Le scénario que beaucoup imaginaient après la draft 2024 a vécu. Pendant deux saisons, LeBron et Bronny James ont porté le même maillot, partageant même le parquet à plusieurs reprises. Mais l'histoire familiale entre les deux hommes chez les Lakers est désormais terminée.
LeBron James a annoncé le 30 juin qu'il poursuivrait sa carrière ailleurs en 2026-2027. Quelques semaines plus tard, le quadruple champion NBA s'est engagé avec les Philadelphia Sixers pour poursuivre une 24ème saison historique. Un changement qui devrait également être particulièrement suivi par les amateurs de NBA et de paris sportifs en Suisse, alors que la nouvelle saison s'annonce pleine d'incertitudes autour de la hiérarchie de la Conférence Ouest.
Bronny, lui, est resté à Los Angeles.
Et cette situation pourrait finalement représenter une opportunité bien plus importante qu'il n'y paraît.
Depuis son arrivée en NBA, Bronny James évolue dans un contexte particulièrement compliqué. Il n'est pas seulement le fils de l'un des plus grands joueurs de l'histoire : il porte également le poids des attentes qui accompagnent le nom James.
Ses deux premières saisons ont été modestes sur le plan statistique. En 2025-2026, il a disputé 42 rencontres et n'a joué que 8,9 minutes par match en moyenne, pour 2.9 points, 1.2 passe et 0.5 interception. Son temps de jeu est donc resté très limité.
Mais un élément a retenu l'attention : son tir à trois points a progressé de manière significative, passant de 28.1 % lors de sa première saison à 38.6 % lors de la deuxième.
Ce progrès est essentiel pour comprendre la manière dont les Lakers pourraient utiliser Bronny.
Car Los Angeles n'a pas forcément besoin de lui demander de devenir un meneur capable de créer constamment avec le ballon. Au contraire, son profil pourrait davantage correspondre à celui d'un arrière complémentaire, capable de défendre, de couper, de prendre des tirs ouverts et de jouer sans ballon autour de Luka Doncic et Austin Reaves.
C'est d'ailleurs la direction évoquée par Bronny lui-même cet été.
Le départ de LeBron modifie complètement la hiérarchie offensive des Lakers. La franchise est désormais entrée dans ce qui ressemble clairement à l'ère Luka Doncic, avec Austin Reaves appelé à conserver une place importante dans le backcourt.
Dans cette configuration, Bronny pourrait avoir un rôle bien défini : être un joueur complémentaire plutôt qu'un créateur principal.
Le jeune arrière a expliqué vouloir progresser dans le jeu sans ballon, être capable de sanctionner les défenses sur réception et devenir un deuxième porteur de balle lorsque Doncic ou Reaves ne sont pas disponibles.
Cette approche pourrait être particulièrement intéressante pour les Lakers.
Avec Doncic, les défenses vont régulièrement concentrer leur attention sur le porteur de balle. Pour les joueurs qui évoluent à ses côtés, savoir se démarquer, couper vers le panier et convertir les tirs ouverts est indispensable.
Bronny n'a donc pas nécessairement besoin de devenir un joueur capable de créer son propre tir à chaque possession. S'il devient fiable dans les espaces laissés par les défenses, tout en conservant ses qualités défensives, il peut trouver une vraie utilité.
C'est probablement la grande question de cette saison.
Le départ de LeBron ne signifie pas automatiquement que Bronny va recevoir 20 ou 25 minutes par rencontre. Les Lakers ne vont pas lui offrir une place dans la rotation simplement parce que son père n'est plus là.
La concurrence restera importante et le jeune James devra gagner ses minutes.
Mais la situation est différente de celle des deux dernières saisons. Bronny entre désormais dans sa troisième année NBA. Il connaît le fonctionnement de la franchise, le système de JJ Redick et les exigences du championnat.
Surtout, les Lakers savent déjà ce qu'il peut apporter défensivement. Ce qui lui manque encore, c'est une véritable capacité à peser offensivement de manière régulière.
Son tir extérieur pourrait être la clé.
S'il confirme son adresse à trois points de la saison passée sur un volume plus important, il donnera aux Lakers une raison concrète de l'utiliser davantage. S'il devient également capable de profiter des espaces, de couper efficacement et de faire circuler la balle rapidement, son profil deviendra beaucoup plus facile à intégrer dans la rotation.
À l'inverse, s'il reste trop limité avec le ballon et incapable de créer une menace offensive suffisamment importante, son temps de jeu risque de rester réduit.
Il y a aussi une dimension symbolique dans cette nouvelle saison.
Pendant deux ans, chaque apparition de Bronny avec les Lakers était automatiquement liée à LeBron. La moindre entrée sur le parquet, le moindre tir réussi ou la moindre séquence défensive étaient observés à travers le prisme de son père.
Cette fois, le contexte change.
LeBron n'est plus dans le vestiaire. Il n'est plus sur le banc. Il ne peut plus être utilisé comme référence permanente pour expliquer la présence de son fils.
Bronny va donc devoir construire sa propre identité NBA.
C'est probablement la meilleure chose qui puisse lui arriver à moyen terme.
Les Lakers semblent en tout cas continuer à croire en son potentiel. La franchise a garanti son contrat pour la saison 2026-27, pour environ 2.29 millions de dollars, après l'avoir sélectionné en 55ème position de la draft 2024.
Des informations rapportées cet été indiquent également que son avenir à Los Angeles n'est pas considéré comme automatiquement lié à celui de son père et qu'il reste apprécié au sein de l'organisation.
Autrement dit, le départ de LeBron n'est pas synonyme de départ de Bronny.
Cette troisième saison sera probablement beaucoup plus importante que les deux précédentes pour Bronny.
Il ne s'agit plus seulement de découvrir la NBA ou de progresser physiquement et techniquement. Il doit maintenant montrer qu'il peut devenir un joueur de rotation fiable.
La marche est encore haute.
Les Lakers peuvent lui donner une opportunité, mais ils ne peuvent pas se permettre de sacrifier leurs ambitions sportives. Si Bronny joue bien, son temps de jeu augmentera naturellement. S'il apporte peu offensivement, JJ Redick aura forcément tendance à privilégier d'autres options.
C'est précisément ce qui rend cette saison intéressante.
Bronny ne sera plus seulement le fils de LeBron James. Il devra être Bronny James, joueur des Lakers, avec des responsabilités et des attentes propres.
Paradoxalement, le départ de LeBron pourrait donc être positif pour la carrière de son fils.
Pendant deux ans, la comparaison et le lien familial ont été impossibles à éviter. Désormais, Bronny va pouvoir être évalué sur ses propres performances.
Les Lakers ont un projet autour de Luka Doncic, Austin Reaves et d'une nouvelle hiérarchie. Dans cette construction, un jeune arrière capable de défendre et de tirer à trois points peut avoir une place.
Tout dépendra donc de sa progression.
S'il transforme ses progrès estivaux en production réelle pendant la saison, il pourrait progressivement passer du rôle de joueur de bout de banc à celui de véritable membre de la rotation.
Et c'est probablement le véritable objectif de Bronny pour cette saison : pas forcément devenir une star, ni même un titulaire, mais simplement devenir un joueur sur lequel les Lakers peuvent compter.
Le départ de LeBron a fermé une page historique à Los Angeles. Pour Bronny, il pourrait au contraire être le début d'une nouvelle histoire.
Une histoire dans laquelle il ne sera plus seulement le fils de LeBron James, mais un joueur qui devra enfin se faire une place par lui-même en NBA.