Les plus mauvais Playoffs de LeBron James

Cleveland réussit son début de Playoffs 2015. Inside Basket vous propose d'analyser la situation de l'équipe de LeBron James alors qu'aura lieu cette nuit le match 3 de la série contre Boston.

La série entre Boston et Cleveland ne passionne pas les foules. D'ailleurs, les Cavs, sont tellement supérieurs à leurs adversaires et dans tous les domaines qu'ils devraient sweeper les Celtics. Cependant, Cleveland n'est pas sans faille, loin s'en faut et le niveau de la NBA à l'Est est à ce point qu'il laisse perplexe... On peut même avoir le sentiment d'être dans l'Allemagne de l'après guerre. Comme dans un même Etat mais qui irait à deux allures différentes. Une Ouest forte et qui se développe d'un côté, une Est timorée et calculatrice de l'autre. Et au milieu Berlin : LeBron qui vacille.

 

  • La RDA

 

 

Les Cavs ont fait le boulot en remportant leurs deux premières rencontres à domicile par 11 puis 9 points d'écart. C'est une bonne entrée en matière et ce même si les Celtics ne restent qu'une belle histoire de fin de saison. Cleveland a débuté lentement ces deux matchs derrière LeBron James et Kyrie Irving. Mais quand ces deux-là accélèrent, les Celtics ne vont tout simplement pas assez vite... A la reprise, les Celtics ont coulé dans le match 2. Est-ce la volonté des Cavs de montrer aux autres qu'ils sont la meilleure équipe et qu'ils peuvent accélérer quand ils le souhaitent ? Difficile de l'affirmer. D'ailleurs on en saura beaucoup plus lors du second tour qui ne va pas tarder. En même temps, un joueur comme JR Smith arrose constamment (3/12 dans le game 2) et les Cavs ne sont pas assez solides aux rebonds puisque les Celtics ont gobé 15 rebonds offensifs. Quand on sait que Cleveland possède Timofey Mozgov et Kevin Love dans ses rangs, cela laisse perplexe. C'en est même inquiétant pour une équipe prétendante au titre.

 

  • La RFA

 

Boston profite pourtant pleinement d'être en Playoffs car personne ne les voyait arriver à ce niveau. Toutefois, les fans des Celtics ne croient plus au Père Noël depuis longtemps et même eux ne pensent pas à une victoire des leurs dans cette série. Il leur faut en effet et à présent gagner quatre des cinq prochaines rencontres pour y arriver ! Dans une autre série similaire à l'Ouest, l'intérêt n' est pas du tout identique (Golden State - New Orleans) et le Pelican fait mieux que se défendre et ce malgré deux défaites comme Boston. A Cleveland, le suspense est nul. Dans sa série, Anthony Davis compile 30 points, 10,2 rebonds et 3 blocks par match pour un PER de 30,8 ! Cela confirme que l'ancien  big man de Kentucky sera prochainement le meilleur joueur de la NBA. Dans cette série,  Eric Gordon (19,5 points à 53%) et Quincy Pondexter  (11,5 points - 6 rebonds - 5 assists) ont aussi de bons moments, ce qui rend les matchs intéressants. A Boston, Isaiah Thomas fait figure de All-Star du pauvre. IT reste un super joueur de transition, mais il est incapable de faire gagner son équipe. Davis lui, en plus, est clutch :

 

 

  • Berlin

 

Arrêtons-nous un peu sur les deux stars citées plus haut (James et Davis) en les comparant. James compile, comme Davis, environ 30 points pour ses premiers Playoffs en 2006. Des Playoffs pour James qui, comme pour Davis, arrivent lors de sa troisième saison en carrière dans la Ligue ! A Cleveland, à l'époque, les arrivées de Larry Hughes, Donyell Marshall et Damon Jones donnent du coffre à l'équipe. On peut donc y voir un parallèle avec le New Orleans 2015 qui s'est renforcé petit à petit de Jrue Holiday, Omer Asik et Tyreke Evans. D'ailleurs, malgré deux défaites, tout n'est pas encore perdu pour la franchise de Louisiane.

 

Pour James, et pourtant dans une série facile, on trouve la trace de 5,5 turnovers par rencontre. Plus mauvais total de sa carrière. Davis lui ne perd que 4 ballons par rencontre, mais face à l'équipe seconde de la NBA aux steals après Milwaukee. James tournait à 5 turnovers par rencontre en 2006 en plus de 33% de réussite à 3 points. Face à Boston, pourtant pas une équipe hermétique, James tourne  à 25 points, c'est son pire total en moyenne. Dans cette série, et par match, il ne vole qu'un ballon (idem plus mauvais total), shoote à 25% à trois points (idem) alors qu'il joue 42 minutes par rencontre (5ème total en moyenne). LeBron réalise (et même s'il n'y a que deux matchs) les pires Playoffs de sa carrière. On le voit, le roi chavire. C'est vrai LeBron n'a joué que deux matchs mais les chiffres sont bien là.

 

En outre, son leadership n'est plus très clair. D'ailleurs, la balle ne tourne pas assez à Cleveland et les Cavs doivent se méfier. Côté assists, ils compilent 18  unités dans le match 2, mais l'évolution par quart-temps n'est pas bonne : 7 - 4 - 5 et 3. L'équipe possède pourtant deux des meilleurs manieurs de ballon de la NBA, mais ils doivent faire jouer les autres et éviter de faire du "dribbling" ! Sinon Cleveland va s'écrouler comme le mur. Davis et les Pelicans risquent de faire trembler la forteresse Golden State car collectivement, cela tient la route.

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