
35 min 19,0 points 5 rebonds 12,2 passes 2,4 steals 2,9 et 45,6% d'adresse générale et 90,6% aux lancers-francs. Paul domine le poste un en NBA. Les analystes le disent, les joueurs le disent, et les yeux le voient... Un des meilleurs défenseurs du poste, scoreur efficace et désormais perpétuellement agressif en attaque, il fait souffrir toutes les défenses de la ligue et prend une nouvelle dimension sous Doc Rivers. L'effectif s'est bien renforcé cet été mais sans une progression plus manifeste du jeu de la paire Griffin / Jordan sur jeu posé, le jeu reposera toujours sur Paul lors des moments décisifs. Sa raquette volante est impressionnante statistiquement parlant cette saison, mais les difficultés à attaquer le cercle ou à se créer un shoot persistent quand l'opposition offre un véritable challenge. Stephen Curry, Tony Parker et Mike Conley sont des beaux dauphins, mais Chris Paul est un requin très dangereux cette saison. La seule chose que l'on peut regretter c'est que Paul gâche ses meilleurs années avec des joueurs clairement au-dessous de son niveau et une direction plus intéressée par les retombées publicitaires de la poule aux œufs d'or Blake Griffin que d'avoir une opportunité certaine de jouer le titre... En effet, pour entretenir la tradition de la « loose », les Clippers auraient refusé à l'intersaison des discussions portant sur un échange LaMarcus Aldridge contre Blake Griffin. Quand on voit ce que donnait la paire Paul / West à la Nouvelle Orléans, ça laisse songeur...).
Après une longue hésitation avec Dwyane Wade, c'est James Harden qui est retenu comme le meilleur arrière du mois. Les Rockets sont presque aussi performants que le Heat après un mois de compétition mais Harden a le mérite d'être plus essentiel à son équipe que ne l'est Wade. C'est simple, Houston avance au rythme de James Harden, quand il met son costume de scoreur, l'équipe est inarrêtable.. Et Harden sort souvent le grand jeu avec déjà cinq matchs à plus de 30 points ! 23,6 points de moyenne ajoutés à 4,6 rebonds et 5,6 passes, ce sont les stats du barbu qui forme un duo détonant avec Dwight Howard. Même si les blessures lui ont fait manquer quelques matchs déjà, aucun arrière n'est aussi efficace tout en faisant gagner son équipe. Mention spéciale à Monta Ellis et ses 21,9 points par match et à Dwyane Wade qui n'y est pas pour rien dans le bon début de saison de Miami.
Les siens s'inclinent cette nuit face aux Blazers de LaMarcus Aldridge mais l'intéressé valide de nouveau une performance digne d'un MVP avec 43 points en 38 minutes. Paul George joue avec assurance et maîtrise en témoigne ses dernières sorties où il cumula 26,8 points à 51,4 % derrière l'arc, 5,2 rebonds, 4 rebonds et 3,2 steals. Durant ce premier mois de compétition, il a confirmé son statut de leader des Pacers et a démontré de gros progrès sur le plan offensif passant de 17,4 points à 23,8 points de moyenne sur un temps un peu moins conséquent que la saison passée ! Ceci s'explique par une meilleure adresse aux shoots (47 % contre 41,9 % la saison passée) et à 3 points (40,4 % contre 36,2 % la saison passée). Le jeune protégé de Frank Vogel n'a que 23 ans et les Pacers demeurent en tête de la conférence Est, le choix de Paul George s'imposait donc pour ce mois de novembre. Indiana concède 87,6 points à ses adversaires en moyenne et possède la meilleure défense de la ligue. Toutefois, les Pacers n'ont pas encore rencontré de grosses cylindrées depuis le début de saison et c'est notamment pour cette raison que nous sommes impatients d'entamer ce mois de décembre au cours duquel les coéquipiers de Paul George joueront San Antonio, Miami (x2), Oklahoma et Houston ! Une période chargée et d'autant plus intéressante pour les actuels leaders de la conférence Est. Son physique, ses qualités athlétiques demeurent exceptionnels mais ce ne sont pas les capacités que coach Vogel souhaite mettre en lumière lorsqu'il fait référence à George. Selon lui, son talent réside dans sa capacité à "driver", à être extrêmement exigeant envers lui-même et à se mettre en priorité au service de l'équipe. Un bel hommage pour ce jeune joueur qui totalise ses meilleures moyennes en carrière en attaque, au pourcentage d'adresse et aux interceptions... Sky is the limit !
La manière dont joue LaMarcus Aldridge cette saison, notamment avec une âme de leader que l'on ne lui connaissait pas, pousse certain à dire que le numéro 12 des Blazers est le meilleur power forward de la NBA. Si la question attend encore une réponse définitive, nous lui avons décerné le titre d' aillier fort du mois de novembre. D'abord des chiffres : 22, 5 points à 50% de réussite, 9,5 rebonds et 1 contre par rencontre en 37 minutes de jeu dans ses 17 matchs. Son équipe possède, à égalité avec San Antonio, le meilleur record à l'ouest avec 15 victoires pour 3 défaites (dont 2 contre les Suns). À 28 ans, et dans sa 7ème saison, LaMarcus, drafté par Chicago en seconde position en 2006, semble ne jamais avoir été aussi fort. Il joue avec maturité et détermination. Love shoote mieux à 3 points mais LaMarcus défend mieux et c'est là que se situe le vrai changement pour le natif de Dallas nous déclare Casey Oldall du Trailblazers.com. Aldridge joue dur et il a un impact extraordinaire sur les résultats de son équipe. La philosophie défensive du coach Terry Stotts semble aller comme un gant à notre ailier fort du mois. Les joueurs de l'Oregon abandonnent parfois l'accès au panier de leur opposant mais empêchent le shoot à trois points. Les Blazers sont l'équipe qui concède le moins de tir from downtown par rencontre avec 4,8 loin devant Philadelphie et ses 11,8 paniers à 3 points encaissés par rencontre. Dans cette défense très mobile, LaMarcus s'exprime admirablement grâce à sa vitesse et comble ainsi son déficit de force. Avec 1,2 steals par match, il n'a jamais autant volé de ballon que cette saison. Dans ce système, il n'a jamais aussi bien défendu.
A l'issue du premier mois de compétition, Roy Hibbert est bien parti pour remporter le défi individuel qu'il s'est fixé : le titre de défenseur de l'année. Ce faisant, il participe aussi pleinement au début de saison en boulet de canon de son équipe, puisque les Pacers trônent en haut des standings, avec 15 victoires et une défaite en novembre. L'objectif est clair : avoir l'avantage du terrain le plus tard possible en playoffs, pour éviter à nouveau le cauchemar d'une élimination au septième match sur le parquet adverse. Hibbert n'a pas la ligne statistique la plus clinquante chez les pivots : 11,8 points, 8,9 rebonds ne sont pas des chiffres qui le situent parmi les leaders dans ces catégories. En revanche, ses 3,8 contres de moyenne en font un intimidateur de premier plan dans les raquettes. D'ailleurs, Indiana limite ses adversaires à un pitoyable 47 % de réussite aux tirs à moins de deux mètres du cercle ! L'équipe est également la défense la plus imperméable de la ligue, avec seulement 85,7 points encaissés, et se place au sixième rang pour le nombre de rebonds par rencontre. Dans tous ces domaines, Hibbert joue un rôle prépondérant, et il suffit de le voir promener ses 218 centimètres sur le parquet pour comprendre l'impact qu'il a au sein d'un des tous meilleurs collectifs de la NBA. Mention spéciale à Dwight Howard : avec 17 points, 13 rebonds et 2 contres en moyenne par match, le joueur des Rockets a réussi son intégration au sein des Rockets, qui font désormais figure d'épouvantails dans la Conférence Ouest (12 victoires pour 5 défaites). Il peut laisser déblatérer sur son compte : son jeu parle pour lui.