Ces dernières saisons, la NCAA a rythmé avec corruption. Et de plus en plus de joueurs (plus ou moins doués) choisissaient de partir à l'étranger en attendant l'âge légal pour s'inscrire à la Draft (19 ans). Une décision qu'avait choisi à l'époque Emanuel Mundiay et qui depuis, est une solution pour tous les lycéens désirant gagner leur vie le plus vite possible. Un choix de carrière redouté et un autre bâton dans les roues des instances universitaires, déjà préoccupées par l'abrogation du one-and-done par la NBA. Alors pour éviter la fuite de ses talents, la NCAA qui à long terme craint de manquer de compétitivité, a accepté que ses meilleurs joueurs soient représentés par un agent. Elle permet également aux joueurs non draftés de retourner dans leur université.
En clair, La National College Athletic Association permet aux basketteurs considérés comme "élite" (sur recommandation de la fédération américaine) d'être représentés par un agent (agréé par une commission spéciale). Et ce dès son entrée à l'université, autorisant du coup à ces derniers à payer les transports, la nourriture... Une évolution qui permet à la NCAA de garder un oeil sur les sommes d'argent qui gravitent autour de ses meilleurs prospects.
Quant aux joueurs non draftés, désormais plus besoin de retirer son nom de la draft trois semaines avant. Puisque deux choix s'offriront : retourner en NCAA ou passer pro en G-League, Europe ou la Chine.
A noter que la NCAA a publié un document (dossier en anglais) dans lequel elle détaille sa stratégie pour endiguer la corruption. Avec beaucoup plus d'enquêtes réalisées de manière indépendante et qui portera sur les relations avec l'équipementier ainsi que les traditionnelles visites des campus universitaires.
Cependant, ces innovations ne font pas l'unanimité. Et au sein de la fédération américaine de basket, on clame déjà le manque de moyens matériels et humains nécessaires aux évaluations. Quant à la NBA, elle ne s'est pas encore prononcée. Mais si la suppression du one-and-done est actée, cela pourrait jouer en faveur de la grande ligue. Lui permettant de faire évoluer de jeunes joueurs, tout en augmentant son attractivité, avec bien sûr un salaire conséquent à la clé.
La NCAA cherche à se "moderniser", et pas mal de ces changements sont à mettre au conditionnel. En effet, il reste pas mal d'obstacles à franchir avec en tête d'affiche : Adam Silver et la NBA.