes) permettent à leur équipe de revenir à un points : 77/76. Moment choisi par Walker (38 points/6 passes) pour réaliser un show derrière l'arc... Incapable de réaliser un stop défensif sur le meneur, les joueurs de Mike Buldenhozer sombrent. Ils entament le dernier quart-temps avec un déficit de 14 points qu'ils ne parviendront jamais à combler malgré un bon apport au scoring de Marco Belinelli en sortie de banc (22 points).

 

Boston n'a fait qu'une bouchée d'une faible équipe de New York, en back-to-back, et ce grâce à Terry Rozier. Ce dernier, titulaire en lieu et place d'un Kyrie Irving blessé et donc absent de cette rencontre, livre un triple-double (17 points/11 rebonds/10 passes) et permet à son équipe de n'avoir jamais été inquiété par un adversaire en grande difficulté. Il s'agissait de la première titularisation en carrière pour le joueur qui a le privilège de rejoindre Tony Wroten, seul autre joueur à réaliser un triple-double pour sa première. Très rapidement, l'écart de niveau et la fatigue ressentie ont anihilé les espoirs de victoire des Knicks face à la meilleure équipe de la Conférence Est. A l'image d'un Kristaps Porzingis (16 points à 6/17 aux tirs) maladroit, les joueurs de New York ont été incapables d'inscrire le moins tir durant la première mi-temps alors que les hommes de Brad Stevens déroulent leur basket. A la pause, le match n'est pas encore plié mais au retour des vestiaires, un Enes Kanter (17 points/17 rebonds) moins efficace alors que tous les titulaires adverses, hormis Aron Baynes, inscrivent 14 points ou plus, passent un 31/20 à leurs adversaires pour s'imposer. Marcus Morris termine meilleur marqueur de cette rencontre (20 points) en ne jouant que 19 minutes Les deux français, Guershon Yabusele et Frank Ntilikina ont foulé le parquet pour un résultat similaire : une prestation fade et sans saveur.

 

Un quart-temps et puis c'est terminé. Tel était le leimotiv du Magic cette nuit dans leur nette victoire (127/105) contre les Lakers. Les joueurs d'Orlando ont appuyé sur le bouton on durant le troisième quart-temps en passant 43 points aux jeunes pousses de Los Angeles pour prendre définitivement l'avantage. Le cinq majeur du Magic s'est montré dominateur à l'image d'un Mareese Speights (21 points) appliqué ou d'un Evan Fournier (19 points à 5/7 à trois-points) efficace. Le banc d'Orlando a également eu l'occasion de se montrer durant le long garbage time. Jordan Clarkson, côté Lakers, en profite pour inscrire sa vingtaine de points. Seul Julius Randle (20 points/9 rebonds) se montre intéressant pour l'équipe coachée par Luke Walton parmi les titulaires. Ce match ne restera pas dans les annales...

 

Les Trail Blazers ont encore moins attendu que le Magic pour prendre l'avantage au score cette nuit. En passant un 43/19 à une équipe des Bulls peu concernée dès le premier quart-temps, ils se sont enlevés toute inquiétude de l'esprit pour développer leur basket durant l'intégralité de la rencontre. CJ McCollum, auteur de 50 points, et incontestablement l'homme de la nuit a livré un véritable de justesse pour cette équipe des Blazers. Côté Bulls, Zach LaVine, bien qu'incapable de défendre sur son vis-à-vis, retrouve des sensations sur le plan offensif en inscrivant 23 points en 22 minutes.

 

  • Résultats NBA

 

Memphis 101 Indiana 105

L.A Lakers 105 Orlando 127

Charlotte 123 Atlanta 110

Philadelphia 108 Brooklyn 116

Miami 89 Cleveland 91

New York 73 Boston 103

Chicago 108 Portland 124

Dallas 88 Phoenix 102

 

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