Anthony Edwards prévient le Thunder et les Spurs, les Timberwolves veulent changer la donne

Anthony Edwards prévient le Thunder et les Spurs, les Timberwolves veulent changer la donne

La rédaction 17/8/2026 à 11h23
Anthony Edwards - Minnesota Timberwolves

Éliminés par Oklahoma City puis San Antonio lors des deux dernières campagnes de playoffs, les Minnesota Timberwolves abordent la prochaine saison avec un effectif remanié. Et Anthony Edwards n'a visiblement pas l'intention de subir une nouvelle fois la loi de ses rivaux de l'Ouest.

Après deux apparitions consécutives en finales de conférence Ouest en 2024 et 2025, Minnesota a connu un coup d'arrêt la saison dernière. Les Wolves ont été éliminés au deuxième tour par les San Antonio Spurs, après avoir déjà été battus par le Oklahoma City Thunder en finale de conférence Ouest en 2025.

 

Deux équipes qui occupent désormais une place particulière dans l'esprit d'Anthony Edwards.

 

Interrogé par ESPN lors de son passage à Manille, la star de Minnesota s'est montrée particulièrement confiante lorsqu'il a été question des deux formations :

 

« Contre ces deux équipes, je pense qu'on va gagner. »

 

Le message est clair. Mais Edwards sait aussi que les déclarations de l'été ne suffiront pas.

 

  • LaMelo Ball, le pari qui peut tout changer

 

Pour tenter de franchir un nouveau cap, les Timberwolves ont décidé de bouleverser leur backcourt. Minnesota a ainsi réalisé un échange spectaculaire pour récupérer LaMelo Ball, qui doit désormais former avec Edwards un duo offensif particulièrement explosif.

 

L'arrivée de Ball intervient dans un contexte de profond renouvellement.

 

Julius Randle, qui était le deuxième meilleur scoreur de l'équipe derrière Edwards la saison passée, a été envoyé à Brooklyn. Mike Conley a lui aussi quitté Minnesota, en rejoignant Boston, tandis que Kyle Anderson a signé à Toronto.

 

En contrepartie, les Wolves ont notamment récupéré Josh Green dans le trade de LaMelo Ball et ajouté Trey Lyles afin d'apporter du spacing et de l'expérience. Ayo Dosunmu et Jaylen Clark ont également été prolongés.

 

Le visage de l'équipe change donc sensiblement autour d'Edwards.

 

Et c'est précisément pour cette raison que le jeune leader de Minnesota refuse de parler trop rapidement de titre.

 

« Ce serait énorme de gagner un championnat… Mais pour l'instant, je ne pense pas qu'on pense au championnat. C'est étape par étape. On a LaMelo, un nouveau joueur, et beaucoup de nouveaux éléments », a-t-il expliqué.

 

Une approche logique pour une équipe qui doit encore apprendre à fonctionner ensemble.

 

  • Edwards veut rester Edwards

 

La saison dernière, Anthony Edwards a une nouvelle fois porté l'attaque des Timberwolves. Il a tourné à 28.8 points, 5.0 rebonds et 3.7 passes décisives en 61 matchs de saison régulière, tout en assumant davantage de responsabilités à la mène pendant les playoffs.

 

Avec LaMelo Ball à ses côtés, son rôle pourrait évoluer.

 

Mais pas question pour Edwards de changer son identité ou de se mettre en retrait.

 

« C'est la meilleure chose chez moi. Je serai toujours la même personne », assure-t-il.

 

L'enjeu sera justement de trouver le bon équilibre entre deux créateurs capables de monopoliser le ballon, tout en permettant à Rudy Gobert, Jaden McDaniels, Josh Green, Ayo Dosunmu ou encore Terrence Shannon Jr de conserver leur impact.

 

Le potentiel est réel, mais l'équation reste à résoudre.

 

  • Une semaine en France pour créer des liens

 

Edwards semble d'ailleurs avoir compris que la première étape du projet ne se jouera pas sur le parquet mais dans la construction du collectif.

 

Avant de rejoindre les Philippines, le joueur a organisé un séjour en France avec une partie du groupe des Timberwolves. LaMelo Ball, Josh Green et les autres recrues étaient notamment présents, avec des séances de travail et des moments plus informels dans Paris.

 

Edwards voulait réunir « toute l'équipe, tout le groupe ».

 

Ce déplacement avait un objectif évident : accélérer la création des automatismes avant le début du training camp.

 

Dans une équipe où plusieurs pièces importantes ont changé, cette cohésion pourrait être déterminante. Le talent individuel ne manquera pas, mais Minnesota devra rapidement trouver une identité collective.

 

  • Le Thunder et les Spurs comme références

 

Le calendrier de la saison n'a pas encore commencé que les Wolves savent déjà quelles équipes ils devront probablement battre pour aller au bout.

 

Oklahoma City reste l'une des grandes références de l'Ouest et nourrit l'ambition de récupérer son titre. San Antonio, de son côté, sort d'une première apparition en Finales NBA et possède avec Victor Wembanyama un joueur autour duquel la franchise peut construire une équipe dominante pour les années à venir.

 

Les deux équipes ont déjà démontré qu'elles savaient poser d'immenses problèmes à Minnesota.

 

En 2025, le Thunder de Shai Gilgeous-Alexander avait éliminé les Wolves en cinq matchs en finale de conférence. Un an plus tard, les Spurs de Wembanyama ont mis fin à leur parcours en six rencontres au deuxième tour.

 

Edwards refuse pourtant de transformer ces défaites en obsession.

 

Pour l'instant, le mot d'ordre est simple : construire.

 

LaMelo Ball doit trouver sa place, les nouveaux joueurs doivent apprendre les systèmes et les cadres du groupe doivent définir une nouvelle hiérarchie. Ensuite seulement viendra le temps de penser à une revanche contre Oklahoma City ou San Antonio.

 

Mais une chose est déjà certaine : Anthony Edwards n'a pas peur de ses futurs adversaires.

 

Et si le nouveau duo formé avec LaMelo Ball fonctionne comme l'espère Minnesota, les Wolves pourraient bien avoir les armes pour transformer les promesses de l'été en une véritable menace à l'Ouest.