Joakim Noah de mieux en mieux

Joakim Noah de mieux en mieux

ginobili_20 22/1/2014 à 08h52

Joakim Noah et Terrence Jones pour garder la raquette du 5 isb de la semaine soutenus par le duo George/Stephenson lancés eux-même par John Wall ! Bonne lecture !

  • Meneur - John Wall (Washington Wizards)

En début de saison, John Wall avait déclaré qu'il voulait être considéré comme le meilleur meneur de la ligue. Aberrant ? Pas tant que ça. A l'heure actuelle, John Wall est le plus talentueux des meneurs NBA. Plus rapide qu'un Chris Paul ou Stephen Curry, plus puissant que Mike Conley et Damian Lillard, meilleur shooteur longue distance et défenseur que Tony Parker et enfin meilleur gestionnaire que Russell Westbrook, il a l'arsenal complet du parfait meneur. Hélas, s'il est capable de dominer le jeu dans tous les secteurs, il ne semble pas toujours avoir la tête pour devenir le numéro 1 du poste clé du basket moderne. As du meilleur comme du pire, il oscille constamment entre les performances de classe et les matchs décevants. Cette semaine, les fans des Wizards ont eu le droit au bon John Wall, celui qui ne peut être arrêté en drive (CF Greg Monroe), distribue des caviars aux coéquipiers et score à volonté. Après avoir détruit la défense pourtant hermétique des Bulls (deux fois la semaine dernière) et celle du Heat, bien plus clémente mais toujours opérationnelle quand il faut éteindre les stars extérieures adverses, il n'a pas été aidé par ses partenaires extérieurs, Ariza et Beal combinant un fatal 3/21 aux shoots dans la défaite face aux Pistons... Cependant, avec un bilan de 3 victoires pour 1 défaite et un feuille de stats impressionnante, Wall est le meneur de la semaine devant le très efficace Mike Conley, éternel sous-estimé... Voilà John Wall cette semaine, en mode Dr Jekyll : 36minutes 25,3pts 4,5rb 8,3pass 1,5int 4,3bp 0,5blk et une adresse excellente de 56,1% aux shoots et 84,6% aux lancers-francs.

  • Arrière - Lance Stephenson (Indiana Pacers)

Lance Stephenson sait absolument tout faire ! Depuis le début de la saison, il est absolument partout sur le terrain, que ce soit en défense ou en attaque. Cette semaine encore, les Pacers sont invaincus et si Paul George est toujours aussi brillant, Lance n'en est pas moins étincelant ! L'arrière d'Indiana a commencé tranquillement sa semaine à domicile contre les Kings. S'il ne score que 13pts, comme toujours, il ne laisse presque pas de déchets avec un beau 71% de réussite au shoot. Il ajoute 5 rebonds et 4 assists pour renvoyer les Kings en Californie avec une défaite de plus au compteur. Indy accueillait ensuite les Knicks et Lance avait décidé de sortir son costume de scoreur. Il marque 28pts (58%) pour aller avec ses 4rbds et 4pds. Enfin, contre les Clippers, il est moins précis (47%) mais toujours dans les clous avec 22pts, 7pds et surtout 12rbds ! Cette saison, Indiana fait vraiment partie des prétendants les plus sérieux au titre. Leur première place de la Conférence et même de la ligue en est la preuve. Dwyane Wade n'a qu'à bien se tenir, il risque de croiser encore une fois Lance Stephenson en finale de Conférence... et le match 7 risque de ne pas se jouer à Miami cette fois !

  • Ailier - Paul George (Indiana Pacers)

KD a certes planté plusieurs cartons la semaine dernière avec notamment 54 points face aux Warriors mais le 360 windmill de Paul George nous rappelle à quel point les rouages de la machine Pacers sont solides… Leader incontesté de la conférence Est et toute la NBA, les hommes de Vogel impressionnent par leur régularité et leur défense. Chaque matin, nous regardons les boxscore et chaque matin la surprise n’est pas au rendez-vous ! Non seulement Indiana l’a emporté mais surtout Paul George a une nouvelle fois cartonné. Il s’est d’ailleurs coltiné Rudy Gay et Carmelo Anthony la semaine dernière et a remporté ses deux duels (31 points, + 19 face à Gay et 25 points, + 14 face à Melo) avant de conclure la semaine avec 36 points face aux Clippers at home. En résumé, le prolifique ailier d’Indiana cumule 30,6 points à 61 % derrière l’arc (13/21) et 57,6 % aux shoots en un peu plus de 34 minutes de jeu en moyenne… Easy George ! Honnêtement, c’est la classe même sur le plan défensif… George demeure incontestablement le MVP de cette première partie de saison.

  • Ailier fort - Terrence Jones (Houston Rockets)

Avant de réaliser le match de sa vie contre Milwaukee avec des lignes finales de 36 points, 11 rebonds et 2 blocks, Terrence Jones, tournait à 16 points et 12 rebonds en quatre rencontres. Montrant à cette occasion à quel point, il pouvait être bon et complémentaire de Dwight Howard dans la raquette des Rockets. Encore vulnérable sur pick-and-roll, et pas vraiment un rim-protector, Jones a cependant les moyens physiques pour progresser dans ces deux domaines. En outre, Jones profite des espaces que D-12, James Harden et Chandler Parsons lui donnent pour briller, mais commence aussi grâce à des qualités athlétiques indéniables, à devenir lui-même une menace pour ses adversaires. Il est plutôt bon shooteur et est très performant en contre-attaque. Est-il le chainon manquant qui fera de Houston un réel prétendant au titre ? En envoyant Patrick Patterson et Marcus Morris sous d’autres cieux, l’organisation texane montre la confiance, en tout cas, qu’elle lui porte. En attendant, il devra quand même devenir plus régulier. Ainsi, et malgré une formidable semaine, sa seconde période fut catastrophique contre OKC. Jones a ensuite détruit les faibles Milwaukee Bucks en faisant ce qu’il sait faire le mieux courir : et profiter des situations que lui ont laissé les Bucks sur les switches (échanges en défense) crées par les pick-and-roll. Jones a ainsi pris avantage sur des défenseurs plus petits que lui et s’est baladé en un contre un car systématiquement personne ne venait aider sur lui en défense. S’il continue ainsi, Omer Asik pourrait bien devenir un des remplaçants les mieux payés de la NBA.

  • Pivot - Joakim Noah (Chicago Bulls)

S'il fallait trouver un fil rouge à la septième saison de Joakim Noah en NBA (il a été drafté en 2007) ce serait l'histoire d'une lente – mais sûre – montée en puissance : après avoir tourné à 9,5 points et 7,5 rebonds en novembre, il est passé à 12,8 et 11,9 en décembre, avant d'atteindre 14,7 et 14 pour l'instant en janvier. Débarrassé de ses pépins physiques, il vient d'ailleurs, pour la première fois de sa carrière, de conclure son douzième match de rang avec plus de 10 rebonds. La semaine écoulée est dans la lignée de cette progression constante, puisque Noah a signé une ligne statistique de toute beauté, avec 16,6 points (à 55,8 % à 2 points et, notons la performance chez un big man, 83,3 % aux lancer-francs), 15,4 rebonds, 4,4 passes décisives, 1,4 interception et 2 contres de moyenne. Dans la même intervalle, les Bulls enregistraient trois victoires pour deux défaites. Un bilan plutôt satisfaisant, terni tout de même par le fait que les rencontres perdues l'aient été face à Washington, qui devrait être en compétition avec Chicago pour une qualification en playoffs. Le sujet est d'ailleurs sensible pour Noah, qui n'imagine pas une seule seconde que son équipe joue le tanking. Il l'a ainsi rappelé il y a quelques jours, en expliquant qu'un vrai fan ne pouvait souhaiter de voir ses préférés perdre des rencontres. Il est certain en tout cas que la rage de vaincre de Jooks s'accommode mal de ce genre de calculs, ce qu'il a d'ailleurs admis en regrettant publiquement le départ pour Cleveland de son pote Luol Deng. Ce dernier événement, combiné à la blessure de Derrick Rose et à l'irrégularité chronique de Carlos Boozer fait de Noah le leader des Bulls. C'est désormais sur lui que reposent les derniers espoirs de la franchise de sauvegarder une saison qui s'annonçait si prometteuse il y a encore trois mois.