C’est presque une coutume en NBA : à la fin de la saison régulière, de nombreuses franchises annoncent le départ de leur coach suite à des résultats décevants. Cette saison 2025-2026 ne déroge pas à la règle puisqu’il y a déjà eu des départs et pas encore autant de remplacements. Des changements semblent encore avenir même pour des équipes participant aux play-offs.
Deux franchises ont d’ores et déjà changé de coachs : les Chicago Bulls et les Milwaukee Bucks. Du côté des Bucks, Doc Rivers a été viré par la direction de la franchise après deux saisons et demie très décevantes. En effet, la franchise du Wisconsin n’a pas passé un seul tour de play-offs, s’inclinant deux fois au premier tour face aux Pacers et échouant même à se qualifier cette saison. Pour rappel, Rivers avait remplacé Adrian Griffin alors que ce dernier affichait un bilan de 30 victoires pour 13 défaites. Le champion 2008 avec Boston s’en va lui avec un bilan négatif de 97 victoires et 103 défaites. Il a été remplacé par Taylor Jenkins, ancien coach des Memphis Grizzlies.
La situation à Chicago est différente puisque c’est Billy Donovan lui-même qui a démissionné déclarant qu’il « est dans l’intérêt des Bulls de laisser le nouvel entraîneur constituer son équipe comme il l’entend ». Après six saisons à la tête de la franchise et seulement une qualification en play-offs, il part donc sur une dernière saison décevante achevée à la 12e place. Son remplaçant n’a pas encore été annoncé par le front office.
De nombreux mouvements semblent à venir parmi les franchises éliminées avant la post-season. Pêle-mêle, les bancs des New Orleans Pelicans, Sacramento Kings, Golden State Warriors, Washington Wizards et Los Angeles Clippers pourraient être amenés à changer de propriétaires.
Les Pelicans ont fini leur saison avec un intérimaire, James Borrego, qui avait remplacé Willie Green. L’ancien coach des Charlotte Hornets ne devrait pas être prolongé et ainsi laisser sa place à un autre coach.
Du côté de Sacramento, Doug Christie ne devrait pas faire long feu au vu des résultats catastrophiques de la franchise malgré un effectif loin d’être ridicule. Les Kings n’ont certes pas un équipe à même de disputer les play-offs mais, de là à finir 14e à l’Ouest avec seulement 22 victoires, on aurait pu attendre plus de la part de son équipe.
Pour les Warriors, la situation est bien différente. La franchise semble en fin de cycle après avoir échoué à se qualifier pour les play-offs. Steve Kerr, coach historique et quadruple champion depuis qu’il est en poste (2014), pourrait bien quitter le navire afin de favoriser la reconstruction qui s’annonce. Les images de ce dernier remerciant Draymond Green et Stephen Curry durant la défaire face aux Clippers au play-in semblent renforcer cette idée : “Je ne sais pas ce qui va se passer mais je vous aime jusqu’à la mort. Merci pour tout”. En fin de contrat cet été, son avenir est à suivre.
Brian Keefe, en place depuis 2 saisons et demie dans la capitale américaine, pourrait également faire ses valises. Cancre de la NBA depuis trois saisons sans avoir jamais dépassé les 18 victoires, la franchise a signé Trae Young et Anthony Davis. Un départ est probable afin de lancer ce nouveau cycle au mieux.
Tyronn Lue pourrait lui aussi être amené à quitter la cité des anges après avoir échoué à rallier les play-offs. Alors que l’avenir de Kawhi Leonard est incertain en raison de l’enquête qui le concerne au sujet de payements obscurs, le champion avec Cleveland n’a pas sa présence garantie pour la saison prochaine.
Avant les play-offs, de nombreux coachs semblaient sur la sellette et seul un beau parcours lors de cette fin de saison pouvait les sauver. C’est le cas notamment de Jamahl Mosley à Orlando, Mike Brown à New York et Tiago Splitter à Portland.
La saison d’Orlando s’est révélée très en deçà des attentes de début de saison. Alors qu’on l’attendait dans le top 4, la franchise floridienne a finalement dû passer par le play-in pour se qualifier. Outre ces difficultés, la fracture entre les joueurs et le coach semble de plus en plus abyssale, des rumeurs disant même que Paolo Banchero pourrait demander son trade si Mosley était amené à rester.
Mike Brown avait été choisi pour permettre aux Knicks de passer une dimension que Tom Thibodeau ne pouvait atteindre à cause d’un style de jeu trop énergivore et défensif. Le choix ne se révèle pour le moment pas concluant puisque les Knicks n’ont fini que 3e de leur conférence avec les même lacunes que les saisons précédentes. En cas de désillusion face aux Hawks au premier tour, l’ancien de Sacramento pourrait déjà prendre la porte.
Pour Tiago Splitter, le problème ne tient pas à la dimension sportive puisqu’il est parvenu à mener les Blazers en play-offs mais à une logique économique. Le patron des Blazers ne lui a proposé un contrat « qu’à » 1,5 millions de dollars annuel, largement inférieur à ce qui se fait dans la ligue. Le coach brésilien a décliné cette offre et les discussions sont, depuis, rompues.
Certains ne sont sujets d’aucune rumeur mais, au vu du début de play-offs compliqués de leurs franchises, la question pourrait se poser. On peut penser à Ime Udoka, David Adelman et Kenny Atkinson.
Les Rockets semblent avoir fait all-in cet été avec le recrutement de Kevin Durant, signe de la volonté de gagner rapidement. Malgré cela, l’équipe est loin de pouvoir concurrencer les mastodontes de la conférence comme le prouve la série face aux Lakers contre qui ils sont menés 3-1 malgré les absences de Luka Doncic et Austin Reaves. Ime Udoka pourrait faire les frais de cet échec.
La situation est comparable du côté de Cleveland qui a fait venir James Harden à la trade deadline. La saison régulière a été plus compliquée que la précédente avec une 4e place seulement alors qu’ils avaient fini en tête en 2025. Kenny Atkinson joue gros face aux Raptors et une surprise lors de ce premier tour pourrait précipiter son départ alors que les Cavs ont été rejoints à 2-2 par les Canadiens.
Les Nuggets sont en grande difficulté, menés 3-1 par Minnesota. Le coach David Adelman, propulsé coach principal moins de deux semaines avant les play-offs l’année dernière, a du mal à imprimer sa patte à son équipe et une élimination précoce malgré une intersaison de qualité avec des renforts et le meilleur joueur du monde dans son effectif risque de laisser des traces.
Les coachs non cités semblent pour la plupart indéboulonnables compte tenu des résultats positifs de leur équipe (OKC, San Antonio, Lakers, Timberwolves, Suns, Pistons, Celtics, Raptors, Hawks, Sixers, Hornets) ou du soutien dont ils disposent dans leurs franchises (Pacers, Heat, Jazz, Mavericks, Grizzlies). Jordi Fernandez, coach des Brooklyn Nets, a même été récemment prolongé.