Dion Waiters perd patience sur le banc du Heat

Dion Waiters perd patience sur le banc du Heat

Dion Waiters - Miami Heat
Crédit photo : Sun Sentinel

De retour de blessure depuis début 2019, l'arrière de Miami réclame plus de temps de jeu.

Réputé pour ne pas garder sa langue dans sa poche, Dion Waiters vient certainement de perdre des points auprès de son coach, Erik Spoelstra. Il faut dire qu'on avait presque oublié la présence du joueur en Floride. Absent pendant plus d'un an après une opération à la cheville, Waiters a enchaîné les rechutes pendant sa convalescence. Finalement de retour dans le roster à l’entame de l’année 2019, le shooteur est encore utilisé avec parcimonie par Spoelstra. Alors qu’il n’a joué que 5 matchs cette saison, Waiters montre déjà des signes d’agacement sur son temps de jeu, trop réduit à son goût. Après la défaite de cette nuit face aux Bucks, il a réagi au micro du journaliste Barry Jackson :

 

J’emmerde la patience ! Je veux jouer. Je suis patient depuis assez longtemps. Pourquoi dois-je encore attendre ? Allez mec, j’ai été patient et je pense que tout le monde le sait bien. Il est temps. Qu’est-ce qu’on attend ? Si je suis avec l’équipe, alors fais-moi jouer.

 

Un signal fort envoyé par l’ex trublion des Cavaliers et du Thunder. Trop fort, peut être… Car pendant son absence (soit environ 88 matchs), l’équipe a beaucoup évolué dans ses rotations. Dorénavant la responsabilité de la mène est confiée à Justise Winslow, quant à Josh Richardson, il s’est imposé comme le go-to-guy de Miami. Titulaire indiscutable avant sa blessure, Waiters va devoir prouver sa valeur sur le parquet s’il veut retrouver les faveurs de son coach. Face à Milwaukee, il n’a hérité que du 11ème temps de jeu du Heat et a rendu une copie bien pâle : 2 points à 1/4 aux tirs en 12 minutes. Waiters tourne à 15 minutes de moyenne sur ses 5 rencontres avec Miami. C’est peu, mais cela reste logique qu’une réintégration après un an d’absence, se fasse par paliers. La balle est dans le camp de Waiters : à lui d'exprimer son talent plutôt que sa frustration pour changer la donne.