Roy Hibbert rejoint les grands

Roy Hibbert rejoint les grands

ginobili_20 17/11/2013 à 12h23

  • Meneur - Tony Parker (San Antonio Spurs)

On le disait éreinté à la suite d'un championnat d’Europe héroïque mais, à l'heure actuelle, ce sont les défenses adverses qui s’essoufflent face à un Tony Parker décisif pourtant utilisé avec parcimonie par le traditionnellement prudent Gregg Popovich. Cette semaine, les adversaires des Spurs n'ont eu qu'à souffrir 30 minutes par match, une période de temps amplement suffisante pour créer ou remonter des écarts importants... 4 victoires en 4 matchs, dont 3 à l'extérieur cette semaine pour les Spurs, avec un écart moyen de plus de 19 points... Hormis Paul aux Clippers, aucun meneur n'a plus d'impact sur les résultats de son équipe que TP. Dans la rencontre de vendredi 15 contre Utah, les vieilles jambes des Duncan & Co avaient du mal à suivre le rythme des jeunes pousses du Jazz, mais Parker a pris les choses en main : 14 points dans le dernier quart-temps pour offrir un victoire au forceps ! On peut reprocher beaucoup de choses à Parker, un moyenne d'assist peu impressionnante, un shoot longue distance quasi inexistant et une maladresse inquiétante en ce début de saison aux lancers-francs, mais il est présent quand il faut, avec une efficacité diabolique ! Cette semaine : 30 minutes - 17,3pts 1,6rb 5,5ast 0,3st 4,3to et une adresse irréelle de 58,8% aux shoots (64,3% aux lancers-francs)

  • Arrière - James Harden (Houston Rockets)

Cette semaine, c'est encore James Harden qui s'illustre chez les arrières. C'est bien simple, les Rockets ont joué quatre fois et n'ont perdu qu'un seul match, celui que le barbu n'a pas joué à cause d'une blessure au pied. Jérémy Lin et ses 34 points n'avaient pas suffi ce jour là contre les Sixers. Revenons-en à Harden qui, en plus de scorer, a parfaitement trouvé ses coéquipiers tout au long de la semaine. Contre les Raptors, il plante 26 points, distribue 10 passes décisives, prend 3 rebonds et vole 3 ballons. Il continue cette semaine en étant un peu moins altruiste avec seulement 2 assists contre les Knicks mais 36 points à 52% de réussite et 9 rebonds. Contre les Nuggets la nuit dernière, retour en mode distributeur de caviars avec 9 passes décisives pour aller avec ses 17 points et 5 rebonds. Harden a su se montrer efficace à chaque match, même lorsque son pourcentage aux shoots n'était pas fiable, il a trouvé un autre moyen d'aider Houston, que ce soit en passant ou en prenant des rebonds.

  • Ailier - LeBron James (Miami Heat)

Le 9 novembre, LeBron prit un panier sur la truffe, dans le corner, signé Jeff Green et synonyme de défaite "at the buzzer" du Heat face aux Celtics. Une mésaventure qui a eu le don de réveiller le King jusqu'ici bon (forcément) mais pas non plus dominateur en témoignait le bilan du Heat avant le début de cette semaine (4-3). Il fallait mettre un petit coup d'accélérateur et c'est LeBron qui fut clairement l'homme de la semaine du côté de Miami. Avec 34 points de moyenne, James a mené le Heat à un bilan de trois victoires lors des trois rencontres disputées par les siens cette semaine. Son pourcentage d'adresse est tout simplement "LeBronesque" avec pas moins de 70 % aux shoots en plus de 5 paniers à 3 points convertis sur ses 8 tentatives. LeBron s'est attaché à peser offensivement se montrant moins présent à la distribution (4,3) mais beaucoup plus incisif en attaque avec notamment une point à 39 points face à Dallas et Shawn Marion. Une performance exceptionnelle au cours de laquelle LeBron ne tenta que 18 shoots pour un une adresse de 77 % ! Spoelstra a également économisé son joueur cette semaine avec une moyenne de 33 minutes de jeu (oui, oui pour 34 points en moyenne...). Notons que le King reste en deçà de ses performances de l'année dernière et plus particulièrement sur le plan défensif avec seulement 5,6 rebonds (8 en 2013), 0,2 contre (0,9 en 2013), et 0,7 steal (1,7 en 2013) de moyenne. Bref, le Heat a démarré sa saison tranquillement tout comme LeBron qui a décidé de hausser le ton lors des trois dernières rencontres pour réaliser une semaine pleine et extrêmement convaincante !

  • Ailier-fort - LaMarcus Aldridge (Portland Trailblazers)

LaMarcus Aldridge se serait-il enfin mis au diapason pour mener au sommet les blazers? Dans une équipe très jeune avec un potentiel fou, le manque de leadership lui a souvent été reproché mais l'intérieur se pose en véritable leader. Portland est à l'heure actuelle deuxième de la conférence Ouest et sort d'une semaine à 4 victoires et 0 défaite et on peut dire qu'Aldridge y est pour beaucoup. En terme de statistiques, il n'atteint pas les Love et consort mais il rentre désormais les paniers qu'il faut au bon moment. Auteur de 19 pts, 12 rbds, l'intérieur des Blazers joue dans la sobriété. On ne retiendra pas le pourcentage au tir un peu faiblard mais avec un jeu très porté sur le mi-distance, il n'est pas étonnant qu'Aldridge possède un petit 42% au shoot. Son dernier match est à l'image de sa semaine All-Star avec 27 pts à 61% et 12 rbds. Tout porte à croire que l'intérieur de Portland continuera et pourrait permettre à notre frenchie Batum de retrouver les playoffs. Mention spéciale à Dirk Nowitzki qui y est pour beaucoup dans le redressement des Mavs cette saison qui, avec 3 victoires et 1 défaite, se placent idéalement pour les playoffs. On retiendra la très grosse performance de Serge Ibaka qui finit à plus de 20 pts, 10 rbds et 2,5 ctrs mais cela ne s'est pas assez fait ressentir dans les performances d'OKC. Pour finir, Kevin Love continue son bonhomme de chemin avec 26,4 pts et 12,4 rbds et 4 pds pour clore la semaine mais paie les deux défaites des Wolves durant cette dernière.

  • Pivot - Roy Hibbert (Indiana Pacers)

Il a fallu attendre la fin de la troisième semaine de compétition et une rencontre sur le parquet des Bulls pour que les Pacers aient enfin dans la bouche le goût âcre de la défaite. Pas de quoi remettre en cause l'excellent début de saison de la franchise de l'Indiana, qui est aussi celui de son pivot, Roy Hibbert. En effet, dans une équipe dont on ne cesse de vanter le collectif et la défense, Hibbert fait figure de clef de voûte. Pas flashy, certes, mais diablement important dans les dispositifs conçus par coach Vogel, ce que soulignent les statistiques du pivot d'Indiana lors de la semaine écoulée. Celui-ci a tourné à 15,2 points, 8,4 rebonds et 4,2 contres. Et il y est parvenu en ayant affaire à de gros clients, puisque Hibbert s'est coltiné Brook Lopez (limité à 16 points), Marc Gasol (15 points à 38 % aux tirs) et Joakim Noah (4 points mais 6 passes décisives). Hibbert a donc confirmé cette semaine qu'il appartenait désormais à l'élite des pivots de la ligue, et ce faisant, il a rejoint un cercle très restreint : vendredi, il est devenu le septième joueur de l'histoire à enregistrer au moins 100 points, 80 rebonds et 40 contres lors des neufs premiers matchs de la saison. Les six autres ? Hakeem Olajuwon, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, David Robinson et Dikembe Mutombo, excusez du peu. Au-delà de son apport statistique, Roy Hibbert apporte une présence défensive particulièrement dissuasive. Les entraîneurs adverses savent que l'accès direct au panier est pour ainsi dire barré quand il est sur le parquet, et doivent adapter en conséquence leurs systèmes offensifs. C'est aussi à cela qu'on reconnaît les grands joueurs : ils influencent une rencontre avant même que celle-ci n'ait commencé.