LaMarcus Aldridge bien évidemment

LaMarcus Aldridge bien évidemment

ginobili_20 8/12/2013 à 10h55

  • Meneur - Jordan Crawford (Boston Celtics)

On prédisait aux Celtics une saison horrible pour pêcher un des gros poissons de la draft 2014. Au bout d'un mois de compétition, Boston est en tête de la division Atlantic devant les deux équipes catastrophiques de New York et Jersey... Sans véritable star, avec un coach débutant, les Celtics se sont trouvés une identité de jeu grâce à l'une des grosses surprises de ce début de saison : le changement radical du jeu de Jordan Crawford. Jadis arrière scoreur fan du drive kamikaze et des shoots pris à la va-vite (40,7% d'adresse en carrière), il opère actuellement à la mène et dissèque les défenses adverses avec brio, fort de son gabarit idéal pour un meneur (1,93m pour 89kilos) et de sa facilité à entrer au cœur des défenses. Avec une adresse de 45,7% sur la saison, il est l'un des meneurs titulaires les plus adroits et il reste en constante progression. Après un brillant 10/12 aux shoots contre la défense des Pacers le 22 novembre, il a été excellent cette semaine, menant les siens à un bilan de 3 victoires (dont deux duels remportés face à Irving et Lawson, deux excellents meneurs) pour une défaite. Sur cette période, voilà son apport : 35min 19 points, 5 rebonds, 7 passes,  8 steals, 1,8 bp avec une adresse de 48,2% aux shoots et 82,4% aux lancers-francs.

  • Arrière - Monta Ellis (Dallas Mavericks)

Excellente semaine pour le scoreur fou Monta Ellis. Il commence avec une défaite contre Minny durant laquelle il n'aura pourtant pas démérité. Il shoote à 60% pour marquer 26 points, il prend 6 rebonds et ajoute 6 passes décisives. Les matchs suivants sont plus heureux pour Monta puisqu'il enchaîne trois victoires de suite. Contre Charlotte, il compile 22 points, 5 rebonds et 5 assists. Face aux Pelicans, sa maladresse (38%) ne lui permet de ne scorer que 14 points mais il sait se montrer précieux en distribuant 10 caviars. Pour terminer, il retrouve son adresse cette nuit avec 22 points à 50% contre Portland, le buzzer beater en prime ! Dallas pointe à la sixième place de la conférence Ouest et la polyvalence de l'arrière n'y est pas pour rien. Monta sait faire passer le ballon lorsqu'il le faut tout en restant un scoreur efficace. Le parfait complément de Dirk Nowitzki en somme. Les deux joueurs ne se marchent pas sur les pieds et aucune des deux machines à points des Mavericks ne tirent à outrance. Mention spéciale à James Harden et Klay Thompson. Les deux joueurs ont fait un carton offensif cette semaine. Mais les défaites du Texan et le 2/10 du Californien (contre Houston justement) ne leur permettent pas de passer devant Monta Ellis cette fois.



  • Ailier - Luol Deng (Chicago Bulls)

Chicago a malheureusement perdu D-Rose pour la saison mais malgré cette triste nouvelle, les hommes de Thibodeau tenteront de se qualifier pour les playoffs au sein d'une conférence Est très accessible. L'exemple à suivre pour y parvenir est Luol Deng, absent cette nuit face à Detroit mais terriblement performant depuis maintenant plusieurs rencontres avec une moyenne de 27,8 points, 7 passes et 5,8 rebonds lors des quatre derniers matchs. Cette semaine Deng planta 37 points lors d'une défaite face à NOLA en triple prolongation et remporta son duel face à LeBron James en limitant le King à 21 points (41 %). Il s'est montré adroit derrière l'arc avec 46,7 % dans cet exercice alors que depuis le début de la saison, il est loin de briller dans ce domaine (26%). Difficile d'anticiper sereinement l'avenir de Deng à Chicago et ce même si les dirigeants expriment leur satisfaction au sujet de l'ailier britannique. La présence de Tony Snell et Jimmy Butler nous laisse à penser que les dirigeants rechercheront une solution plus économique. L'intéressé n'a pas signé de prolongation durant l'intersaison et il sera agent libre non restrictif la saison prochaine. Chicago se voit handicaper par le contrat d'un Derrick Rose dont l'état de santé laisse planer de nombreuses incertitudes.

  • Ailier fort - LaMarcus Aldridge (Portland Trailbalzers)

LaMarcus Aldridge a encore joué comme un MVP cette semaine. Il affiche d'abord des stats canons de 27 points à 55% de réussite, 10 rebonds et 3 assists en 4 matchs. Son équipe des Blazers a ensuite gagné quatre fois face à des adversaires de prestige comme OKC ou Indiana et possède le meilleur pourcentage de victoire à l'ouest. Bien souvent, le titre de MVP va au meilleur joueur de la meilleure formation. On vous affirme que... " si de la fumée rentrait dans toutes les salles de la NBA provocant prématurément la fin de la saison"... on verrait bien LMA brandir le Trophée Maurice Podoloff. De quoi rejoindre Bill Walton, seul Blazer à avoir reçu cette récompense en 1977. En 2005, Nash avait ainsi grillé Kobe. Sir Charles avait fait de même avec MJ en 1993. Plus proche de nous, Rose a été élu MVP en 2011 aux dépens de LeBron jmelapète James. Quoi qu'il en soit, LaMarcus est ENORME ces derniers temps. Karl Malone, présent vendredi lors de la déculottée qu'est venu prendre le Jazz au Moda Center a dû apprécier la prestation du power-forward de Portland. Malone ... cher lecteur... cela me fait penser à quelque chose ... en 1997.. alors que Jordan survolait le jeu... quelle récompense individuelle avait-il remporté ?

  • Pivot - Andre Drummond (Detroit Pistons)

Si les équipes de la Conférence Est se signalent par leur médiocrité, mis à part les locomotives d'Indiana et Miami, il est tout de même des joueurs qui émergent dans le marasme ambiant. C'est le cas d'Andre Drummond, le pivot des Detroit Pistons. Drafté en 2012 à la neuvième position après un an à la fac de Connecticut, il a connu une année rookie difficile, entre apprentissage du jeu pro et blessures (8 points et 8 rebonds de moyenne). Mais le staff de Detroit est patient. Après tout, les big men, on le sait, mettent toujours davantage de temps à s'adapter à la NBA. Une donnée illustre ce phénomène : pour trouver un pivot été élu rookie de l'année, il faut remonter à 1992 et l'arrivée dans la ligue de Shaq O'Neal. Alors, s'il confirme sa bonne forme actuelle, Drummond se montrera plutôt en avance sur le calendrier, même si sa nullité aux lancer francs (37 % de réussite!) reste encore un gros point faible. Cette année, à l'image de son équipe, il a alterné le bon et le moins bon pendant un mois, avant de passer la démultipliée cette semaine. Drummond a ainsi montré, en signant une série de performances de très haut niveau, un aperçu du pivot dominant qu'il pourrait devenir dans les années à venir. En quatre rencontres face à des concurrents de l'Est (Philly, Miami, Milwaukee et Chicago), le natif de Mount Vernon, dans l'Etat de New York a enregistré des moyennes de 18,25 points à 60% aux tirs, 17,5 rebonds, 2,5 interceptions et 2 contres. Surtout, les Pistons n'ont pas connu la défaite et équilibrent leur bilan à 10-10. Ils ont pu compter sur leur frontcourt particulièrement athlétique, associant Drummond avec Greg Monroe et Josh Smith. De leur rendement dépend beaucoup les espoirs de la franchise du Michigan de retrouver les playoffs. Quant à Drummond, comme le soulignait récemment la presse de Detroit, il ne lui manquera bientôt qu'une chose pour faire partie des grands de la ligue : un surnom.