Jeff Hornacek doit jubiler! Ses protégés viennent de réaliser un exploit majuscule en s'imposant sur le parquet de la Bankers Life Fieldhouse. Une seule équipe, Detroit, avait réussi à gagner dans l'antre des Pacers cette saison. Le début d'exercice pied au plancher d'Indiana a usé les organismes et cela se voit en fin de match, surtout face à un collectif aussi énergique que celui des Suns. Goran Dragic, touché au coude après son match face aux Bucks hier, a finalement pu tenir son rang. Pour le plus bonheur de la franchise de l'Arizona. Le meneur slovène a compilé 28 points (dont 21 en première mi-temps) et 7 passes. Les jumeaux Morris ont joué les parfaits lieutenants, avec 15 points pour Markieff tandis que Marcus enregistrait 16 unités et 6 rebonds.
Face à l'incroyable détermination en contre-attaque de leurs jeunes adversaires, les Pacers ont souffert. Paul George affiche toujours quelques difficultés avec son shoot (12 points à 5 sur 17) malgré ses 12 prises et le banc a complètement déserté (7 points seulement). Le score à la mi-temps, 66-49, sonnait comme une punition pour les locaux. Ceux-ci ont réussi à se reprendre dans le troisième quart pour revenir à un point. Mais Phoenix avait plus d'appétit, tout simplement. L'incroyable activité de Lance Stephenson (14 pts, 10 rbs, 10 pds), auteur d'un nouveau triple-double, et l'apport offensif retrouvé de Roy Hibbert (26 pts, 6 rbs) n'y ont rien changé.
Charlotte a du souci à se faire. New York remonte comme une balle vers le 8e spot des Cats, synonyme de playoffs. Le succès acquis cette nuit face aux Cavaliers, portant la série victorieuse à 4, permet aux Knicks d'engranger de la confiance malgré quelques absences. Carmelo Anthony a bien entendu fait parler sa science du scoring avec 29 nouveaux points en plus de ses 5 rebonds. Révélation de la présaison avant de rentrer dans le rang, Tim Hardaway Jr s'est lui-aussi enflammé pour rejoindre son illustre ainé en haut de la feuille de stats. J.R. Smith ajoute 19 unités.
Mais si Big Apple a rentré aussi facilement ses shoots, c'est aussi parce que la défense passoire de Cleveland a bien aidé. Défense passoire et attaque en berne. Car les joueurs de l'Ohio se sont rendus coupables d'un désolant 35% d'adresse. Kyrie Irving a multiplié les assauts sur le panier adverse, sans grande réussite (10 sur 25). Du coup, ses 24 points et 6 rebonds n'ont pas servi à grand-chose. Seul Dion Waiters parvient à tirer son épingle du jeu avec 21 points à 8 sur 15. Ça fleure bon la crise du côté des Cavs.
Les deux franchises avaient passé Noël ensemble. Et cela ne s'était pas franchement bien passé pour la bande à Chris Paul. La fin de match contestable sur plan arbitral avait provoqué l'ire des Clippers et la revanche de cette nuit s'annonçait explosive et serrée. Mais il n'y a pas eu match. Les Warriors ont pris les Angelenos à la gorge d'entrée dans le sillage de Stephen Curry (22 pts, 7 pds) et David Lee (22 pts, 11 rbs). Bien plus solides, les joueurs de la baie de San Francisco ont dominé leur sujet pour faire grimper l'écart jusqu'à 25 points en tout début de quatrième quart sur un tir de Klay Thompson (16 pts). Mark Jackson a logiquement fait entrer ses remplaçants pour gérer tranquillement sa fin de match.
Enfin pas si tranquillement que ça. Blake Griffin (27 pts) et Darren Collison (22 pts, 5 pds) ont eu un sursaut d'orgueil et ont permis aux Clippers de se rapprocher à 87-100. Le coach des Warriors a alors remis Steph Curry & co sur le parquet histoire de finir le boulot. Malgré les 20 rebonds de DeAndre Jordan, L.A. n'a pas existé dans la peinture avec 66 points encaissés pour seulement 22 marqués, sans compter la raclée reçue aux rebonds (34-53). Ce succès fait du bien aux supporters de l'Oracle Arena. Le roster de Golden State, pétri de talent, peut venir à bout des grosses écuries (Miami, OKC) mais manque de régularité contrairement aux Clippers.