Frustré, insatisfait, impatient voici plusieurs descriptifs de l'état d'esprit de Motiejunas à l'heure actuelle qui a vraiment mis du temps à accepter la situation à laquelle il est confrontée. Un contexte auquel il n'est pas habitué :
"Je ne sais pas si je suis en mesure de décrire mon ressenti. Je ne pense pas que je puisse en parler aux gens, que je puisse leur faire ressentir ça s'ils n'ont jamais été dans cette situation. Si vous n'avez jamais été confronté à ça dans votre profession c'est très compliqué à décrire. Logiquement, mentalement, vous devez juste venir chaque jour et travailler pour vous-même. C'est la chose la plus importante. Venir chaque jour avec le même état d'esprit, faire tout votre possible pour devenir meilleur. Lorsque votre numéro est appelé vous devez être prêt."
Les rumeurs concernant un éventuel transfert du jeune intérieur lituanien ont été reprise par la presse sans pour autant perturber l'intéressé. A l'heure actuelle sa seule préoccupation est de jouer et son temps de jeu s'est avèré plus important lors les deux derniers mois en raison notamment de la blessure d'Omer Asik. Depuis, le pivot turc est revenu mais Motiejunas est maintenu dans la rotation. McHale utilise Motiejunas dans un configuration défensive, c'est d'ailleurs lui qui convertit les derniers lancers-francs face aux Suns le 23 février dernier. Malgré cette insatisfaction, Motiejunas pense concrètement que McHale a confiance en lui :
"Ceci a démontré (le fait qu'il termine la rencontre face aux Suns) que le coach a confiance en moi. Il croit en moi. Il sait que je peux prendre la bonne décision lorsqu'il faudra la prendre. C'est plus difficile lorsque vous travaillez dur et qu'on ne fait pas attention à vous. C'est arrivé une bonne partie de la saison. Presque une demi-saison. J'ai saisi ma chance. Peu importe ce qu'il arrive, je vais essayer de ne pas la gâcher. Je ne veux pas leur donner la moindre raison de pouvoir me critiquer. Si je cesse de travailler ils pourront dire 'oh il a laissé tomber, il est faible mentalement.'"
Donc le jeune joueur travaille sans arrêt et démontre tout l'inverse. McHale revient sur la situation de son joueur tout en précisant que la NBA n'est pas le monde des bisounours :
"Si vous vous accrochez, les choses iront dans votre sens. Le problème avec ces gars c'est qu'à chaque jour de leur vie, quelqu'un leur a dit à quel point il était bon. Alors quand vient l'adversité... Ils se disent "mais qu'est-ce que c'est que ça ?!" ça s'apelle la NBA. Ce n'est pas toujours parfait, ce n'est pas toujours agréable. Parfois, lorsque vous n'avez que 20 ans, il faut savoir prendre son temps. Il faut travailler dur. Maintenant, il en récolte les bénéfices."