Monta l'hélice des Mavs

Monta l'hélice des Mavs

ginobili_20 24/11/2013 à 10h51

 

Meneur - Damian Lillard (Portland Trail Blazers)

Sérieusement renforcés cet été (Lopez, Williams, Robinson, Wright et le prometteur rookie McCollum) les Blazers se sont construits un banc en plus de récupérer le sobre mais efficace Robin Lopez , plus présent en défense que l'adepte de tauromachie JJ Hickson... Cette association de bons joueurs utiles en plus des joueurs confirmés du cinq majeur (Aldridge, Batum et Matthews) jouit de la grande forme du bombardier Lillard. Au sortir d'une splendide année de débutant qui lui a valu de gagner le titre de rookie de l'année, Damian Lillard était attendu cette saison. Quasiment aussi productif à trois points que le maître Stephen Curry (3,2 tirs à 3pts/match pour Curry contre 2,8 pour Lillard), Lillard a surtout gagné en efficacité cette saison, en baissant sa moyenne de perte de balle de quasiment une unité par rapport à l'an dernier, en plus d'être une menace constante sur la défense et de permettre à son partenaire des lignes arrières Matthews de faire jusqu'ici sa meilleure saison en carrière. Cette semaine, 4 victoires au compteur pour les troupes de Lillard, dont 3 à l'extérieur : 37min 20,8pts 3,8rb 6,5ast 0,8int 2,3bp, 43,3% d'adresse et un parfait 100% aux lancers-francs (15/15 cumulés).

 

Arrière - Monta Ellis (Dallas Mavericks)

Cette semaine, c'est Monta Ellis qui se distingue du côté des arrières. Le scoreur des Mavericks a été complet et décisif sur ses quatre matchs et Dallas en a emporté trois. C'est bien simple, une balle qui atterrit dans les mains de Monta termine généralement dans le panier, que ce soit par un tir du shooteur fou ou grâce à une de ses passes décisives. Le feu-follet commence la semaine en trombe contre Philly avec 24pts à 50% ajoutés à ses 10 passes décisives dans la victoire. Pour battre Houston, il signe ensuite son meilleur match de la semaine. 72% de réussite pour planter 37 points et le costume de scoreur ne l'empêche pas de distiller 8 caviars ! Pour son troisième match face au Jazz, il livre encore une performance solide avec 26pts et 6 assists. Bémol de la semaine cette nuit avec la défaite à Denver mais Ellis shoote à 57% pour 25pts, il gobe cette fois 6 rebonds en plus de 2 passes décisives. Son entente avec Nowitzki est bonne, les deux joueurs combinent bien et Ellis exploite régulièrement de l'Allemand en tant que point de fixation.

 

Ailier - Paul George (Indiana Pacers)

Melo réalise de bonnes performances sur le plan statistique mais les Knicks perdent à trois reprises, Paul George reste à un niveau de All-Star une nouvelle fois cette semaine. Indiana préserve haut la main sa place de leader de la conférence Est tout comme les Spurs malgré l'actuel bon parcours des Blazers. Néanmoins, il faut faire un choix et en toute objectivité chers internautes comment occulter le niveau de jeu actuel affiché par Paul George ? C'est presque trop facile pour nous de le sélectionner... Lors des trois victoires des Pacers cette semaine, il affiche une moyenne de 29 points et 3 interceptions sans pour autant totaliser une moyenne significative au rebond et ? It doesn't matter, Hibbert (9,6), West (9,6) et Stephenson (8,3) ont nettoyé le cercle toute la semaine. Face aux Knicks, George s'est montré décisif en fin de match (il valide deux lancers-francs importants) et en prolongation puisqu'il y inscrit 9 de ses 35 points tout en réduisant l'impact de Melo au poste. Menés à la mi-temps face à Boston, les hommes de Vogel ont rapidement réagi en infligeant un 25-8 sous l'impulsion d'un Paul George très en vue et qui inscrit 22 de ses 27 points lors de cette seconde période. Enfin, hier soir, George s'impose une nouvelle fois avec les siens en raison notamment d'un énorme Roy Hibbert auteur de 27 points à 13/16 aux LF, 13 rebonds et 6 blocks. Toutefois, George remplit à merveille sa mission en réduisant considérablement le rendement de Turner auteur d'un 8/26 aux shoots (30%). Indiana dispose d'un bilan de 12 victoires pour 1 seule défaite et Paul George joue tel un potentiel MVP, what else ?

 

Ailier fort - Anthony Davis (New Orleans Pelicans)

Vendredi, lors de la courte victoire des Pelicans face à Cleveland, Monty Williams a dû utiliser ce qu'il considère comme son meilleur 5 le dans le money-time. Et Anthony Davis y joue pivot avec Ryan Anderson à ses côtés dans la raquette. Toutefois, Davis reste un vrai power forward qui, ce soir-là, avec 17 points, 13 rebonds, 3 blocks et 2 steals réalisera son plus mauvais match de la semaine. Michael McNamara du BourbonStreetShot.com nous révèle que Davis contre 8,2% des tirs à deux points de ses adversaires lorsqu'il est sur le terrain. Ainsi, ces derniers s'adaptent en en s'écartant davantage en raison sous la menace permanente du jeune ailier des Pelicans. Résultat, les Pelicans en sont à 50% de victoires au sein d'une conférence Ouest une très relevée et restent invaincus depuis 3 rencontres. Davis, lors des deux autres victoires face à Philadelphie et Utah a compilé 17,5 points (à 60% de réussite), 9 rebonds et 8,5 contres rejoignant ainsi dans l'histoire Kevin Garnett comme le plus jeune joueur à réaliser 8 contres lors deux rencontres consécutives. Chacun évaluera cette performance comme bon lui semble mais objectivement, Davis inscrit à l'encre indélébile, jour après jour, son nom dans le grand livre des records de la ligue. Le 23 de NOP a ainsi terrorisé la raquette de Philadelphie. Et, ses 28 petites minutes de temps de jeu dans la victoire de 37 points des siens, l'ont juste empêché de réaliser ce soir-là une nouvelle performance historique sur le plan statistique. Sans faire injure à LaMarcus Aldridge, Kevin double-double Love n'est plus du tout assuré de débuter le All-Star Game au poste 4 à l'Ouest. En effet, Davis rode. On fantasme à la rédaction d'ISB en pensant à un éventuel quadruple double. Les adversaires du mono-sourcil le plus célèbre de la NBA ont d'autres préoccupations. Dans leur sommeil, cette semaine, ils ont aperçu le monstre du Loch Ness bouche inquiètante et baveuse face à eux. Sur la crête de l'animal, en lettre d'or, brillait dans l'obscurité un numéro 23 gravé en lettre d'or.

 

Pivot - Marc Gasol (Memphis Grizzlies)

Dire que les Grizzlies n'avaient pas démarré la saison en fanfare est un euphémisme. Quatre victoires pour cinq défaites après trois semaines de saison régulière n'est pas exactement ce que l'on est en mesure d'attendre d'un prétendant aux playoffs, voire davantage. Mais cette semaine, les Grizzlies se sont réveillés aux dépens de la Division Pacifique : ils ont battu successivement les Lakers, Sacramento, les Clippers et Golden State, avant d'échouer face à des Spurs en très grande forme, dans un remake de la dernière finale de conférence. Cette résurgence correspond avec le retour en forme du pivot de Memphis, Marc Gasol. Si il s'est blessé lors de la dernière rencontre, ne passant que 10 minutes sur le parquet, l'Espagnol a en effet aligné des statistiques impressionnantes lors des quatre rencontres remportées par son équipe : 19,5 points, 9 rebonds, 1,7 contre et, surtout, 7,2 passes décisives. Ce dernier chiffre est évidemment le plus inattendu de la part d'un pivot. Il s'explique par le fait que, comme notre frenchie Joakim Noah, Gasol est utilisé dans un rôle de point center : de nombreux systèmes offensifs lui donnent la responsabilité de la dernière passe, pour un drive de son meneur Mike Conley ou à destination de son compère à l'intérieur, Zach Randolph. Il faut voir dans cette approche tactique un hommage à l'intelligence de jeu et à la technique balle en main d'un mastodonte de 216 centimètres et 120 kilos. Gasol à l'aise balle en main, c'est un peu Chewbacca qui réussit un puzzle 2000 pièces : a priori on ne s'y attend pas. Malheureusement, il faudra attendre plusieurs semaines avant de revoir le joueur élu meilleur défenseur la saison dernière. Et c'est tout Memphis qui tremble.