Top 5 : Les sophomores qui vont exploser à retardement

Top 5 : Les sophomores qui vont exploser à retardement

Tony Snell - Rudy Gobert - C.J MCCollum - Otto Porter - Gorgui Dieng

Michael Carter Williams, Victor Oladipo et dans une moindre mesure Trey Burke ont brillé lors de leur saison rookie. D'autres n'ont pas encore totalement montré qu'ils avaient leur place en NBA. Manque de temps de jeu, difficultés d'adaptation ou même blessures, ils auront la possibilité de se racheter cette année. Focus sur 5 ex-débutants qui risquent de se montrer cette saison.

La Draft 2013, considérée par certains comme l'une des plus mauvaises de l'histoire, semble pourtant comporter plusieurs joueurs au potentiel intéressant. Outre les trois cités en introduction, certains joueurs comme Tim Hardaway Jr ou même Cody Zeller ont su se faire une place dans les rotations. D'autres ont laissé entrevoir de belles choses. Pas de classement mais un coup de projecteur sur les 5 sophomores sur qui on miserait bien une petite pièce.

 

  • Gorgui Dieng, entre hype et domination (24 ans, Pivot/Ailier fort, Minnesota Timberwolves)

C'est sûrement celui avec lequel on prend le moins de risque. A la sortie d'une saison rookie plutôt correcte d'un point de vue statistique (60 matchs, 13.6 minutes pour 4.8 points et 5 rebonds), le Sénégalais semble programmé pour exploser cette année. Entre une fin de saison prometteuse dans le 5 majeur, et une Coupe du Monde durant laquelle il a porté sa selection, avec notamment une victoire de prestige face à la Croatie (27pts, 8rbds), le Gorgui devrait voir son temps de jeu grimper en flèche pour lui permettre d'exploser définitivement. On se souvient du match à 20 points et 21 rebonds face à Houston où il devient le 4e joueur depuis 20 ans à placer un 20-20 lors de sa saison rookie dans le plus grand calme. Son profil d'intérieur intelligent, mobile pour ses 2m11 et adroit à mi-distance, le tout associé à un toucher de balle très correct en font un joueur polyvalent capable d'évoluer en 4 ou en 5. Derrière Nikola Pekovic (qui sera ménagé cette saison), et Thaddeus Young, Dieng sera notamment en concurrence avec Anthony Bennett et Ronny Turiaf pour grappiller des minutes à l'intérieur. Dans tous les cas, on mise sur une saison à 12 points et 8 rebonds de moyenne, avec des stats défensive bien sympas.

 

  • Rudy Gobert, Jazz and blues (22 ans, Pivot, Utah Jazz)

Le grand public français l'a découvert lors d'un certain Espagne-France, au cours duquel le secteur intérieur ibérique était supposé étouffer la France. Avec notamment 13 rebonds et un bâche monstrueux sur Pau Gasol, Gobert a joué un rôle clé dans la victoire. Pourtant, la saison NBA n'a pas forcémment été une grande réussite pour le français. Avec peu de temps de jeu, pourtant bien exploité (45 matchs, 2.3pts, 3.4 rbds et 1 contre pour 9,6 min), Rudy ne s'est pas encore imposé aux states. Le coup de projecteur qu'a constitué le mondial devrait contribuer à changer la donne. Le nouveau coach, Quin Snyder, semble en plus lui faire confiance, alors que Tyrone Corbin se contentait le plus souvent de l'envoyer en D-League, malgré les mauvais résultats du Jazz. Si il ne sera pas titulaire, il devrait occuper une vrai place dans la rotation. A lui de saisir sa chance. Son potentiel physique (2.16m, 2.36m d'envergure) ne demande qu'à être exploité. S'il est encore un peu trop frêle face aux pivots les plus puissants, son agressivité au rebond et sa capacité à protéger le cercle en font un pivot défensif efficace. Offensivement par contre, Rudy est en plein chantier. Ses progrès sur pick-and-roll sont constants, mais son shoot est encore trop peu fiable pour constituer une véritable menace, tout comme son jeu au poste. Mais c'est bien là que se situe sa marge de progression. Même si son temps de jeu devrait être doublé, notre frenchie devrait surtout s'illustrer dans quelques top 10 cette saison. Et placer quelques double-doubles. 

 

  • Otto Porter, de flop à magicien ? (21 ans, Ailier, Washington Wizards)

Avec 37 petits matchs, aucune apparition dans le 5 majeur, le tout pour 2.1 points et 1.5 rebonds en 8.6 minutes, on peut dire que le 3e pick de la Draft 2013 a déçu.  Des blessures à la hanche et aux ischios lui ont fait manquer la préparation et le début de la saison, mais n'expliquent pas tout. Cependant, Otto Porter semble voir le bout du tunnel. Car si sa Summer League 2013 avait également été décevante, il a été élu dans le meilleur 5 de l'édition 2014, avec 19 points, 5.8 rebonds, 2 passes et un shoot trouvé. Son retour en forme tombe au bon moment, avec la grande probabilité de voir son temps de jeu grimper suite au remplacement de Trevor Ariza par le vieillissant (mais toujours efficace) Paul Pierce. En effet le temps de jeu de ce dernier devrait être limité, ce qui permettra à Porter de trouver son rythme et d'engranger de la confiance. En tant que back-up officiel de Pierce, Otto Porter devrait franchir la barre des 10 points de moyenne. A lui de s'appuyer sur ses progrès au shoot afin de pouvoir enfin apporter à son équipe.

 

  • C. J. McCollum, un scoreur pour les Blazers (23 ans, Meneur/Arrière, Portland Trail Blazers)

Très attendu pour sa première saison chez les pros, étant même désigné futur Rookie of the Year par ses camarades rookie, C.J. McCollum a déçu. Mais encore une fois, on peut lui trouver une excuse avec cette blessure au pied qui l'a privé de la préparation et des premiers mois de la saison. La hype qui entourait Portland à son retour ne l'a pas aidé à se faire une place dans une équipe qui tournait parfaitement sans lui. Mo Williams étant la doublure officielle de Damian Lillard, McCollum a dû se contenter du poste d'arrière dans la second-unit, poste où sa taille (1.91m) le handicape. Au final, il prend part à 38 matchs en saison régulière, inscrivant en moyenne 5.3 points à 41.6% (37.5 derrière l'arc) en 12.5 minutes. Mais cette saison risque de changer la donne. D'abord au vu des qualités montrées lors de la Summer League de Las Vegas, où il a compilé 20 pts à 48%. Puis avec l'arrivée de Steve Blake à la place de Mo Williams, parti chez les Wolves, les Blazers ont perdu un scoreur au profit d'un gestionnaire. A McCollum de saisir sa chance et devenir le dynamiteur attitré du banc. Avec une saison sans blessure, le sophomore aura l'occasion de se montrer et pourquoi pas de s'imposer comme le 6e homme d'une équipe dont le banc n'a jusque là pas été à la hauteur de son 5. Une grosse dizaine de points par match semble le minimum pour l'ex-futur-ROY.

 

  • Tony Snell, le Bulls 2.0 (22 ans, Arrière/Ailier, Chicago Bulls).

Tony Snell , lui, sort d'une saison quasi-complète avec Chicago: 77 matchs, 12 fois titulaire, mais une production statistique limitée à 4.5 pts, 1.6 rbds en 16 minutes. Souvent comparé à Kawhi Leonard, son ancien coéquipier au lycée, il semble peu probable qu'il atteigne son niveau de jeu un jour. Il a pourtant arboré la même étiquette de 3 and D, c'est à dire de joueur à vocation défensive, mais adroit derrière l'arc. Ce profil convient d'ailleurs parfaitement à Tom Thibodeau. Mais si la D s'est montrée l'an dernier, le 3 a été trop timide (32%), malgré l'absence de véritable artilleur. La lueur d'espoir pour cette saison vient, une fois n'est pas coutume, de la Summer League. En 30 minutes par matchs, le Bull a inscrit 20 points à 46.6%, dont 50% à 3 pts. Si il parvient à maintenir cette adresse longue distance qui a tant manqué à Chicago l'an dernier, sa place dans la rotation sera assurée. Si Derrick redevient plus Rose qu'inspecteur, et que Snell enfile les missileS derrière l'arc, avec la complicité du rookie Doug McDermott, Chicago aura gommé l'essentiel des défauts de l'an passé. Et ressemblera à l'équipe la plus complète de le Ligue.