Golden State Warriors 2019-2020 : la fin d'une dynastie ?

Golden State Warriors 2019-2020 : la fin d'une dynastie ?

Golden State Warriors - Stephen Curry - D'Angelo Russell

Une page se tourne chez les Warriors. Et quelle page ! Kevin Durant a pris la direction de Brooklyn avec un talon d’Achille en moins, Klay Thompson pourrait vraisemblablement rater l’entièreté de l’exercice 2019-2020 et ce sont des Warriors new edition qu’on s’apprête à voir jouer cette saison.

  • La saison 2018-2019

 

Pour retrouver le bilan de la saison passée c’est ici que ça se passe.

 

  • Les mouvements de l’été

 

Arrivées : D’Angelo Russell, Willie Cauley-Stein, Alec Burks, Glenn Robinson III, Omari Spellman, Jordan Poole, Eric Paschall, Alen Smailagic, Marquese Chriss

 

Départs : DeMarcus Cousins, Andre Iguodala, Shaun Livingston, Quinn Cook, Jordan Bell, Damian Jones, Shabazz Napier, Treveon Graham

 

  • L’effectif

 

Meneurs : Stephen Curry, D’Angelo Russell

Arrières : Klay Thompson, Alec Burks, Jacob Evans, Jordan Poole

Ailiers : Glenn Robinson III, Alfonzo McKinnie

Ailiers-forts : Draymond Green, Marquese Chriss, Omari Spellman, Eric Paschall

Pivots : Willie Cauley-Stein, Kevon Looney, Alen Smailagic

 

  • Le cinq majeur

 

PG : Stephen Curry, SG : D’Angelo Russell, SF : Alfonzo McKinnie, PF : Draymond Green, C : Kevon Looney

 

Meneur : Il n’y a aucun doute au poste de meneur et c’est bien évidemment Stephen Curry qui sera être titulaire. Avec Kevin Durant parti et Klay Thompson blessé pour toute la saison, le Chef Curry se retrouve seul à bord et devra assurer à nouveau le rôle de première option de l’attaque des Warriors. Essentiel au jeu de la franchise, le meneur avait beaucoup déléguer à Kevin Durant, se mettant même en retrait pour laisser plus de place. Pour cette saison 2019-2019, Golden State aura besoin d’un Curry en mode MVP unanime pour tenter de jouer les trouble-fêtes dans cette jungle qu’est la conférence Ouest. La saison risque d’être compliqué pour le meneur qui doit composer avec de nouveaux coéquipiers et des défenses adverses bien plus centrées sur lui. Stephen Curry en a l’habitude et on ne doute pas qu’il se donnera à cœur joie de nous rappeler qu’il reste bel et bien le meilleur meneur de la ligue. Attention à la saison individuelle d’un Curry revanchard.

 

Arrière : Arrivé de Brooklyn dans le cadre du sign-and-trade de Kevin Durant, D’Angelo Russell sort de sa meilleure saison en carrière. Avec les Nets, le meneur drafté par les Lakers a été une des révélations de cette saison. All-Star, leader offensif d’une équipe de playoffs, Russell a fait taire bon nombre de détracteurs et était au centre de la très bonne reconstruction minutieuse des Nets. Malheureusement, le star system a eu raison de son aventure new-yorkaise et D’Angelo se retrouve à la surprise générale chez les Warriors. Avec Curry, il pourrait former un backcourt composé de 2 ball handlers virtuoses et de deux shooteurs sensationnels. Avec la blessure de Klay Thompson, D’Angelo Russell aura la place et le temps de pouvoir s’adapter au jeu collectif et aux systèmes de Kerr durant toute cette saison 2019-2020. En attaque, cette paire de meneurs à de quoi faire rêver, par sa vitesse, son handle, son shoot. En revanche, en défense, les deux auront beaucoup de mal face aux autres backcourts de la ligue.

 

Ailier : C’est le poste où les Warriors auront beaucoup de mal. En effet, avec le départ de Kevin Durant, l’un des meilleurs ailiers de la ligue, voire de l’Histoire, il est très difficile de combler un tel manque. Le poste d’ailier titulaire devrait revenir à Alfonzo McKinnie. Formé dans le système Kerr, Alfonzo a montré de belles choses tout au long de la saison régulière et même en playoffs. Dévoué à l’équipe, en défense notamment, l’ailier rentre bien dans le moule de collectif et ne pose aucun souci. Il reste pourtant des interrogations quant au plafond. A-t-il le niveau d’être un titulaire NBA ? On en est moins sûr. En provenance des Pacers, Glenn Robinson III est un bon « 3 and D » qui peut bien s’intégrer dans l’équipe des Warriors et pourquoi pas grapiller le poste de titulaire. Dans tous les cas, ça risque de beaucoup tourner. Steve Kerr devra composer et déterminer les rotations avec de bien moins forts outils à l’aile. Forcément, lorsqu’on perd Kevin Durant et Andre Iguodala

 

Ailier-fort: Le cœur, les poumons, les couilles des Warriors est depuis de nombreuses années le #23 de cette équipe. Draymond Green aura beaucoup à prouver et devra sortir une saison performante à l’images de ces derniers playoffs où l’ailier-fort avait grandement contribué à la campagne des Warriors jusqu’à cette défaite malheureuse face à Toronto. Il avait ainsi compilé 13.3 points, 10.1 rebonds et 8.5 assists à 50% au tir. Draymond était apparu bien plus affuté à l’orée du printemps et Golden State aura besoin, plus que jamais, de ce Draymond.

 

Pivot : Au poste de pivot, Steve Kerr devrait opter pour Kevon Looney connait parfaitement le système et a souvent prouvé que sa présence peut toujours être décisive et essentielle pour une équipe qui vise le titre. Présent chez les Warriors depuis la saison 2015-2016, Kevon a connu les grandes heures des Warriros et a déjà emmagasiné beaucoup d’expérience, notamment lors des joutes printanières. Blessé au pied, Willie Cauley-Stein devrait faire son retour pour novembre. Venu tout droit de Sacramento, WCS aura à cœur de prouver et pourra compter sur les systèmes de Kerr pour pouvoir montrer son potentiel et apporter du rebond, de la course et beaucoup d’énergie. Très vite à son retour, Kevon Looney pourrait retrouver sa place sur le banc pour la laisser à WCS.

 

  • Le banc

 

Plus de Livingston, plus de Iguodala et les Warriors perdent une partie de leur identité. Ces dernières années, les Warriors ont bâti leur dynastie notamment avec un banc productif et décisif. Derrière Curry, Shaun Livingston apportait sa taille, de la justesse et beaucoup de mi-distance tandis que Andre Iguodala s’est montré à bon nombre de moments décisifs et essentiel dans son rôle de 6ème homme. MVP des finales 2015 (Désolé Curry), l’ailier vétéran a été jeté chez les Memphis Grizzlies afin de faire de la place dans le salary cap dans le cadre du sign-and-trade. Quelle triste fin ! Maintenant, il reste tout à faire sur le banc et Steve Kerr aura beaucoup de boulot pour recréer des automatismes dans cette nouvelle second unit. Moins d’expérience et moins de talent. Ça promet… Sur les extérieurs, le coach aura le choix avec notamment avec le rookie Jordan Poole qui apportera du shoot et de la fraicheur en sortie de banc. Steve Kerr a souvent montré par le passé de la confiance dans les rookies et les jeunes joueurs en les responsabilisant très tôt dans la saison. Sophomore, Jacob Evans avait montré de belles choses en sortie de banc sur les quelques minutes qui lui étaient accordées. En provenance des Kings, Alec Burks est un ball handler de plus dans la rotation et qui sera capable de combler quelques minutes afin de faire souffler Curry et Russell. Derrière Kevon Looney ou Willie-Cauley Stein à son retour, Steve Kerr devra bricoler avec Marquese Chriss. Ancien des Suns, l’ailier-fort n’a jamais confirmé les espoirs placé en lui à Phoenix. La faute au marasme ambiant dans la franchise ? Peut-être. En attendant, en pré-saison, Marquese a impressionné les Warriors par son sens du collectif et du dévouement en attaque. Sa polyvalence en défense a également plu à staff de Golden State. Sinon derrière, il reste Omari Spellman et Alen Smailagic. Les Hawks ont laissé partir le premier après une saison en raison de surpoids et le second devrait passer la plupart de son temps en G-League. Rien qui fasse rêver.

 

  • Les plus

 

-  Malgré le départ de Kevin Durant, Andre Iguodala ou encore Shaun Livingston, l’équipe s’articule toujours autour du leur Big Three originel : Stephen Curry, Draymond Green et Klay Thompson qui pourrait manquer l’entièreté de la saison. À eux 3, on comptabilise 358 matchs en playoffs ! Ils connaissent parfaitement le chemin à suivre vers le titre et cette expérience pourrait se révéler décisive au printemps. Comme l’a dit Rudy Tomjanovich, coach mythique des Rockets : « Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion ». De favori ultime à underdog, la bande à Curry aura à cœur de déjouer tous les pronostics.

 

- Le backcourt composé de Curry et Russell intrigue autant qu’il fait saliver. Leur jeu présente beaucoup de similarités et risque de faire lever les foules de ce Chase Center flambant neuf. Au coté de Russell, Curry aura bel et bien tous les ballons de l’attaque des Warriors et on peut s’attendre à une saison en mode MVP et à des performances ahurissante du Baby Face Curry. Sur transition et jeu placé, ce duo détonnant peut faire exploser toutes les défenses de la Ligue. Tous à l’abri !

 

  • Les moins

 

- Les Warriors ont bâti leur succès avec leur jeu collectif léché et leur small ball assassin mais la bascule pour les Warriors a été la mise en place d’une défense de fer. Rigoureux et polyvalent, Golden State s’est mué en forteresse imprenable ces dernières années, tout en cachant Stephen Curry qui est devenu un défenseur viable en NBA. Malheureusement, avec la perte de Klay Thompson et l’arrivée de D’Angelo, le backcourt new edition des Warriors risque d’être la cible de toutes les attaques NBA. Il sera très difficile pour Kerr de combler ce manque en défense, encore moins face à des monstres sur les arrières. Imaginez Curry et Russell défendre sur Westbrook et Harden… Il faudra un Draymond Green en mode défenseur de l’année pour tenter de colmater les brèches.

 

  • L’avis de la rédaction

 

Les Warriors ont perdu beaucoup cet été et abordent un nouveau tournant de leur histoire. Avec l’absence de Klay Thompson et l’arrivée de D’Angelo Russell, Golden State part avec un effectif remanié et devra compter sur les exploits de Curry et la solidité à toute épreuve de Draymond Green. Avec beaucoup moins de pression qu’à l’accoutumé, la bande à Curry peut vraiment troubler l’ordre au sein de la conférence Ouest. Cette saison 2019-2020 s’apparente pourtant à une année de transition pour une équipe qui vise le titre chaque année depuis 5 saisons. Est-ce réellement la fin de cette magnifique dynastie ? On en est beaucoup moins sûr.

 

  • Bilan prévisionnel

 

La rédaction d’ISB voit les Warriors terminer à la 5ème place de la Conférence Ouest avec un bilan de 48 victoires et 34 défaites.