Stats : 15,5 points, 7,5 rebonds et 1,3 passe en 30,1 minutes
Révélé aux yeux des européens lors de l’Eurobasket 2017, Lauri Markkanen n’a pas mis longtemps à s’adapter à l’atmosphère de l’Illinois pour se révéler comme une véritable satisfaction auprès des fans des Bulls. Il a été le premier rookie de l’histoire de la NBA à rentrer 10 tirs primés lors de ses trois premiers matches. Plus qu’un simple shooter, il est présent au rebond et possède une bonne finition près du panier. Il a été le leader de l’attaque des Bulls avant le retour de Nikola Mirotic. Il lui manque encore de la précision derrière l’arc (34%) pour quelqu’un référencé comme shooteur, et il est même a seulement 25% sur les tirs à trois points ouverts (premier défenseur à plus d’un mètre). Malheureusement pour lui, la saison va être longue puisqu’il joue dans une équipe qui joue la tanking. C’est d’ailleurs un des critères qui ne peuvent le mettre plus haut dans ce classement, lui qui évolue dans un contexte compliqué à Chicago, mais qui va au moins le permettre de se développer en jouant pas mal de minutes alors qu’il a déjà un meilleur niveau que ce que l’on attendait de lui à ce moment de la saison.
Stats : 16,7 points, 6,3 rebonds et 1,9 passes en 31,5 minutes
Meilleur scoreur des Lakers, Kyme Kuzma possède une palette offensive assez impressionnante pour un 27ème choix de draft. Plus de 45% au tir, dont 40% à trois points et un hook shot efficace, il pose beaucoup de problèmes à ses adversaires directs. Poste 4 qui se bat beaucoup au rebond, il pâtit lui aussi des résultats très mauvais de son équipe pour pouvoir prétendre à une place plus haute dans le classement. Un autre problème est que, lorsqu’il n’est pas en réussite au tir, il n’arrive pas à compenser dans les autres secteurs du jeu, notamment en défense.
Stats : 13,9 points, 5,5 rebonds, 1,3 passes en 31 minutes
La sérénité et les bons choix que propose Jayson Tatum sur chaque attaque sont clairement les signes d’un jeune homme qui en a beaucoup dans la tête. Du haut de ses 19 ans, le jeune celtic fait bien mieux que ce qu’on attendait de lui dans la difficile tâche qui est de combler l’absence de Gordon Hayward en attaque et en défense. Le plus surprenant est surtout sa réussite aux tirs de loin avec plus de 45% de réussite dans le domaine. Et contrairement aux deux premiers cités, il évolue dans une équipe qui est peut-être la mieux armée pour battre les Cavs en playoffs. La seule ombre au tableau est probablement son manque de finition, mais il a surtout besoin de temps pour améliorer son physique afin de ne pas céder trop facilement après le contact pour s’améliorer dans le domaine.
Stats : 18,8 points, 3,4 rebonds, 3,4 passes en 31,4 minutes
Donovan Mitchell avait très bien démarré sa première saison en NBA. Mais depuis le mois de décembre, il est devenu tout simplement inarrêtable. Le scoreur du Jazz arrive tout simplement à porter son équipe lorsqu’elle n’a pas Rudy Gobert pour protéger l’arceau de l’autre côté du terrain. Avec une bonne efficacité au shoot, Mitchell n’a absolument peur de rien et est capable de fournir quelques highlights au dunk. Pourtant il ne s’enflamme pas, fait souvent les bons choix en attaque et sait défendre dur. Il doit encore apprendre à être plus régulier mais c’est ce qui arrive quand on est meilleur marqueur d’une franchise dès sa première année. Malheureusement, les blessures du Jazz ont fait que l’équipe a probablement lâché le wagon des playoffs. Mais vu le niveau de jeu affiché par Mitchell, il aurait pu obtenir le trophée de rookie de l’année dans bien d’autres cuvées.
Stats : 16,9 points, 8,2 rebonds, 7,3 passes en 35,3 minutes
Malheureusement pour Donovan Mitchell, cette année il est confronté à un incroyable talent. Bien des paramètres auraient pu faire pour que Ben Simmons n’y arrivent pas cette saison. Entre la hype autour de l’équipe, la pression de se battre pour les playoffs, l’importance de Joel Embiid ou encore la concurrence avec Markelle Fultz, mais non, tout ça Simmons l’a très vite apprivoisé et a fait du 15-5-5 une performance banale. Reste à voir comment il pourra gérer le retour de Fultz à la mène des Sixers mais peu de gens s‘en font pour lui et vu le niveau affiché par Simmons ça se comprend. Il est très bon dans ces drives vers le panier, en finition, à la passe pour trouver le joueur démarqué avec, en prime, une entente parfaite avec la star de l’équipe Joel Embiid. C’est simple, Ben Simmons a un vrai potentiel de MVP pour l'avenir. Il lui reste cependant deux choses à corriger. La première est son shoot extérieur qui permet aux défenses d’anticiper (aucun tir à trois points rentrés cette saison). On a même vu Gregg Popovich tenter le hack-a-Simmons lors de la venue des Spurs à Philadelphie. Entre autres, Simmons a une parfaite gestion du temps lors de la rencontre mais elle se dégrade assez vite lorsque le quatrième quart-temps est serré. Mais quand on voit le niveau que propose Simmons avec ces deux défauts, on ne peut qu’être impatient de le voir lorsqu’il aura travaillé sur ces aspects.
Dennis Smith Jr. (14,3 points, 3,9 rebonds et 4,5 passes) a été beaucoup mis sous le feu des projecteurs lorsque LeBron James a dit qu’il aurait dû être un membre des Knicks, mais il a su rester concentré sur son jeu. Il est titulaire à chaque rencontre des Mavs mais ne joue que 28 minutes par match dans une équipe qui regarde malheureusement vers le bas du classement. Il shoote à un correct 33% à trois points et sort régulièrement des actions venues d’ailleurs. Bref, on ne s’ennuie pas avec Dennis Smith Jr.
Lonzo Ball (10,2 points, 7,1 rebonds et 7,1 passes) doit traverser au quotidien un contexte difficile à gérer pour un jeune de 20 ans avec les histoires qui n’en finissent plus autour de son père. Pourtant, l’ainé des trois frères gère très bien cette situation. Avec un shoot clairement déficient pour l’instant, il se contente de régaler à la passe et est déjà un meneur prenant beaucoup de rebonds. Un gros problème est aussi qu’il joue pour une équipe des Lakers qui n’ont pas des résultats et un jeu satisfaisants.
John Collins (10,6 points, 6,8 rebonds et 1,1 contre) est un joueur qui exploite chaque minute passée sur le terrain. Il apporte ainsi toute son énergie dans la peinture des Hawks avec notamment un joli 58,5% au tir. Il a encore des lacunes à l’extérieur ce qui est de plus en plus important pour les intérieurs de nos jours, mais il a le temps pour travailler cela et en atendant il compense parfaitement dans les autres compartiments du jeu.
Jordan Bell a réussi la tâche très difficile de se mettre en évidence dans un effectif des Warriors déjà très complet. Ses dunks et ses contres ont déjà fait quelques fois le tour d’internet alors que sa plus grande force est probablement le fait qu’il apporte exactement ce que demande Steve Kerr lorsque qu’il le fait rentrer. Un coéquiper parfait dans une équipe qui n’en avait probablement même pas besoin.