Journée parfaite pour Victor Wembanyama. Après une entrée en matière complètement réussie en play-offs tant sur le plan individuel, 35 points avec notamment 5/6 derrière l’arc, que collectif, victoire sans trop de difficulté 111-98 face aux Portland Trail Blazers, le numéro 1 de la draft 2023 a vu sa saison récompensée une première fois. Le pivot des Spurs a été élu meilleur défenseur de l’année (DPOY).
Une récompense logique et qui ne souffre d’aucune discussion tant l’impact de l’ancien des Metropolitans de ce côté du parquet est hors normes : son équipe est la deuxième meilleure défense de la ligue et il est large leader du classement des meilleurs contreurs avec plus de 3 blocks par matchs quand son dauphin n’atteint même pas les 2.
Le suspense était davantage de savoir si les 100 votants allaient tous placer Wemby à la première place de leur classement comme ce dernier l’avait réclamé, déclarant « Je ne comprendrai pas si je n’étais pas DPOY à l’unanimité ». Son vœu a été exaucé puisqu’il a réalisé l’exploit de récolter 100 premières places, pour la première fois de l’histoire de ce trophée (Stephen Curry a déjà été élu MVP à l’unanimité notamment).
Il finit donc loin devant Chet Holmgren qui fait partie de la meilleure défense de la ligue, OKC, et qui a récolté 76 deuxièmes places et 11 troisièmes grâce notamment à ses 1,9 contres de moyenne (2e de la ligue). Ausar Thompson de Detroit complète le podium avec 9 deuxièmes places et 33 troisièmes récompensant la solide défense de son équipe ainsi que ses 2 interceptions et son contre de moyenne. Rudy Gobert est quatrième.
Victor Wembanyame succède à Evan Mobley, lauréat l’an passé, et remporte logiquement son premier défenseur de l’année après avoir manqué la récompense l’an passé à cause d’une blessure l’ayant empêché de disputer le quota de matchs et ayant subi le fait que la défense collective soit catastrophique lors de sa saison rookie malgré un impact déjà notable.
Il devient également le troisième français à remporter cette distinction après Joakim Noah en 2014 et Rudy Gobert, quadruple vainqueur en 2018, 2019, 2021 et 2024. Il est également le plus jeune lauréat, avant de peut-être devenir le plus jeune MVP de l’histoire à la fin de la semaine ?