Après une saison dernière énorme, on s'attendait à voir Kyrie Irving enflammer les parquets lors de cet exercice. Hélas, son début de saison a été catastrophique avec, en point d'orgue, un ridicule 0pts en 20 minutes le 6 décembre contre les Hawks d'Atlanta. Au sortir du pire match de sa carrière, la réaction du jeune meneur était évidemment à suivre et n'a pas déçu : comme le personnage d' Uncle Drew qu'il interprète dans les publicités Pepsi, il avait besoin de temps pour se chauffer mais est bel et bien de retour. 3 matchs la semaine passée pour autant de victoires, tout d'abord contre le « Point God » des Clippers qu'il a dominé, puis contre les tristes Knicks et les No Magic où Irving a affolé les compteur. (37points 11passes puis 31points 5passes) Le meilleur meneur en un contre un de la ligue a relancé son équipe à lui seul, emmenant les Tristan Thompson, Andrew Bynum et Dion Waiters dans son sillage. Ce réveil était primordial car les Cavaliers sont condamnés à aller en playoffs, tout d'abord parce qu'ils doivent montrer qu'ils sont crédibles et donner de la légitimité à un retour éventuel de LeBron James mais aussi parce que rater les playoffs de peu serait catastrophique : les Cavs ayant cédés leur droit de draft 2014 à Sacramento (protégé du 1er au 12ème choix)... Sur les trois rencontres de la semaine, voilà son apport : 37minutes 29,3pts 2,3rb 7,3passes 1int 3,3bp 0,3ct et 2,3 shoots à 3pts par match en plus d'une adresse splendide de 51,6% et 89,5% aux shoots et lancers.
On a le sentiment qu' Eric Gordon est un vieux briscard en NBA. Il n' a pourtant que 24 ans mais à malgré tout roulé sa bosse. Drafté à la 7ème position en 2008 par les Clippers à sa sortie d'Indiana, Gordon atterit ensuite à La Nouvelle Orleans suite à l'échange qui envoie Chris Paul à LA. La saison 2011 recommence par une confrontation contre Phoenix et il sort de son chapeau un buzzer beater dont il a le secret qui tue Jarred Dudley alors en défense sur lui. On se dit que c'est enfin parti pour lui.... mais il se rompt les ligaments du genou. Saison blanche et sèche dirait André Brink. Il ressigne à l'été 2012 aux Hornets dans un imbroglio total. Il aime les Suns, accepte leur offre mais doit de force rejoindre les Hornets qui possèdent la main sur son contrat. La saison 2012 recommence. Et, on se dit que c'est enfin parti pour lui... Mais patatras, il se re-blesse dans la foulée et ne reprend qu'en mars 2013. Plus discret cet été, bien épaulé par Jrue Holiday, Anthony Davis et Ryan Anderson, il a repris son rôle de tueur silencieux. Cette semaine, ce taiseux est le meilleur joueur des Pelicans qui cumulent 2 victoires contre Memphis et Detroit. Il est le meilleur arrière de la Ligue tout court pour notre rédaction.Ses stats affichent 20 points à 75% de réussite aux tirs et 5 assists en 36 minutes. Pour un arrière shooteur comme lui, c'est carrément génial. Contre les Grizzlies, son 4ème quart a été parfait à 3 points avec un 3/3 qui scellera le sort du match en faveur de La Nouvelle Orléans. Mais shut, ne faites pas trop de bruit... Eric souhaite rester discret tel le héro de la Bande Dessinée de Jacamon et Matz : Le tueur... Homme solitaire et froid, méthodique et consciencieux, le tueur ne s’embarrasse ni de scrupules ni de regrets. Tapi dans l'ombre, il guette sa prochaine victime (les Nuggets). Plus l'attente dure, plus il s’énerve. Mais si les cartes sont truquées, gare aux éclaboussures ...
OKC a gagné 4 matches cette semaine contre Indiana, Atlanta, Memphis et les les Lakers. Lors de ces 4 rencontres, Kevin Durant a scoré 36, 30, 18 puis 31 points à 60 % de réussite globalement et un 7/11 à trois points. Comme il a ajouté 8 rebonds et 5 passes à son tableau de chasse offensif, que dire sauf que sa semaine fut grande. Le joueur continue de dominer la league offensivement et il continue aussi à progresser globalement dans le jeu.
KD repousse ainsi jours après jours les limites du réel en survolant ses adversaires par ses qualités physiques et mentales. En outre, en étant aggressif, il va en moyenne 8 fois sur la ligne de lancer-franc par match. De quoi alimenter la marque de manière simple mais efficace. En effet, les adversaires de Durant font faute régulièrement sur lui pour lui éviter des paniers faciles en contre-attaque. Autant dire que l'équation Kevin est insoluble pour le moment. Enfin, et on a tendance à l'oublier, OKC est second à l'Ouest.
Avoir demandé à Amir Johnson de venir s'assoir sur le banc des remplaçants, a eu sur le joueur des vertus bénéfiques. Et alors qu'il est de retour dans un rôle de starter, Johnson a réalisé une grande semaine. Johnson a été excellent contre Golden State et dans la défaite à Phoenix la semaine passée. Depuis, le joueur tourne à 20 points et neuf rebonds en 4 matchs. D'ailleurs, les siens ont gagné 3 fois pour une défaite contre les Spurs. Vendredi, dans la victoire des Raptors 108-100 face à Philadelphie, Johnson fût même le meilleur défenseur des canadiens tout en assurant en attaque avec 17 points et un 8/11 au shoot plus 10 rebonds et 2 blocks. Johnson y joua 36 minutes. Philadelphia a souvent trappé cet aillier extrêmement sous estimé. Dwayne Casey son coach le signalera longuement dans sa conférence d'après-match dans le Toronto Sun. car c'est une nouveauté pour Amir. En effet, son crédeau c'est plus la défense.
" Il a eu une semaine excellente et je peux vous dire que l'Amir que l'on souhaite voir 's back. Son match contre les Lakers (32 points) a été juste parfait. Rebonds, passes, defense, il était juste partout. Il grandit à vue d'oeil et pour nous, c'est très agréable. Nous n'attendons pas de lui, qu'il soit performant en attaque tous les soirs. Il doit se concentrer sur sa présence défensive dont nous avons besoin. C'est notre leader en défense."
Après bientôt deux mois de compétition, Dwight Howard a pu confirmer qu'il s'était bien mieux acclimaté au climat texan qu'à celui de Californie. Les Rockets sont bien calés en cinquième position à l'ouest, et tiennent tête aux cadors, comme l'ont prouvé leurs deux victoires contre les Warriors en huit jours. Pour la semaine passée, Houston a un bilan positif de deux victoires, contre Orlando et Golden State, donc, pour une défaite sur le parquet des Blazers. Dans l'intervalle, Howard a aligné des moyennes de 23,3 points, 16,7 rebonds et 2,3 contres, soit des chiffres dignes du pivot dominant qu'il peut être quand les conditions sont réunies. Cerise sur le gâteau, il a même conclu son dernier match avec un parfait 7 sur 7 aux lancer francs. La tactique du hack-a-Dwight, qui consiste à faire faute le plus possible sur le joueur quand il shoote pour l'envoyer sur la ligne, où il est particulièrement maladroit, a donc ses limites. Alors qu'Omar Asik est en instance de départ, et cire consciencieusement le banc en attendant, Howard est désormais associé à Terrence Jones à l'intérieur. L'ancien Wildcat de Kentucky, doté d'un arsenal offensif bien plus étoffé qu'Asik, est une vraie menace dans la raquette, ce qui libère le bon Dwight d'un peu de l'attention que les défenses lui accordaient jusqu'ici. Il profite du gros travail du staff de Houston, qui se sert de la saison régulière pour apporter les réglages nécessaires à l'effectif et à l'approche tactique. Parce que soyons sérieux : ce n'est qu'en avril que l'on pourra vraiment dire si Howard a réussi.