La première de J.B Bickerstaff s’est soldée par une victoire contre les Trail Blazers. Mais un bilan de 5 victoires et 7 défaites pour des prétendants à une place de choix en fin de saison peut paraître assez faible dans une conférence Ouest toujours plus compétitive.
Y-a-t-il un problème interne aux Rockets ? Au-delà d’une envie défensive parfois douteuse, c’est l’entente de l’équipe hors du terrain qui est remise en cause depuis le départ de Kevin McHale. D’après USA Today et les journalistes Sam Amick et Jeff Zillgitt, certains joueurs de Houston seraient irrités par leur franchise player, James Harden. Aucun nom ne circule mais on peut comprendre aisément cet état d’esprit tant le Barbu le plus célèbre de la NBA est de plus en plus critiqué depuis le début de la saison.
Certes ses stats paraissent flatteuses avec 27.3 points, 6 rebonds et 5.3 passes par match. Mais il shoote à 37.2 % et un effrayant 26.2% derrière l’arc.
Un mot a été ressorti par les sources anonymes lors l’investigation menée par le journal américain pour qualifier l'attitude actuelle du joueur. « Aloofness », que l’on peut traduire par attitude hautaine.
Si l’on peut pardonner son manque de réussite offensive, il est cependant plus difficile de laisser passer sa suffisance défensive. Bleacher Report rapporte que les Rockets encaissent en moyenne 6.7 points de plus sur 100 possessions quand Harden est sur le terrain.
Il n’est donc pas étranger à la piteuse 29ème (et avant dernière) place de son équipe dans le classement des meilleures défenses avec pas moins de 108.1 points offerts en moyenne à leurs adversaires.
Si le numéro 13 veut devenir un jour MVP et remporter un titre, il doit fournir de plus gros efforts et vraisemblablement changer son attitude alors que le tenant du titre, Stephen Curry surnage complètement dans tous les domaines.
Le coach Bickerstaff a pris les reines pour inculquer une philosophie de jeu différente à ses joueurs. Ça ne pourra que faire du bien à une franchise en cruel de repères depuis quelques mois.