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Free Agency 2017 : les 10 arrières à suivre

Free Agency 2017 : les 10 arrières à suivre

  
NBA Free Agency - Dwyane Wade - Kyke Korver - Kentavious Caldwell-Pope - Tyreke Evans - NBA
Dwyane Wade est free agent cet été mais devrait resigner avec les Bulls de Chicago

Pour préparer la Free Agency 2017, Inside Basket consacre 5 dossiers au marché des agents libres. Gros plan aujourd'hui sur les arrières. Avec Kentavious Caldwell-Pope ou Jonathon Simmons, les équipes vont se bousculer pour tenter de réaliser des bonnes affaires.

  • 10 : Kyle Korver (Cleveland Cavaliers)

Statistiques : 10,1 points (46% aux tirs dont 45 à trois points), 2,8 rebonds et 1,6 assists (en 26 minutes de jeu)

Salaire : 5 239 437

 

Transféré en cours de saison des Hawks vers Cleveland pour une bouchée de pain, Korver n'a pas convaincu dans l'Ohio. l'arrière de 36 ans est avant tout un joueur d'équipe, le genre capable de faire toutes les petites choses qui amènent des victoires, en plus d'être un sniper reconnu. Cependant, tout artilleur qu'il est, il a besoin de se mettre en rythme pour que ses shoots rentrent. Rythme qu'il trouvait à Atlanta grâce à ses courses sans ballon. Seulement le jeu des Cavaliers est beaucoup plus arrêté. S'il a brillé en saison régulière (plus de 48% à trois points en 35 matchs avec Cleveland), le ralentissement du jeu en playoffs ne lui a pas fait du bien. On l'a même vu louper des tirs complétement ouverts contre Golden State. Continuera-t-il à jouer pour Cleveland après cette déception ? Probablement pas puisque les Cavs doivent légérement dégraisser leur masse salariale. Le sosie d'Ashton Kutcher reste malgré tout un role-player précieux et quelques équipes devraient lui proposer un petit contrat d'un ou deux ans.

 

  • 9 : Nick Young (LA Lakers)

Statistiques : 13,2 points (43% aux tirs et 40% à trois points), 2,3 rebonds et 1 assists en 26 minutes de jeu.

Salaire : 5 443 918

 

L'ancien feu follet des Wizards s'est calmé cette année. Ses arabesques offensives, sa propension à tirer dès que possible et une défense hésitante l'ont très longtemps cantonné à un rôle de dynamiteur de défense en sortie de banc. Il a réussi cette année à changer cette image et a gagné la confiance de son coach Luke Walton qui l'a fait débuter à chaque rencontre qu'il a disputée. Toujours près à dégainer de loin si on lui laisse un peu d'espace, il laisse toutefois beaucoup plus le jeu venir à lui et s'est imposé comme le meilleur défenseur extérieur de la franchise (pas forcement une bonne nouvelle pour les Lakers d'ailleurs). Nick Young peut décider de ne pas lever son option et de garder sa tunique encore une année. Cependant, le joueur pourrait prétendre à un salaire beaucoup plus élevé et il devrait choisir de tester le marché avant de signer un contrat d'une dizaine de millions d'euros dans une autre franchise. Les Lakers veulent manifestement choisir un meneur à la draft. D'Angelo Russell se décalerait alors au poste 2, poussant ainsi son aîné vers la sortie.

 

  • 8 : Tony Allen (Memphis Grizzlies)

Statistiques : 9,1 points (46% aux tirs dont 28% à trois points), 5,5 rebonds et 1,4 assists en 27 minutes de jeu.

Salaire : 5 000 000

 

À 35 ans et après 13 saisons en NBA, Tony Allen est toujours un très bon défenseur extérieur. Combatif et déterminé, il est le parfait représentant avec Zach Randolph du Grit and Grind de Memphis. Seulement, malgré toute son envie, Allen est un attaquant médiocre (une seule saison à plus de 10 points de moyenne) et sa relative petite taille (il mesure 1m93) pourrait commencer à devenir un problème maintenant que son âge ne lui permet plus de galoper aux quatre coins du terrain. Le voir terminer sa carrière à Memphis pour un salaire à peu près équivalent est assez probable mais il n'est pas imposible de voir une équipe en mal de défense extérieur lui offrir une petite dizaine de millions pour l'envoyer en mission sur le meilleur scoreur adverse.

 

  • 7 : Jonathon SImmons (San Antonio Spurs)

Statistiques : 6,2 points (42% aux tirs et 29% à trois points), 2,1 rebonds et 1,6 assists en 18 minutes de jeu.

Salaire : 878 636

 

Beaucoup trop athlétique pour être un joueur de Spurs, Simmons sera courtisé cet été. Ses statistiques sont trompeuses. Le sophomore de déjà 24 ans est capable de mettre le feu en sorie de banc, aussi bien au poste 2 qu'au poste 3. Slasheur pur, le garçon a encore beaucoup de déchets, notamment dans sa séléction de tirs. Des défauts qu'il compense grâce à ses aptitudes défensives. Très sérieux de ce côté du parquet, il a donné du fil à retordre à James Harden en playoffs. Excusez du peu. Simmons a réussi à se faire une place dans la rotation des Spurs et a amené une touche de folie et de la présence athlétique au banc texan. Les Spurs aimeraient bien le garder la saison prochaine et auront la possibilité de matcher toutes les offres qu'il lui seront faites. Malgré tout, il ne jouera sans doute plus sous les ordres de Gregg Popovich  : les finances de la franchise sont dans le rouge et elle ne pourra pas s'aligner sur les 15 millions qu'une équipe ne manquera pas de lui proposer.

 

  • 6 : Tyreke EVANS (Sacramento Kings)

Statistiques : 10,3 points (41% aux tirs et 36% aux trois points), 3,4 rebonds et 3,1 assists en 20 minutes de jeu.

Salaire : 10 661 286

 

Quel gâchis... Elu Rookie Of the Year en 2010 avec plus de 20 points, 5 rebonds et 5 passes de moyenne, Evans a depuis (beaucoup) regressé pour finir cette saison avec à peine une dizaine de points par match. La faute à des blessures notamment et, s'il est toujours incisif lorsqu'il est en forme, le problème est qu'il se retrouve toujours en convalescence. Lassés de le voir squatter l'infirmerie, les Pelicans l'ont envoyé à Sacramento en échange de DeMarcus Cousins. Renvoyé plutôt puisque c'est cette franchise qui l'avait drafté. Il montre pourtant encore régulièrement des flashs de son talent. Une équipe tentera-t-elle de le relancer en lui offrant un gros contrat allant de pair avec un statut de titulaire ? Où sera-t-il contraint de sortir du banc pour mener la second unit au combat. On lui souhaite surtout d'arrêter de se casser quelque chose tout les 10 matchs tant Evans, qui peut évoluer sur les trois postes arrières, est un régal à voir jouer. Mais s'il pouvait quitter les Kings ça ne serait également pas mal.

 

  • 5 : Tim Hardaway Jr (Atlanta Hawks)

Statistiques : 14,5 points (46% aux tirs dont 36% aux trois points), 2,8 rebonds et 2,3 assists en 27 minutes de jeu.

Salaire : 2 281 605

 

Tenter de se projeter pour savoir où évoluera Tim Hardaway Jr la saison prochaine est une gageure. Le feu follet des Hawks est un peu unidimensionnel et ne peut pas faire grand chose d'autre que de scorer. Mais sa capacité à prendre feu est presque sans équivalent à son poste en NBA actuellement. Il a apporté pendant toute la saison un grain de folie nécessaire dans une équipe très académique. Un peu à la manière d'un Manu Ginobili aux Spurs. Grâce à une belle régularité au scoring mais aussi quelques gros cartons en deuxième partie de saison (on se rappelle notamment de ses 33 points contre Houston) Hardaway a gagné la confiance de son coach lors de ce deuxième exercice en Georgie. Au point de faire taire les rumeurs de trade qui l'ont envoyé aux quatre coins du pays ? Probablement pas et, même si les Hawks gardent la main sur le joueur (il est restricted free agent), le voir partir ne serait pas surprenant.

 

  • 4 : J.J Redick (LA Clippers)

Statistiques : 15 points (45% aux tirs et 43% à trois points), 2,2 rebonds et 1,4 assists en 28 minutes de jeu.

Salaire : 7 373 500

 

L'homme à tout faire des Clippers se retrouve sur le marché. À 32 ans, il a la possibilité de signer un gros contrat et ne s'en privera pas. A-t-il déjà enfilé pour la dernière fois la tunique des Clippers ? Probablement. Redick est le genre de joueur que toute franchise digne de ce nom se doit d'avoir dans son effectif. Bosseur et sérieux, il est un facilitateur. Son efficacité à trois points (il est à 42% en carrière) permet à son équipe de disposer du fameux spacing si important à l'ère du small ball. Il parait en plus que Redick est très facile à gérer dans le vestiaire. Il espère signer un contrat à environ 18 millions de dollars et le fera sûrement, mais ailleurs qu'aux Clippers. Ses playoffs ratés (moins de 10 points de moyenne à 35% de loin) ont refroidi les Angelinos. Plusieurs équipes se sont déjà positionnées, dont les Sixers avec qui le fit paraît excellent : il apporte de l'adresse extérieure et de l'expérience, ce dont les jeunes Pennsylvaniens manquent cruellement et l'ancienne franchise d'Allen Iverson peut lui offrir un gros pactole.

 

  • 3 : Dion Waiters (Miami Heat)

Statistiques : 15,8 points (42% aux tirs dont 40% à trois points), 3,3 rebonds et 4,3 assists en 30 minutes de jeu.

Salaire : 2 898 000

 

Voilà un cas intéressant. Recruté à petit prix par le Heat après ses quatre premières saison ratées, le quatrième choix de la draft 2012 a surpris son monde. Waiters a trouvé à Miami un cadre idéal pour son développement : un management fort, un coach qui fait confiance à ses joueurs et une très bonne ambiance dans le groupe. Le joueur a enfin été en forme physiquement parlant et il a montré qu'il pouvait être plus qu'une diva égocentrique. Loin d'être mauvais en défense, de plus en plus régulier en attaque et auteur d'un gros game winner contre les Warriors, Waiters s'est rendu indispensable au Heat qui aimerait bien le conserver. Il a lui même annoncé vouloir rempiler en Floride. Difficile de l'imaginer refuser une grosse offre si elle se présentait (coucou Brooklyn). Une offre que lui même, aussi bien que sa future équipe pourrait bien regretter plus tard tant le joueur a l'air d'être compliqué à gérer.

 

 

  • 2 : Kentavious Caldwell-pope (Detroit Pistons)

Statistiques : 13,8 points (40% aux tirs et 35% à trois points), 3,3 rebonds et 2,5 assists en 33 minutes de jeu.

Salaire : 3 678 319

 

On pensait que cette année allait être celle de l'explosion pour KCP mais ça n'a pas été le cas. L'arrière n'a pas déçu et a même été le seul à surnager au sein d'une équipe de Detroit naviguant à vue. Toujours aussi précieux défensivement, Kentavious a aussi été capable de faire quelques cartons à droite et à gauche, notamment en février lorsqu'il avait calé 38 points à 8/11 à trois points sur la tête des Pelicans. Mais le joueur de 24 ans est encore bien trop irrégulier et son pourcentage aux tirs est là pour le rappeler. Son potentiel reste malgré tout intriguant. Il est, comme expliqué plus haut, déjà solide défensivement et les prémices d'un jeu offensif très intéressant se font sentir. En conséquence, il ne serait pas surprenant de voir une équipe lacher une quinzaine de millions de dollars sur sa tête. Offre sur laquelle les Pistons s'aligneront pour conserver le seul joueur sérieux de leur effectif. Courage Kentavious...

 

  • 1 : Dwyane Wade (Chicago Bulls)

Statistiques : 18,3 points (43% aux tirs dont 31% à trois points), 4,5 rebonds et 3,8 assists en 30 minutes de jeu.

Salaire : 23 200 000

 

Recrue phare des Bulls l'état dernier, Dwyane Wade a déçu. En cause, son niveau fluctuant (normal à 35 ans) mais aussi les problèmes de vestiare qu'il a causé (on se souvient du feuilleton avec Rajon Rondo). Chicago s'est qualifié pour les playoffs, mais ce n'est pas grâce à son arrière. Wade a la possibilité de lever ou non son option sur sa dernière année de contrat à 23 800 000 dollars mais, dans les faits, les chances de le voir quitter les Bulls sont minimes : aucune équipe ne proposera un contrat supérieur à 20 000 000 millions à un joueur en pré-retraite et Wade le sait bien.

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