Quel joueur a été le plus décisif le mois dernier ? LeBron James ? Non. Kevin Durant ? Même pas. La duo terrible LMA & Lillard ? Presque... Le joueur le plus important de ce début de saison a été Rudy Gay, sans contestation possible. Son départ a transformé une équipe apathique en une redoutable formation qui a affiché durant cette période un excellent bilan de 10 victoires pour 4 défaites. Le plus grand bénéficiaire du départ du shooteur en série Rudy Gay : Kyle Lowry. Le petit meneur réalise la meilleure saison de sa carrière, un fait après tout peu étonnant vu qu'il sera étrangement en fin de contrat à la fin de cet exercice... Sur les 30 derniers jours, il a affiché les moyennes très solides suivantes : 36min 17,4pts 4,8rb 8,9pas 1,9int 2,1bp avec 44,4% d'adresse globale et 83,6% aux lancers-francs., tout en mettant 2,4 trois points par match. Du lourd... Très polyvalent et capable d'être un très bon défenseur, il montre l'exemple aux jeunes Raptors (Valanciunas et Ross) qui voient éclore sous leurs yeux un chef d'orchestre majestueux qui se hisse soir après soir au niveau des John Wall et Damian Lillard, les meilleurs meneurs NBA ne s'appelant pas Paul, Curry ou Parker...
S'il y a un arrière qui peut se vanter d'être efficace à la fois sur le plan individuel que collectif, c'est bien Dwyane Wade. L'arrière joue dur depuis le début de la saison. Avec 19,6pts, 4,6 rebonds et 4,9 passes décisives par match, Flash aligne toujours des stats de franchise player... même si c'est LeBron James qui a endossé ce costume depuis son arrivée en Floride. Actuellement, WoW est le meilleur arrière de la NBA, Kobe Bryant est encore blessé et James Harden a beau être efficace, les Rockets sont cinquième pendant que le Heat est second de la conférence Est derrière Indiana. Les Pacers justement, Lance Stephenson est aussi très efficace cette saison. Mais son importance au sein de l'équipe n'est pas aussi essentielle que celle de Wade au Heat. Miami a très bien géré ce mois de décembre grâce à son trio de All-Star et son effectif démentiel. Et si les performances de LBJ éclipsent souvent celles des deux autres amigos, il ne faut pas oublier l'importance de Dwyane Wade, l'âme de cette équipe.
Difficile ou plutôt impossible d'occulter le mois de décembre réalisé par l'ailier du Thunder. La bonne forme du Thunder coïncide avec l'excellent mois de KD au cours duquel la franchise de l'Oklahoma a remporté quatorze de ses dix-sept matchs. Lors de ces dix-sept rencontres, Durant a au moins inscrit 30 points lors de dix matchs avec notamment 36 points (+26) lors d'une victoire 118-94 face aux Pacers, la meilleure défense de la ligue. KD a frappé fort le 29 décembre avec 33 points, 13 rebonds et 5 passes (+27) face à Houston. Ses pourcentages d'adresse son également excellents avec 53,5 % aux shoots et 48,1 % derrière l'arc. C'est donc sans surprise qu'il occupe, qu'il truste, une nouvelle fois la première place du classement des meilleurs marqueurs de la ligue avec 29,5 points de moyenne. Entre-temps, OKC a perdu Russell Westbrook pour 4 à 6 semaines le 27 décembre dernier face aux Bobcats. Depuis, le Thunder a perdu à quatre reprises lors des sept dernières rencontres malgré deux pointes à 48 du longiligne Kevin Durant. Notons tout de même que les siens ont perdu à deux reprises face aux Blazers, soit deux des trois défaites du Thunder sur le mois de décembre. Malgré ces deux points noirs, le leader offensif d'OKC n'en demeure pas moins l'ailier du mois de décembre. Notons pour finir, et être complet, que l'intéressé a compilé aussi 9 rebonds, 4,5 passes, 1,7 interception et 1,1 contre en 37 minutes de jeu durant le dernier mois de compétition. Bref, c'est Kevin et puis c'est tout !
Kevin Love a joué douze rencontres en décembre. Il y cumule 30 points, 14 rebonds et 4 passes de moyenne ainsi que 11 doubles - doubles. De quoi motiver notre choix à sa nomination au titre honorifique de power-forward ISB de décembre. Retenons deux de ses cartons. D’abord 45 points et 19 rebonds contre les Clippers de Blake Griffin et ensuite 42 points avec un 8/9 à trois points contre les Spurs de Tim Duncan. Impressionnant. Seul bémol : les performances collectives de sa franchise qui, ce mois-ci, affichent un bilan équilibré de 6 victoires contre 6 défaites alors que sa star a rayonné. Aussi, on en vient à se demander si Love peut mener une formation vers les play-offs puisque les Wolves ne les ont pas atteints depuis la saison 2003-2004. Ravagé par les blessures l’année dernière, les prédictions plaçaient Minnesota plus haut en septembre. Pour le moment, à part faire peur aux box-scores, Love et ses loups ne provoquent que trop peu d’angoisse. Et ce, même si le mal rasé est second scoreur , meilleur rebondeur et 34ème passeur de la Ligue, ce qui est du quasi-jamais vu pour un même homme. Alors, certains le voient vers d’autres cieux. On murmure que Phoenix, Golden State ou Dallas l’accueilleraient volontiers. On doute que les Wolves laissent s’envoler leur star. Toutefois, en 2015, il sera free agent, et là, ce sera différent. En attendant, Love a réalisé un grand, un énorme, un gargantuesque mois de décembre. Bravo à lui.
Nous avons déjà eu l'occasion de le dire : alors qu'on pouvait s'attendre au pire après deux années calamiteuses sur le plan de l'attitude, Dwight Howard a su s'adapter au collectif des Rockets sans difficulté. James Harden qui croque des ballons ? Pas de problème. Un coéquipier qui râle et demande à être échangé (Omer Asik) ? Pas de problème. D12 fait ce qu'il sait faire depuis qu'il a mis les pieds dans la ligue : il marque des points (de près), prend des rebonds, fait des contres et, de manière générale, se montre aussi dominant dans la raquette qu'il a pu l'être sous le maillot du Magic, quand il fut élu défenseur de l'année trois années d'affilée, de 2009 à 2011. Pour le mois de décembre, alors que Houston a un peu ralenti le rythme (8 victoires pour 8 défaites), Howard a inscrit 19 points par match (à 60 % de réussite), pris 13,8 rebonds et signé 1,1 interception et 1,6 contre. Du solide, à peine tempéré par des pertes de balle trop nombreuses (3,6). Surtout, il ancre l'équipe défensivement et permet aux voltigeurs de l'équipe (Harden, Chandler Parsons) de se projeter vite en attaque. Évidemment, Howard sera du prochain All Star Game, à la Nouvelle-Orléans, puisqu'il est deuxième à l'ouest dans le vote du public pour les joueurs du frontcourt (derrière Kevin Durant) : pour ce qu'il nous a montré depuis deux mois, cette sélection sera largement méritée.