
Damian Lillard (27,8pts 7,3pas 3 victoires à l'extérieur et 1 défaite) ainsi que Stephen Curry (29,3pts 11,3pass mais avec un triste bilan de 1-3) ont été incroyables cette semaine mais malgré leurs grosses performances, aucun meneur n'a autant pesé sur le jeu de son équipe que la dynamo des Bobcats, Kemba Walker. Après une période d'adaptation difficile le temps de digérer les préceptes de Steve Clifford, un des candidats les plus crédibles au titre de coach de l'année, l'ex-star de l'université de Connecticut est enfin devenu la terrible menace offensive que l'on prévoyait aux vues de sa saison dernière et surtout de l'arrivée d'Al Jefferson. Totalement incontrôlable, il vient de permettre aux siens de remporter 3 victoires (dont deux à l'extérieur) en 4 rencontres en affichant des moyennes ahurissantes et une adresse isolante. Voilà le carnage hebdomadaire : 37minutes 27,8pts 4,5rb 4,3pass 2int 3,3bp 0,5ct et surtout 63,9% d'adresse (sur 15 shoots tentés par match), 2,8 trois points de moyenne et 88,8% aux lancers-francs. Trop rapide et toujours très agressif en attaque, il mène parfaitement cette jeune équipe surprenante des Bobcats qui reste la deuxième meilleure défense de la ligue malgré le retour du toréador Al Jefferson...
Miami a gagné ses quatre derniers matchs et Dwyane Wade y est pour beaucoup. Samedi dernier, pendant que le Heat accueillait l'ancienne équipe de LeBron James, Flash s'est fendu de 24pts à 60% en ajoutant 3 assist et 6 rebonds. Comme quoi, il n'y a pas que le King qui souhaite briller contre les Cavs, sans doute que Wade voulait leur rappeler que LBJ n'avait pas rejoint n'importe qui. C'est ensuite le Jazz qui s'est déplacé en Floride pour défier le champion. WoW monte alors encore d'un cran en shootant à 64% pour marquer 27pts et renvoyer ses adversaires bredouilles à Salt Lake City. Le match phare de la semaine arrive deux jours plus tard dans l'American Airlines Arena avec la réception des Pacers. Paul George, candidat au titre de MVP dans cette franchise d'Indiana qui a poussé le champion dans ses derniers retranchements lors des derniers playoffs. Le spectacle était au rendez-vous et si LeBron a été excellent, c'est surtout les 32pts de Wade qui ont permis à Miami de l'emporter. Encore une fois, il shoote à 60%. Pour terminer la semaine, Miami accueillait hier les cancres de la division pacifique, les Kings de Sacramento. Cette fois, pas besoin de forcer pour Wade qui termine tout de même avec 20pts (56%) en ajoutant 5 rebonds, 5 assists et 3 steals . Le Heat n'a fait que recevoir cette semaine c'est vrai mais il l'a fait avec brio. Avec 60% de réussite sur la semaine, D-Wade assure dans son rôle de scoreur tout en perdant peu de ballons sur ces quatre matchs (8).
Il y a des joueurs avec qui le basket semble être un sport très simple... LeBron réalise une semaine couronnée de succès avec pas moins de trois victoires en trois matchs. Une semaine où les siens sont parvenus à s'imposer face aux Pacers de Paul George par l'intermédiaire d'un Ray Allen toujours aussi adroit en fin de match. Le King a désormais un solide adversaire en la personne de Paul George et rien que pour cette raison il nous tarde de les voir en découdre lors des prochains playoffs mais patience (Mario Chalmers peut témoigner de la motivation du King...) ! Le double champion NBA avec Miami a validé près de 70 % de ses tentatives aux shoots cette semaine pour une moyenne de 24 points auxquels il faut ajouter 8 passes, 8 rebonds et 1,6 interceptions. LeBron James ne force rien et le Heat lutte toujours pour la première place à l'Est occupée à l'heure actuelle par les protégés de Frank Vogel. Il termine la semaine sans forcer avec une victoire face à Sacramento où il inscrit 18 points à 8/11 lors d'une victoire 122 à 103. Bref, du grand leBron as usual...
Cette semaine, Paul Millsap a tourné à 16 points, 9 rebonds, 3 assists, 1 steal et 1 block lors de ses 3 matchs. Dans ce laps de temps, son équipe s'est imposée trois fois avec un écart de plus de 20 points. Les Hawks se donnent ainsi un peu d'air avec 15 victoires contre 12 défaites dans la course aux playoffs de la conférence Est. On regrette son activité à Utah. Ainsi, le Salt City Hoop déclare que son jeu est arrivé vraiment à maturité avec la présence d'un pivot comme Al Horford à ses côtés. Ce joueur méconnu, gagne en effet à être connu. Arrivé à Utah de Portland en 2009, Paul est bien meilleur que les gens pensent. Intraitable en défense et devenu consistant en attaque. Depuis 2010, il termine tous les ans parmi les dix meilleurs voleurs de ballon à son poste comme au rebonds. Jamais blessé, jamais excellent, jamais mauvais, jamais plebiscité au All star Game, Paul Millsap trouve un peu de lumière au travers de nos colonnes.
Le pivot de la semaine joue pour une équipe qui vient de remporter ses trois derniers matchs. En effet, les Clippers restent sur quatre victoires, à Washington, puis face à San Antonio, New Orleans et Denver. Lors de ces rencontres, DeAndre Jordan, car il s’agit de lui, a aligné des moyennes de 11 points et 13,3 rebonds. Rien d’extraordinaire ? Regardons de plus près l’influence de ce joueur abonné aux highlights, dans une franchise qui se place pour l’instant en quatrième position dans la très relevée Conférence Ouest. On peut noter d’abord que DJ a réussi 88 9% des tirs qu’il a tentés (dont 100% dans la raquette). Si cela vous semble facile (marque-t-il autrement que sur alley-hoop ?) et peu révélateur de sa domination à l’intérieur, c’est oublier que parallèlement, Jordan limite ses adversaires à 60% de réussite sous le panier, et à 37% dans le reste de la raquette. Voilà pourquoi le pivot des Clippers sera, au mois de mai, le principal concurrent de Roy Hibbert pour le titre de Defensive Player of the Year. C’est d’ailleurs le défi que lui a lancé Doc Rivers, quand celui-ci est arrivé à LA cet été. Pour le comprendre, il faut aller au-delà des chiffres. Derrière la moyenne de 3,3 contres par match pour la semaine (2,2 depuis le début de la saison) se cache une gêne permanente pour les intérieurs adverses et sur le jeu en pénétration. Et l’on touche ici au cœur du travail d’un pivot : la prise de position. Pour parvenir à se placer avec le bon angle entre son adversaire et le cercle, il faut effectuer des petits déplacements (le footwork) et savoir utiliser les bras, les épaules et le bassin pour empêcher l’autre joueur d’avoir la moindre marge de manœuvre, avec ou sans la balle. Le block, dès lors, n’est que la face visible de ce boulot titanesque, dans tous les sens du terme : celui-ci peut aussi déboucher sur un mauvais shoot ou sur la mise en échec d’un système offensif visant à marquer de près. Sans parler ensuite, de l’avantage au rebond, où Jordan se montre gourmand, avec cette semaine plus de 10 prises par match en défense. Rajoutons que Jordan doit souvent compenser pour son partenaire dans la raquette, Blake Griffin, qui, même s’il a progressé dans ce domaine, n’est pas un foudre de guerre défensif. Alors pardonnons-lui ses défauts, et notamment son absence de shoot à plus de deux mètres, lancer-francs compris. Jordan a de grandes qualités, et Doc Rivers a très bien compris qu’elles étaient indispensables à l’équipe si celle-ci devait aller loin en playoffs. L’avis est partagé par tout l’effectif, à commencer par Chris Paul, qui a déclaré il y a trois jours qu’il verrait bien son coéquipier participer au All-Star Game en février. En attendant de voir, le voilà déjà sélectionné dans le 5 ISB de la semaine.