La saison dernière, OKC avait obtenu le meilleur bilan de manière incontestée (68 victoires pour 14 défaites) puis avait décroché le titre de champion. Cette année, la domination semblait bien partie pour se poursuivre : le Thunder a démarré la saison sur les chapeaux de roue avec un bilan de 24-1 et on les pensait même capable d’aller chercher le record historique des Warriors de 2015-2016 qui avaient remporté 73 matchs.
Mais, un coup de mou durant l’hiver a mis fin à ce rêve qui aurait pu, comme pour les Warriors, leur brûler les ailes dans leur quête de back-to-back. Ils ont notamment perdu à trois reprises contre les Spurs en 10 jours avant Noël puis 5 des 8 matchs disputés entre le 23 janvier et le 7 février. L’équipe coachée par Mark Daigneault ne s’est tout de même pas écroulée pour autant et ils ont conservé leur première place, qu’ils possèdent toujours.
Dans le même temps, les Spurs de San Antonio sont véritablement montés en puissance puisqu’ils ont été invaincus sur le mois de février et ont remporté 24 de leurs 26 derniers matchs. Cette série leur permet de revenir à un souffle de la franchise de l’Oklahoma alors qu’il reste 8 matchs à disputer et qu’un retournement de situation semble de plus en plus possible sans paraître évident car, avant cette défaite, le Thunder restait sur 12 victoires consécutives.
Les Spurs ont l’avantage du calendrier : les rencontres qu’ils doivent encore disputées sont plus abordables sur le papier que celles d’OKC. C’est en tout cas ce que dit le site Tankathon qui a réalisé un classement de la difficulté des calendriers en fonction des adversaires et de leurs bilans. Le calendrier du leader est le plus difficile alors que celui des Spurs n’est que le 17ème. En effet, ces derniers n’affrontent plus que 4 adversaires avec un bilan positif (Denver 2x, Philadelphia, Clippers) et affronteront Dallas, Golden State, Portland et Chicago. Le Thunder lui fera face uniquement à des adversaires avec un bilan positif sauf le Jazz (Detroit, New York, Lakers 2x, Denver, Phoenix, Clippers).
Ainsi, tout semble encore possible dans la course à l’avantage du terrain jusqu’au bout des play-offs et, en cas de hold-up des Spurs de dernière minute, cela constituerait un argument supplémentaire pour Victor Wembanyama dans sa quête du MVP, les votants accordant une place importante au bilan collectif dans leur réflexion.